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 Yuxia ♣ my characters

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MessageSujet: Yuxia ♣ my characters   Mer 6 Oct - 22:45

Yuxia ♣ my characters











Akiwa ;

• Kim Hyun Seong feat Jang Geun Seok •
• Choo Hyu Ming feat Lee Jong Hyun •




Gossip World ;

• Jasmine Mary Nathanson feat Dianna Agron •




It's 'cause je t'aime ;

• Kaithleen Van Der Waals feat Willa Holland •




Liar Liar ;

• Kang Mee Joo feat Han Hyo Joo •
• Kuro Tatsuya feat Sato Takeru •
• Uhm Dong Woo feat T.O.P {Big Bang} •




Revival Rock ;

• Brooklyn Mayleen Salinger feat Nina Dobrev •




Sell Your Soul ;

• Eihleen Annah Yoon feat Lee Ji Ah •
• Taryn Leigh Sanders feat Jessica Stam •




Shin'Ya ;

• Keisuke Kazama | Kalyan feat Kamenashi Kazuya •




Soulmate ;

• Nam Young Rim feat Yoshitaka Yuriko •
• Kwon Iris feat Nana {After School} •


Dernière édition par Yuxia le Jeu 7 Oct - 21:02, édité 15 fois
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MessageSujet: Re: Yuxia ♣ my characters   Jeu 7 Oct - 15:19

Kim Hyun Seong

from akiwa



Informations

featuring : Jang Geun Seok

Âge : 19 ans ;
Nationalité : Coréen ;
Rang de sang : Sang-Pur (Issu d'une grande ligné de sorcier) ;
Famille : Un frère ainé et deux petites sœurs ;
Année d'étude : 5ème année à l'école de magie AKIWA ;
Maison : Ineo ;
Particularité : Legilimen ;
Animal de compagnie : Une belette blanche ;
Activité extra-scolaire : Poursuiveur dans l'équipe d'Ineo
Rêve : devenir joueur de Quidditch professionnel - et en froid avec ses parents à ce propos
Baguette : BOIS De Saule. MESURE 30,5 CM ET CONTIENT un cheveux de vélane ;
Quelques traits de caractères : ○ Froid ○ Intelligent ○ Rusé ○ Sarcastique ○ Pragmatique ;


Son histoire

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MessageSujet: Re: Yuxia ♣ my characters   Jeu 7 Oct - 15:28

Choo Hyu Ming

from akiwa



Informations

©Mary

featuring : Lee Jong Hyeon [C.N.Blue]

Âge : 18 ans ;
Nationalité : Coréen ;
Rang de sang : Sang-Pur ;
Famille : fils unique ;
Année d'étude : 4ème année à l'école de magie AKIWA ;
Maison : Yongwang;
Particularité : Métamorphomage ;
Animal de compagnie : Un lapin bélier noir ;
Activité extra-scolaire : Perturbateur et farceur presque professionnel ;
Rêve : faire le tour du monde à dos d'hippogriffe
Baguette : En bois de séquoia. Elle mesure 26,5 cm et contient un poil de licorne.
Quelques traits de caractères : • étourdis • joueur • irréfléchis • lunatique • amusant • courageux • fidèle • fonceur • aventurier • bavard • extraverti • enfantin ;


Son histoire

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Dernière édition par Yuxia le Jeu 7 Oct - 15:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Yuxia ♣ my characters   Jeu 7 Oct - 15:43

Nathanson Jasmine Mary

from gossip world


img©Psychozee

Informations

©baby doll

featuring : Dianna Agron

Âge : 19 ans ;
Nationalité : Américaine ;
Situation : Élite (jeunesse dorée de NY) ;
Famille : Deux frères aînés ;
Études : Étudiante en littérature Anglaise ;
Situation amoureuse : En couple ;
Particularité : Enceinte - d'un autre que son petit ami - ;
Surnom par GG : Perfect Doll ;
Quelques caractéristiques : Populaire ○ Impatiente ○ Étourdie ○ Amusante ;


Son histoire

Perfect Family. Perfect Hair. Perfect clothes. Perfect Face. Perfect Girl. Perfect Boy Friend. But, prefect life ?

Tout le monde s’imagine que ma vie est la perfection incarné. Je suis née dans une famille riche, aimante, un peu strique mais ce n’est qu’un défaut pour la rendre encore plus parfaite. Dernière de trois enfants, mes deux frères ainés sont des exemples de réussite aussi bien scolaire que sociale ou encore amoureuse, pas une seule ombre sur leur tableau. Et moi, petite dernière et seule fille de la famille Nathanson, je ne suis que la perfection parmi la perfection, plus parfaite encore qu’avait put l’espérer mes parents. Bonnes notes, excellentes même, mon entré à l’université était une formalité et ce n’est pas moi qui me battrait pour rentrer dans une mais elles qui se battraient pour m’avoir… Belle, ravissante, éblouissante, je suis la fierté de ma famille, pouvant faire du mannequinat si je le souhaite, beaucoup de fille me jalouse mon corps fin et bien fait, mon visage vierge de toutes imperfections, mes long cheveux blond toujours brillant. Un petit ami parfait pour compléter le tout. Adoré par mes parents, enviée par toutes les filles et qui m’aime en plus. Je suis celle qu’on déteste, de celle qu’on adore, qu’on admire. Alors, ma vie n’est-elle pas parfaite ?

Mais la perfection n’existe pas, ce que l’on ne dit pas sous tous ces sourires enjôleurs et ces apparences sans défauts, c’est la pression qu’il y a derrière. Croyez-vous vraiment que je ne dois pas faire d’effort démesurée pour me maintenir première de ma classe tout en étant la plus jolie et la meilleure des petites amies sans compter les heures de bénévolats que je dois faire pour « parfaire » d’avantage ma réputation. Quand on voit tout ça de l’extérieur, ça semble si facile pour moi et pourtant c’est un combat quotidien. Un combat que j’ai récemment tout simplement perdu.

Comment cela pu arrivé alors que toute ma vie on m’a appris à garder le contrôle ? Comment ais-je pu être faible ? Parce que je ne suis pas parfaite ! Je ne suis qu’humaine.

Je ne suis qu’humaine.


« Jas’ ! »

Je me retourne. Autour de moi les couloirs de l’université se remplissent petit à petit alors que l’heure du repas est dépassée depuis une dizaine de minutes. Arrive à ma hauteur une de mes plus vieilles amies, notre rencontre doit facilement remonter à notre sixième, mais nous n’avons jamais réussit à nous séparer l’une de l’autre. Elle me lance un regard inquiet avant de me questionner sur ma santé, prétextant ma « petite mine ». Je veux lui répondre que tout va bien, qu’il n’y a pas à s’inquiéter pour moi qu’un haut le cœur m’en empêche. Sans un mot de plus je me dirige en courant vers les toilettes des filles où je m’enferme dans la première cabine libre.

Cela fait deux matins consécutifs que je ne garde rien, et sans que j’ai à me faire vomir – bien que cela puisse m’arriver de temps en temps – je m’assois sur la cuvette des toilettes rabaissées, réfléchissant, comptant les jours de mon sicle menstruelle. Non, ça ne peut pas être ça, c’est impossible ! Je recompte une deuxième fois. Mes règles auraient du tomber la semaine dernière, voir cette semaine au pire et pourtant rien. Une vague de stresse me submerge. Je me répète que c’est impossible mais je ne me crois même plus. Tétanisée je sors de la cabine et passe devant mon amie sans dire un mot avant de quitter à grand pas l’université. La seule chose que je doive faire c’est trouver un test de grossesse. Je ne peux me permettre de l’acheter dans la pharmacie la plus proche, que se passerait-il si on me voyait ? Si mes parents l’apprenaient ? Et mon petit-amie… Surtout quand il saura qu’il y a une chance sur deux que ce ne soit pas lui le père… Au fond c’est ça qui me fait le plus peur. Ce n’est peut-être pas mon petit ami le père mais ce garçon qui m’a fait flancher. Ce garçon qui a vu en moi la fille imparfaite que je suis et qui l’a acceptée. Ce garçon avec qui j’ai fait une énorme erreur que je payais peut-être aujourd’hui.

Je ne savais pas où aller. Quelle pharmacie ? Je finis par me retrouver dans le métro, puis dans un quartier que je ne connaissais pas et que de toute manière je n’aurais jamais voulu connaitre. C’était gris, froid, laid et surtout effrayant. Mais au moins personne ici ne me connaitrait.

J’entre dans la première vitrine avec une croix verte, ça ressemble à une pharmacie… ou à un repère de drogué, au choix. Je trouve facile ce que j’ai besoin, ici ça doit se vendre comme des petits pains, je paye en cash, histoire de ne pas laisser de trace, et je file vite en dehors. Je me croyais pratiquement sorti d’affaire quand je percutais une personne.

« Jasmine ? »

Mon dieu, qui pouvait me connaitre ici ? J’ai peur de lever la tête pour savoir la réponse, mais la voix me mis sur la voie. C’était ce garçon en question. Je savais qu’il ne faisait pas parti du même monde que mes amis et moi mais de là à vivre « ici »… Je l’aperçois froncer les sourcils en regardant le sac que j’ai dans ma main, j’essaye de le cacher mais il me l’a déjà pris. Mes tentatives pour le récupérer et l’empêcher de voir à l’intérieur se révèle rapidement vaine… Son regard est d’abord surpris, puis passe de la boite contenant le test à moi pour retourner sur la boite avant de se reposer sur moi. Je lis sur ses lèvres un « moi ?» murmuré. Je lui arrache la boite des mains avant de lui répondre.

« Je n’en sais rien, je n’ai fais le test encore. »

Mais alors que je voulais partir, retourner chez moi, me morfondre dans ma chambre avant de faire ce test, le garçon me prend par le bras et m’entraine dans une rue sombre, je tente de protester mais en voyant les autres personnes autours de moi, je me dis qu’elle n’avait rien de rassurante et quitte à être avec quelqu’un je préférais être avec lui. Il me vit entrer dans un appartement ridiculement petit avant de m’emmener vers les toilettes.

« Tu veux que je fasse le test ici ? »

Devant mon regard horrifié, il leva les yeux au ciel en m’assurant que c’était propre. Il rajouta qu’il voulait connaitre le résultat puisqu’il se pouvait qu’il soit le père et qu’il savait parfaitement que s’il me laissait rentrer chez moi il ne le saurait jamais. Il n’avait pas tord. Il me fit entrer dans les toilettes et referma la porte pour me laisser de « l’intimité ». Ca pour être intime, c’était intime. Même pas la place d’étendre les jambes. Bon tant pis, de toute façon il fallait bien le faire ce test. Et puis il allait être négatif, j’en étais sûre.

Quelques minutes plus tard, je réussis à faire pipi sur le test, je me rhabillais en attendant les deux minutes qui me séparaient de la réponse… Je sortis des toilettes et donnais le test au garçon sans même le regarder.

« Une croix ça veut dire quoi ? »

Mon cœur battait à la chamade quand je repris la boite pour en voir la légende. Je relis dix fois pour en être sûr avant de murmurer d’une voix étranglée.

« Positif »

Je pris mon sac et fila le plus vite possible. J’entendis derrière moi le garçon qui tentait de me rattraper mais je disparus rapidement de son champ de vision, courant le plus vite que je pouvais vers le métro qui me ramènerait chez moi. Cela ne pouvait pas être possible, j’étais en train de faire un cauchemar, je ne pouvais pas être enceinte. Moi, Jasmine Mary Nathanson, celle qu’on juge parfaite, ne pouvait pas être enceinte, point final à la ligne.


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MessageSujet: Re: Yuxia ♣ my characters   Jeu 7 Oct - 16:08

Van Der Waals Kaithleen Alyson

from it's 'cause je t'aime


©Cyrine

Informations

©Cyrine

featuring : Willa Holland

Âge : 23 ans ;
Nationalité : Britannique ;
Famille : une mère alcoolique et un père violent - à fuguée à 15 ans ;
Études : Étudiante en psychologie humaine ;
Situation amoureuse : Relation libre ;
Particularité : Bisexuelle ;
Activité extra-scolaire : Serveuse dans un café ;
Rêve : Rentrer dans la police en tant qu'experte en psychologie humaine ;
Quelques traits de caractères : à venir ;


Son histoire

« Après trente ans passés à étudier la psychologie féminine, je n'ai toujours pas trouvé de réponse à la grande question : Que veulent-elles au juste ? » [Sigmund Freud]

- Vous avez une semaine pour me faire une dissertation complète sur cette citation de Sigmund Freud. Vous pouvez disposer.

Au mot du professeur, l’amphithéâtre se réveilla. Une grande salle aurait pu suffire pour contenir le peu d’étudiant inscrit en cinquième année de psychologie, une cinquantaine tout au plus, mais le rectorat préférait nous voir occuper cette salle de 300 sièges pour pouvoir accueillir les visiteurs potentiels. Il fallait dire que nous comptions parmi nos professeurs les plus côté du pays.

Contrairement à mes camarades qui semblait heureux de pouvoir quitter le lieu pour enfin prendre leur pause déjeuners après une mâtiné commencé aux aurores, j’attendis calmement à ma place que le flot de personne disparaisse pour aller discuter avec mon professeur.

- Miss Van Der Waals, que puis-je pour vous ?

Le professeur Adams faisait partis de mes préférés. Il devait à peine friser la quarantaine et sous ses cheveux grisonnant lui tombant devant les yeux, se cachait un regard à la fois rieur et profond. Il m’accueillit avec un sourire non dissimulé faisant apparaitre ses adorables pommettes.

J’arrivais plutôt bien à cerner les gens qui m’entouraient. Un seul regard suffisait en général. Et même si l’homme employait de préférence un ton ironique et sarcastique en vue du flot de questions qu’il s’attendait à ce que je lui pose, au fond, je savais être une élève qu’il appréciait. Beaucoup aurait été exacerbé par mes questions toujours pointilleuses, certaines mauvaises langues se feraient une joie de dire que « je cherche la petite bête », ou par mes remarques toujours justes mais qui allaient souvent contre leurs propos. J’étais d’avantage partisante des débats que de simplement noter les paroles de mes professeurs en les apprenants comme paroles d’évangiles. Je ne laisse personne penser à ma place.

Après avoir obtenus les réponses à mes questions et parlementer un peu sur le côté macho de Freud, je pris congé du professeur Adams pour me rendre à la bibliothèque. Comme à ma salle habitude, je sautais le repas du midi. Les seules exceptions à cette règle qu’un nutritionniste m’aurait de suite ordonné d’arrêté, étaient les repas avec des amis ou des amants. Mais encore là, je mangeais vraiment très peu. A la limite de l’anorexie ne cessait de me répéter Noah. Je lui certifiais que ce n’était pas le cas, mais peut-être n’avait-il pas si tord…

A trois heures de l’après-midi, mon portable vibra dans la poche de mon jean. Un message de Noah me demandant de le rejoindre dans une heure dans notre petit café fétiche. C’était notre rituel du mardi. Il aimait ce genre de petites habitudes et si au début ça m’avait semblé mignon, je commençais à m’en lasser. J’étais d’avantage partisante du spontané et des surprises et m’enfermer dans une routine à même pas 23 ans commençait à ne plus être à mon goût. Heureusement que Noah était craquant parce que sinon cela ferait longtemps que j’aurais arrêtée cette relation.

Une heure et quart plus tard, j’arrivais devant le café en question, un endroit calme et assez cosy. Londres était une ville que j’appréciais beaucoup pour sa variété de lieux qu’elle offrait. Etant arrivé dans cette ville à mes 15 ans, je n’en étais plus jamais sorti, comme hypnotisée par la majestueuse capitale Britannique.

J’étais repassé à mon appartement pour me rafraichir un peu. En entrant, j’aperçu mon reflet dans la vitre, mes cheveux blond tombait délicatement en cascade bouclée sur mes épaules, leur reflet couleur perle brillant au soleil faisait ressortir à merveille mes yeux d’un bleu proche du turquoise. Je souris à mon reflet avant d’entrer et d’apercevoir Noah.

Cela faisait cinq mois que nous étions ensemble, bien que notre relation ne soit pas exclusive. C’était un point auquel je tenais particulièrement, lui l’avait plutôt accepté à contre cœur. Mais j’aimais plus que tout cette liberté, pouvoir rencontrer d’autres personnes sans penser qu’on a un petit ami qui nous attend quelque part. J’avais les choses au clair dès les premiers jours de notre relation.

Alors que je commandais un café noir sans sucre, Noah me proposait une soirée le soir même organisé par un de ses amis de la fac.

- Ce soir je ne peux pas, je sors avec Cas’.

Le regard du garçon s’assombri dès que je prononçais le nom de Cassie. Cassie était en quelque sorte ma « conquête » du moment. Je l’avais rencontré quelques semaines et le courant entre nous deux était si bien passé que les choses s’étaient entrainés à une vitesse folle. Noah était bien sûr au courant de ma relation avec la jeune femme mais s’étant rencontré une fois les deux ne se supportaient pas.

Depuis mon plus jeune âge je suis aussi bien attirée par les hommes que par les femmes. Je n’ais jamais réussit à choisir lequel des deux sexes je préférais, alors habituellement je fréquentais aussi bien l’un que l’autre. Mais il était vrai que Noah était le seul homme avec qui j’entretenais une véritable relation alors que j’en avais déjà eut une ou deux avec des femmes.

Je changeais de suite de conversation, sachant très bien que si on commençait à parler de Cassie, cela finirait en dispute. Les disputes on en avait souvent ces derniers temps… Et avec nos deux forts caractères, les mots devenaient vite blessants. Je n’étais vraiment pas du genre à me laisser marcher sur les pieds, je refusais que quelqu’un me dites ce que j’avais à faire ou même me le suggère. Je refusais catégoriquement toute autorité. Si je me psychanalysais moi-même, je dirais que cela certainement beaucoup à voir avec mon enfance trouble. En effet, entre un père violent et une mère alcoolique, je n’avais pas eut le meilleur environnement pour une enfant. C’était des blessures profondes que je dissimulais au fond de moi et dont je refusais de parler à qui que ce soit… Si une tiers personne m’avait confiée cela, je lui aurais immédiatement conseillé de consulté un psychologue pour en parler en toute bonne étudiante en psychologie. Mais il est bien connu que comme le cordonnier qui est le plus mal chaussé, je n’étais pas prête à suivre mes propres conseils.

Noah me pardonna de ne pas l’accompagner le soir même lorsque je lui promis de lui consacrer le week-end entier et c’est sur cette note positive de projet ensemble que nous nous quittions. 18h à ma montre, je décidais de rentrer de nouveau chez moi et de me faire couler un bain aux huiles essentielles dans lequel je m’endormirais certainement en rêvant à ce qu’aller être ma soirée en compagnie de la jeune femme qui occupait mon esprit depuis quelques jours maintenant…



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MessageSujet: Re: Yuxia ♣ my characters   Jeu 7 Oct - 16:24

Kang Mee Joo

from Liar Liar




Informations


featuring : Han Hyo Joo

Âge : 18 ans ;
Nationalité : Coréenne ;
Situation : Élite (jeunesse dorée de Séoul) ;
Famille : Un petit frère ;
Études : Dernière année de lycée ;
Situation amoureuse : Célibataire ;
Particularité : Vient de retrouver la mémoire après deux ans dans le noir ;
Surnom par GG : Queen MJ ; MJ ;
Quelques caractéristiques : Amusante ○ Enjouée ○ Mystérieuse ○ Extravertie ○ Méfiante ○ Téméraire ○ Autoritaire ○ Fétarde ;


Son histoire


    « Devil in me »


Je suis née et ait toujours vécu dans quartiers huppé de Séoul. On a souvent envié ma vie, allant jusqu’à faire de moi une « Reine », cependant peu savent vraiment de quoi elle retourne. Ils ne voient que les paillettes, l’argent, la popularité, les soirées, le pouvoir, alors qu’il y a aussi ma famille déchirée, la drogue, les dépressions, les disputes, les faux-amis, les trahisons, les soirées qui finissent mal… J’aurais peut-être dut le leur dire avant d’être affublée du surnom de « Queen » que ma vie avait surement plus de mauvais côtés de que de bon … Mais j’aime qu’on me regarde, que l’on prête attention à moi… « Love me or hate me, but don’t ignore me ! ». C’est surement ce besoin d’être contemplé qui à fait de moi ce que je suis.

Ma vie commença sur une note heureuse, du moins c’est ce qu’il me semble, je n’en ai qu’un souvenir assez vague, agréable, mais très vague. C’était l’époque où mon père était toujours en vie, une période où le quotidien était calme, enviable, parfait. J’étais aimée, chouchoutée, choyée. La naissance de mon petit frère apporta un nouveau moment de bonheur dans ma famille unie, mais cette même année sonna notre décadence. Ce fut à peine quelques semaines après la sorti de l’hôpital de Chul Hei, le téléphone sonna d’une manière inquiétante. Je me souviens assez bien de ce jour. Cette sonnerie stridente que j’avais pourtant entendu assez souvent ce son mais cette fois là mon cœur se serra et une boule se noua dans mon ventre, je ne compris pas pourquoi jusqu’à croiser le regard de ma mère. Je sus. Elle n’eut pas un mot à dire. D’ailleurs elle ne dit rien. Elle se contenta de me regarder d’un air triste, avait-elle comprit que je le sentais ? Ou n’arrivait-elle tout simplement pas à le dire. Dire que mon père n’était plus, dire qu’il ne rentrerait plus jamais à la maison, dire que son mari était mort… Elle passa devant moi, caressant ma tête d’enfant d’un geste de la main avant d’aller chercher Chul Hei dans sa chambre. Ce fut le dernier geste affectueux qu’elle eut envers moi.

Après ce coup de téléphone, les choses s’enchaînèrent rapidement, trop rapidement pour la petite fille que j’étais. Il y eut d’abord l’enterrement, puis ma mère décida de déménager, d’abandonner la maison familiale où nous vivions pour prendre un luxueux appartement au centre de la ville de Séoul. Car oui, ma mère venait belle et bien d’hériter d’une somme d’argent considérable, tout comme Chul Hei et moi – bien que nous ne pourrions en profiter qu’à notre majorité – , elle nous fit donc emménager dans ce grand espace prétextant vouloir changer d’air, ne supportant pas le « fantôme » de son mari décédé. Soit, cela peut être compréhensible, mais c’est à partir de ce moment que tout bascula. Avant, nous n’avions jamais eut de nourrice, chose qu’elle révolu rapidement. Nous ne la voyions à présent que très rarement, parfois le matin avant qu’elle sorte, et avec beaucoup de chance le soir si elle rentrait tôt. J’étais jeune, et je ne comprenais pas pourquoi ma mère n’était plus jamais là. J’avais déjà perdu mon père, j’avais également l’impression de perdre ma mère. Ma haine envers elle remonte à cette époque.

Il était hors de question pour moi de me voir dicter ma conduite par la nourrice qu’on m’avait imposée, je commençai très tôt à me rebeller. Je me cachais des journées entières dans les étages de notre immeuble, prenant comme complice notre gardien qui me craignait plus moi que la gouvernante. Je répondais sans crainte des représailles, il n’y en avait aucune. Qui aurait pu venir me punir ? J’étais – et je suis toujours – Kang Mee Joo, la fille d’une des femmes les plus influentes de Séoul. Déjà enfant, on me passait tout mes caprices et quand ma mère rentrait et demandait si j’avais été sage on lui répondait toujours par l’affirmative. Ce qui – avouons-le – m’insupportait.

Vers ma quatrième année de vie, ma mère décida soudainement que le temps d’aller à l’école était venu pour moi. Soit, si cela pouvait changer ma routine, faire tourner le personnel de maison en bourrique devenait lassant à force. Mon premier jour à la maternelle de Yu Gwan Sun une chose me surprit, tout le monde connaissait mon nom, tout le monde m’attendait, tout le monde voulait me connaitre personnellement. Je pris alors conscience que le fait d’avoir de l’argent était un fait bien peu négligeable, et ceci même en dehors de son appartement.

J’avais beaucoup d’amies à l’école, même à la maternelle j’étais populaire, toute les autres fillettes voulaient jouer avec moi, avoir les mêmes jouets que moi, les mêmes habits. Au début cela m’avait amusé et plut, mais très vite je trouvais ces filles fades et sans intérêt. Elles ne faisaient que me copier. Heureusement, il y avait une autre fillette de mon âge, une fille différente des autres, on était à la fois semblable et différente. Elle était elle aussi très riche, et beaucoup voulait l’imiter, mais contrairement à moi, elle était la petite fille parfaite avec les parents parfaits. Elle avait aussi déjà cette envie de surpasser tout le monde, de paraitre en tout point parfaite… Je ne comprenais pas cette envie, puisque ma rébellion m’emmenait exactement à l’extrême opposé. Je m’attachai néanmoins, malgré nos différences, beaucoup à cette petite fille, elle devint très rapidement ma meilleure amie. Son nom ? Ahn Kyong Hee.

Après cette rencontre, dès que je ne voulais plus rester chez moi, je me réfugiais chez mon amie. J’ai passé plus d’une fois la nuit chez elle, nous discutions, nous jouions à quand nous serions grande, nous nous amusions. J’aimais me plonger dans l’univers rose bonbon de Kyong Hee, tout paraissait si bien, si parfait chez elle. Ses parents, sa maison, sa vie… Rien ne venait entacher son univers. Quand j’allais là bas j’étais moi aussi traitée comme une princesse, c’était agréable. Kyong Hee était comme une sœur pour moi, une précieuse sœur.

Puis, pendant le primaire, je fis la connaissance de Tak Min Ho. Mon sunbae de cinq ans mon aîné et pourtant, malgré cette différence d'âge, nous nous sommes rapidement entendus. Il était toujours seul, c’est la première chose qui m’avait marqué chez lui. Je suis une de ces personnes qui déteste la solitude, c’est surement pour ça que je fis le premier pas vers lui. Au début nous discutions surtout, de tout, de rien, de la pluie et du beau temps. Je l’admirais beaucoup, son aura peut-être, il me fascinait. Il me semblait différent des autres, il ne voyait pas en moi la fille Kang, mais juste Mee Joo. Il n’était certes pas le premier, il y avait eut Kyong Hee avant lui, mais c’était différent. Je n’aurai pas su dire en quoi mais ça l’était réellement pour moi.

Il eut par la suite, à peu d’intervalle, la rencontre avec Ho Joo et Jae Yung. Ils étaient comme Kyong Hee et moi, c’est ce qui nous rapprocha. Nous nous retrouvions assez souvent tout les quatre, chacun jouaient son rôle dans notre petit groupe d’Elite parmi les Elites. Kyong Hee était celle qui voulait toujours tout contrôler et avoir le monde à ses pieds, Ho Joo se contentait d’avoir la gente féminine à ses pieds, Jae Yung était le rêveur, toujours ailleurs et j’étais la fille populaire déjà jet-seteuse à ses heures perdues. Voilà ce qui composait mon petit monde, un cocon que de nombreuses personnes enviées.

A mes 10 ans, je fis ma première sortie, ma première nuit blanche dehors par la même occasion. Min Ho m’avait proposé d’aller à une « party » qu’une de ses connaissances organisait. Aimant les nouvelles expériences et par la même occasion briser les interdits, j’acceptai avec joie. Personne n’eut l’air surpris de voir une gamine de 10 ans à une fête où la moyenne d’âge devait être de 16/17 ans. Mais peut-être imaginez-vous qu’une fête d’adolescents c’est gentil avec seulement du soda et quelques ballons ? C’est que vous n’avez jamais passé une soirée dans les quartiers huppés de Séoul ! Il y avait alcool à profusion, préservatif en distribution gratuite et drogues derrière le canapé. Pour cette première fois, je me contentai d’une bonne dose d’alcool et de quelques cigarettes. Je finis dans un état vraiment moche à voir, mais Min Ho n’était pas vraiment beau à voir, quoique la drogue devait être d’avantage responsable que l’alcool de son état.

Après cette première expérience, les autres s’enchainèrent, au début une fois par semaine, mais très vite cela devint tout les soirs. J’étais jeune, mais j’avais l’argent pour m’ouvrir toutes les portes. Rien n’est impossible à qui paye. Je me suis retrouvée plus d’une fois sans souvenir de ma soirée, effets secondaires de l’alcool mélangés à certaines drogues surement.

Pendant ma deuxième année de collège, un nouveau protagoniste s’invita dans ma vie, et en réalité dans celle des deux écoles que nous fréquentions avec mes amis, une bloggeuse qui aimait plus que tous les potins. Je fus sa première cible. J’eus l’honneur d’être la première mentionnée sur son blog…


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Citation :
    Hello Everybody ! Gossip Girl here !


Vous ne vous êtes jamais demandé quel genre de vie menaient les heureux élus ? Et bien je vais vous le dire puisque j’en fais partie. Je ne parle pas des sublimes mannequins, acteurs, musiciens prodiges ou génies en mathématiques. Je parle des gens qui sont nés comme ça – de ceux qui ont absolument tout ce qu’ils désirent et qui trouve ça normal.
Bienvenue dans le quartier le plus huppé de Séoul, là où mes amis et moi vivons, allons en cours, nous amusons et dormons – parfois ensemble. […]


Connaissez-vous Kang Mee Joo ? Qui ne connait pas la jolie Mee Joo ou MJ pour les intimes ? Elle est la plus belle et la plus populaire de Yu Gwan Sun, n’en déplaise à certains et surtout certaines. Cette fille a tout l’étoffe d’une reine, c’est notre Queen à Yu Gwan Sun. Et bien savez-vous ce que peux bien faire une Queen un samedi soir à Gwangjin-gu ? S’amuser bien sûr ! Et pas n’importe comment, notre Queen MJ semble véritablement savoir comment s’amuser malgré un âge où on l’imagine encore toute innocente. Photo à la clef ;-)
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Accompagnant cet article une belle photo de moi et d’un garçon rencontré à la soirée en question, nous avoir tout deux un peu trop consommé à en juger par notre rapprochement des moins discrets. Il n’était qu’un de plus sur une liste qui s’allongeait déjà beaucoup. Je n’étais pas Kyong Hee, romantique attendant son prince charmant, j’étais bien plus frivole et facile. Je n’en suis pas vraiment fière aujourd’hui, mais je ne nie pas.
Ce fut le premier article d’une longue série d’autre. Bientôt tout le monde dans Yu Gwan Sun et Yi Sun Sin me surnommèrent « Queen MJ ». Mais je ne fus pas la seule touchée, il y eut par la suite Kyong Hee qui obtenu le surnom de « Queen KH », ce qui ne lui déplaisait pas en tout point. Puis Ho Joo fut le « King HJ » alors que Jae Yung devint le « King Jy ‘».

La vie continua son court sur cette voie, Gossip Girl n’étant qu’un peu plus de distraction dans nos vies. Tous les élèves des deux établissements étaient abonnés à ses newsletters, tout le monde se passionnait pour la vie des Queens et des Kings. Nous étions les centres d’intérêts de tous dans nos établissements respectifs. De nombreuses filles, plus qu’avant, venait nous voir KH et moi, souhaitant devenir nos amies.

Les soirées, elles aussi, continuèrent, tantôt avec Min Ho, tantôt avec KH et les garçons. Ma mère prit conscience de ma vie de déboire que l’année de mes 13 ans, lorsque j’apparu à moitié nue dans un magasine people de Séoul. Apparemment la fille Kang se dépravant à une soirée intéressait les médias, ce qui ne plus pas du tout à ma génitrice qui aimait que notre « famille » ait l’air parfaite, du moins en apparence. Ma mère entreprit de me faire suivre des règles mais c’était peine perdu, comment voulez vous qu’une ado suive des règles alors que vous ne lui en avez jamais imposées auparavant ? Impossible ! De plus, le fait de faire enrager ma mère ne faisait que me fournir une très grande satisfaction donc il ne fallait pas qu’elle espère me stopper, au contraire !

Mais alors que je passais mon temps dehors de chez moi, sortant, m’amusant, je ne voyais pas la détresse mon petit frère. Je ne le compris que trop tard, quand il tenta de mettre fin à ses jours, heureusement la tentative échoua, mais lorsque j’entendis ma mère m’annoncer d’une voix sèche que mon frère avait tenté de se suicider, je m’effondrai. Ce fut un choc, un énorme choc. La personne qui fut là pour moi cette fois là fut KH. Elle me soutint et m’encouragea à aller le plus vite possible à son chevet.

Arrivée à l’hôpital, ce fut devant lui que je ne pus retenir mes larmes, je ne cessais de m’excuser de ne pas avoir été là pour lui, de ne pas avoir vu qu’il allait mal, de ne penser qu’à moi… Je lui promis qu’à présent je serais présente, que s’il avait besoin de parler il devait venir me voir… Et je m’excusai encore et encore.

Après ce jour, j’essayais un maximum d’être proche de mon frère, d’être là pour lui. Il était pour moi ma seule véritable famille, ma mère ne passant que de temps en temps dans l’appartement familiale et parfois accompagnée d’homme différent à chaque fois. Car oui, elle est belle et bien la veuve la plus courtisée de tout Séoul.

Mais même en étant proche de Chul Hei, je n’arrêtai pas les sortis. Je passais du temps avec mon frère dans la journée et le soir je retrouvais mes amis pour m’amuser. Jusqu’à sa sortie de l’hôpital, je me calmai un peu, essayant de rentrer tôt chez moi. Mais dès qu’il alla mieux, mes soirées recommencèrent à s’enchainer. Alcool, drogue, sexe, tout était à l’ordre du jour.

Et puis il y eut cette soirée en trop.

Une soirée en compagnie de Min Ho, comme toujours il était invité et il m’avait demandé de l’accompagner, comme toujours j’avais acceptée pleine d’entrain. J’avais alors 14 ans pratiquement 15. C’était la fin du collège. La soirée commença normalement, je consommais comme à mon habitude, ni plus, mais surtout ni moins. J’étais peut-être fatiguée car je ressentis plus rapidement qu’à l’accoutumé les effets des différents produits que je prenais, ou peut-être qu’il était plus fort. Dans tout les cas les effets arrivèrent très vite. J’étais joyeuse, loquasse, facile.

La soirée se passait dans une grande villa avec une grande terrace surplombé d’un immense balcon, le tout avec une vue magnifique sur la piscine gigantesque se trouvant plusieurs mettre en aval de la demeure. Je me rappelle être allé sur ce balcon accompagné d’une personne dont le visage est encore flou dans ma mémoire. Puis…

    « Only Fooling Myself »


Un bruit se répétant inlassablement, le même son bref me rappelant les séries médicales que j’ai déjà pu apercevoir à la télévision… Une violente douleur au crâne… Où suis-je ?

Difficilement, je me décidai à ouvrir un œil. Trois visages autours de moi. Trois visages que je ne connaissais pas. Une femme assez âgé sans pour autant être vieille, 50 ans tout au plus, les traits raidis par une inquiétude. Un garçon, un jeune garçon, 11 ou 12 ans, un visage chaleureux mais également une crainte dans son regard. Puis un jeune homme, 20 à peu prêt, un visage m’effrayant presque. Il fut le premier à se rendre compte que je m’étais réveillée. Il sembla alors soulagé et appela la femme qui se tourne brusquement vers moi.

    « Mee Joo ! Dieu merci tu es réveillée ! Qu’est-ce que tu as encore fait ?! Que vas-t-on dire… ? »


Je la regardai abasourdi. C’était bien à moi qu’elle parlait ? Un rapide coup d’œil aux alentours m’indiquait que j’étais la seule dans un lit d’hôpital donc forcement oui c’était à moi qu’elle s’adressait. Je l’entendis alors appeler un médecin qui ne se fit pas prier longtemps.

    « Alors Mlle Kang, comment vous sentez-vous ? »


Je le regardai lui aussi avec des yeux à la fois surpris et commençant à s’affoler. Capta t-il mon regard incompréhensif ? Surement, si je me fiais à son froncement de sourcil. Il demanda alors aux trois personnes présentes dans ma chambre de bien vouloir la quitter un moment le temps de faire quelques examens. La femme sembla râler un peu mais elle s’exécuta. Une fois tout le monde dehors, le médecin se dirigea doucement vers moi.

    « Mlle Kang, quel est votre prénom ? »


Je voulu lui répondre directement mais rien ne sorti. Mon prénom ? Mon prénom … Quel était-il déjà ? J’ouvrai la bouche pour la refermé de suite. Comment ne pouvais-je me rappeler quelque chose d’aussi simple ? Comment m’avait appelée cette femme il y a quelques instants ?

    « … Mee Joo je suppose… ? »


Le médecin comprit, il hocha tout de même la tête d’un signe affirmatif, puis il me demanda ce que je me rappelais. Je ne pus rien lui réponde. Rien ne me revenait. Le prénom de mon frère, si j’avais d’autre membre dans ma famille, si j’avais des amis, je ne le savais plus… Tout était noir dans ma tête, le néant.

Il voulu me rassurer en me disant que ça ne devrait être que temporaire, et qu’ils allaient faire des examens complémentaires. Je ne comprenais pas ce qui m’arrivait.

    « Que m’est-il arrivé ? »


Il me répondit que j’avais fait une chute d’un balcon trois jours plus tôt lors d’une fête mais qu’il ne savait pas ce qu’il s’était passé sur ce balcon parce qu’il n’y avait aucun témoin.

Les jours passèrent, ma mémoire ne revenait pas. La femme, qui était apparemment ma mère, décida qu’il serait mieux pour mon bien que j’aille dans une clinique spécialisée dans les cas dans mon genre. Les médecins voulurent lui conseiller des cliniques près de Séoul mais elle s’y refusa, elle avait déjà choisit le lieu, et il était loin d’être dans les environs.

    « Tu iras à la clinique de Tokyo, c’est la meilleure du Japon à ce que j’ai entendu dire. … Tu comprends Mee Joo, ta perte de mémoire, ton accident, il ne faut pas que ça se sache ici. Je dirais à ton école que tu pars à l’étranger pour étudier. Ne t’inquiète pas, je règle tout. »


Sur le coup, je ne pus que acquiescer, il ne me vient pas du tout à l’esprit qu’il y aurait pu y avoir des personnes proches à qui dire au revoir avant de partir. Je ne me souvenais de personne, de rien. Alors, une semaine après ma chute, après ma perte de mémoire « totale », je pris un avion en direction du Japon.

Ce qui est bien quand on fait partie de l’élite, c’est qu’on apprend une multitude de langue dès son plus jeune âge. Je parlais à la fois anglais, français et japonais en plus de ma langue maternelle. Le problème de la langue étrangère ne se posa donc pas lors de mon arrivé sur le sol nippon.

A peine arrivée dans ce pays que je foulais pour la première fois, ma mère, qui était venu m’accompagné avec mon frère, m’amena directement dans l’hôpital qui s’occuperait de mon cas. Il avait un service spécialisé dans les amnésies d’après les dires de ma mère. Que lui soit en Corée du Sud ou au Japon ne changeait pas une chose, nous avions de l’argent, grâce à ça, j’eus droit à ma chambre individuelle, une grande chambre plutôt agréable pour une chambre d’hôpital. Puis, à peine je me fus installé, ma mère m’annonça qu’elle devait repartir pour Séoul. J’avais beau avoir tout oublié de ma vie d’avant l’accident, j’avais rapidement cerné ma mère, cette femme qui avait failli perdre sa fille mais qui au final ne se préoccupait que de ce que les autres pouvaient penser… J’hochais la tête, qu’elle fasse ce qu’elle avait à faire. Elle partie dans l’heure qui suivit, emmenant Chul Hei avec elle.

Les premières heures je restai dans ma chambre, mais très vite je m’aperçu que rester enfermée n’était pas pour moi. L’hôpital n’était pas une prison et je pouvais en sortir comme bon me semblait (quoique j’avais un couvre feu). Je ne pris que quelques affaires, et, pour la première fois depuis mon accident, je sortis seule dans les rues d’une ville. Le fait d’être dans un pays que je ne connaissais pas avant mon accident (j’avais demandé à Chul Hei) me rassurait un peu, aussi étrange que cela puisse être. En effet, en me promenant à Tokyo, je n’avais pas la sensation de devoir me rappeler telle ou telle chose, et ce mal de tête qui persistait depuis mon réveil s’atténuait un peu…

Ce fut lors de cette première sortie que je rencontrai un jeune japonais, nous n’avons fait que discuter devant un café, une rencontre soudaine – moi complètement perdue lui demandant dans quelle direction je pouvais trouver un endroit où me poser un moment – et forte agréable. Ce fut court, assez court pour que je n’aie pas à lui dévoiler la raison de mon voyage à Tokyo, au final après cette courte rencontre je ne connaissais que son nom « Mukai Hirohito ». Je le quittai ensuite en pensant ne jamais le revoir. Mais qui sait ce que peut nous réserver l’avenir ? Dans tout les cas, le revoir serait plutôt une agréable nouvelle, sa rencontre m’avait beaucoup plut.

Peu de temps après mon arrivé à Tokyo, des séances de « thérapie » ayant pour but de retrouver ma mémoire commença. L’hôpital avait une méthode pour nous aider. Il demandait à d’ancien patients ayant vécu des expériences similaires de venir au minimum une fois par semaine bénévolement pour nous apporter leur soutient. C’est ainsi que je vis la connaissant de Mikio, Matsuda Mikio. Un jeune homme d’une vingtaine d’année, ayant perdu sa mémoire étant plus jeune après la perte de ses parents. Au début, il était le seul à parler durant ses visites, il me parlait de son expérience, de ses doutes, des choses que je ne devais surtout pas faire… Et puis petit à petit, nous ne parlions plus de son passé, ni du miens qui ne me revenait toujours pas d’ailleurs, mais du présent. La thérapie avait certes pour but de nous faire retrouver nos souvenirs mais surtout, surtout de nous faire aller de l’avant. Si nous ne retrouvions pas notre mémoire, ce n’était pas grave, ce qu’il fallait à tout pris c’était ne pas vivre dans le passé oublié mais dans le présent.

Mikio venait plusieurs fois par semaine me voir. J’adorais ses visites, plus qu’un simple « tuteur », il était devenu un ami. Le plus souvent il me sortait de l’hôpital pour aller se balader dans les rues de Tokyo. Il me faisait découvrir des petits quartiers cachés et avec pourtant un véritable caractère. Mikio ne venait pas d’une famille aisée comme moi et pourtant je ne ressentais aucune différence entre lui et moi.

Six mois et toujours aucuns souvenirs n’était revenu. Il m’arrivait d’essayer de me souvenir au point d’avoir des migraines pendant des jours, des semaines entières. Cela entrainait parfois ce que j’appelais mes « crises », j’avais tellement mal à la tête que je fondais en larme pendant des heures… Mikio assista une fois à une de ses crises. Il resta près de moi le temps que la douleur passe. Il me fit ensuite lui promettre de ne plus jamais essayer de cette manière de retrouver ma mémoire. Il m’affirma qu’elle reviendrait d’elle-même. Je le crus.

Mon seul lien avec Séoul, était Chul Hei. Mon frère venait me rendre visite une fois par mois minimum. Il me racontait comment allait notre mère et surtout comment il allait lui. J’aimais l’entendre parler de ce qui lui arrivait. Après son récit, c’était à mon tour de lui raconté ce qui m’arrivait. Excepté mes crises, je lui racontais tout, y compris ma frustration de ne toujours rien me souvenir.

Un an passa, et toujours rien. Avant cette année à Tokyo demeurait encore un trou noir. Les médecins ne s’en inquiété pas trop étant donné que ma mémoire marchait toujours (me souvenait parfaitement de cette année qui me venait de passer), ils me disaient cependant que ça pouvait ne jamais me revenir. Connaissant les faits de mon accident, ils m’avouèrent qu’en fonction de ce que j’avais consommé ce jour là, il y avait de grande chance que rien ne me revienne.

Je rapportai, comme à mon habitude, ces paroles à Mikio, lui confiant mon inquiétude au sujet de la fille que j’étais avant. Il voulu me rassurer en me disant que j’étais certainement quelqu’un de très bien…

    « Je n’en suis pas aussi sûre que toi… »


Il me sourit. Puis quelques jours plus tard, il m’annonça qu’il devait partir. Il devait aller vivre en Corée du Sud, dans ma ville natale, dans la capitale Coréenne. J’étais triste mais en même je savais qu’il n’avait pas vraiment le choix. On se promit mutuellement de se revoir si jamais l’un de nous rejoignait l’autre, si lui revenait à Tokyo ou si moi je rentrais à Séoul.

Après son départ, je me lançai un défi, retrouver ma mémoire ! Bien sûr, comme je l’avais promis à Mikio, je n’userais pas de ma méthode brutale, non j’avais eut une idée après avoir regardé un film (je n’étais pas sûre que ça marche mais bon, qui ne tente rien n’a rien !). Par mail, je demandai alors à Chul Hei de m’envoyer quelques affaires de notre appartement, des affaires m’appartenant comme certaine plus commune à notre famille. Lors de sa visite, il m’envoya un cadre représentant une famille heureuse. Une femme, je reconnu ma mère bien que je ne lui connaissais pas ce sourire heureux et ce visage doux, le visage de la fillette m’était familier également…

    « C’est moi n’est-ce pas ? »


Chul Hei acquiesça. Il y avait aussi un homme, un bel homme aux yeux rieux et au sourire chaleureux. J’aimais ce visage mais en même temps il me rendait triste. Mon père… Par contre mon frère manquait sur la photo. Surprise je lui demandai pourquoi.

    « Je n’étais pas né. On n’a pas de photo de papa avec moi… Il est mort peu après que je naisse. »


Mon cœur se serra et je pris la main de mon frère. Même s’en m’en rappeler, je sentais que ce moment avait du être l’un des plus difficile de ma vie, de notre vie. Le sien parce qu’il ne se rappelait pas de notre père, du miens car je sentais que la mort de mon père avait entrainé un manque dans mon cœur qui ne pouvait être comblé.

Chul Hei n’avait apporté d’autres affaires qu’il me lassa pour que je les regarde quand je serais seule. Je le fis en plusieurs fois. La nuit après la visite de Chul Hei, dans mes rêves, des visages apparurent. Un homme, l’homme de la photo, j’étais dans ses bras, j’étais bien. Puis il eut un son strident ressemblant à une sonnerie de téléphone, un son désagréable qui me torturait de l’intérieure. Puis ma mère qui passait près de moi effleurant tristement ma tête avant de partir…

Je me réveillais en sursaut. Que venait-il de se passer ? Etait-ce un cauchemar ou un souvenir ? Plus tard dans la journée j’appelais ma mère. Elle me confirma que les faits de mes rêves s’étaient réellement passés… Un drôle de sentiment s’immisça en moi, j’étais à la fois heureuse de retrouver enfin un peu de ma mémoire, mais à la fois triste, car ce souvenir était surement l’un des plus douloureux que j’avais.

L’année qui suivit, des brides me revinrent petit à petit. D’abords ce fut des images, des visages de personnes, des morceaux de soirée… Puis des noms. Bientôt les souvenirs de Yu Gwan Sun me revinrent en leur intégralité. Kyong Hee, Ho Joo, Jae Yung et bien sûr Min Ho. Ce dernier me faisait à présent peur. Mes souvenirs avec lui étaient les plus effrayants.

Pratiquement un an après avoir retrouvé le souvenir de la mort de mon père, la quasi-totalité de mes souvenirs étaient revenu, tous sauf cette fameuse soirée qui m’avait amenée ici. Les médecins n’en revenaient pas de la rapidité avec laquelle tout cela m’était revenu. Cependant, ils me demandaient de ne pas avoir trop d’espoir à propos de cette soirée, elle ne me reviendrait surement jamais en mémoire, étant celle ayant causé ce trouble. Ca me rappela Mikio, qui même après toutes ses années ne se souvenait toujours pas de l’accident qui avait causé la mort de ses parents…

Les semaines qui suivirent furent le temps pour ma mère de préparer mon retour à Séoul. Maintenant que je me rappelais être « Queen MJ », je ne pouvais me tenir plus longtemps éloignée de Yu Gwan Sun… Bien qu’en réalité le statut de Queen ne m’intéressait plus. Je sentais que je n’étais plus la MJ de mes souvenirs revenus. A Tokyo j’avais changé…


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Me voilà de retour à Séoul après deux ans d’absences… Comment expliquer à mes amis mon absence et surtout mon départ soudain sans prévenir… ? Connaissant Kyong Hee, pourra-t-elle vraiment me pardonner ? J’espère mais j’en doute… Du moins pas immédiatement. Si au moins je pouvais leur dire ce qui s’était réellement passé… Mais non, je ne peux pas. Ma mère me l’a clairement expliqué :

    « Imagine que les médias en prennent connaissance ? Ils vont fouillés pour savoir exactement ce qu’il s’est passé ! Tu imagines ce qu’on va dire de notre famille quand on découvrira à quelle genre de soirée tu étais !? Et une fois que cela sera rendu public, tu seras constamment harcelé par les photographes ! »


Dans le fond elle n’avait pas tord. Si je voulais rester discrète, il ne fallait surtout pas que ce qui m’était vraiment arrivée se sache, mon amnésie, comme le reste !


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MessageSujet: Re: Yuxia ♣ my characters   Jeu 7 Oct - 19:05

Kuro Tatsuya

from Liar Liar




Informations


featuring : Sato Takeru

Âge : 21 ans ;
Nationalité : Japonais ;
Situation : Élite (mannequin) ;
Famille : une petite sœur ;
Situation amoureuse : Célibataire ;
Particularité : Après avoir mené une vie de débauche, il revient sur le devant de la scène pour remonter dans l'estime publique ;
Surnom par GG : aucun ;
Quelques caractéristiques : à venir;


Son histoire

Mon histoire commence au Japon, dans un petit village situé dans la préfecture de Hyōgo au Kansai, petit village dont je tairais le nom tellement son importance est moindre. Bien que je sois né dans la grande ville d’Osaka, je n’y ai mis les pieds que très rarement, deux à trois fois dans mon enfance tout au plus. Mes parents y vivaient avant ma naissance et très peu de temps après. Ils durent quitter la ville pour se retirer dans un milieu plus « rural », n’arrivant pas à survivre à Osaka. En effet, je ne fais pas partit d’une famille riche ni même aisé. Ma famille fait parti des familles « pauvres » japonaises et le luxe n’a jamais bercé mon enfance.

    I – Je rêvais de plus, eux ne me voyais devenir qu’ouvrier.


Déjà tout petit, je n’avais qu’une envie, quitter ce village où la modernité rimait à avoir un vieil écran de télévision dans son salon, ce qui nous n’avions pas. Pauvre parmi les pauvres, c’est ainsi que je nous ai toujours vu. Mes parents essayaient du mieux qu’ils pouvaient de me gâter dans la mesure de leur moyen, du moins pendant mes plus jeunes années, mais cela était très difficile pour eux. Mon père travaillait dans l’usine du coin, très tôt le matin jusqu’à tard le soir. Ma mère travaillait dans un café près de notre modeste gare qui m’ouvrira plus tard les portes de la liberté.

Ce fut dès que j’eus l’âge d’aller à l’école que je pris pleinement conscience de notre pauvreté. Les autres élèves avaient des fournitures toutes neuves alors que je n’avais que quelques crayons miraculeusement neuf, un vieux cartable achetés d’occasion et des vêtements donnés par les voisins parce qu’ils étaient trop petit pour leur fils. Je ne me suis jamais autant senti misérable que ce premier jour à la maternelle, je suis rentré chez moi le soir avec la ferme intention de ne jamais y retourner. Ma mère réussit néanmoins à me raisonner. Comment voulais-je avoir plus d’argent plus grand si je n’étudiais pas ? Petit, je crus ses paroles, travailler à l’école devait être la solution. Je lui promis alors devenir un grand chef d’entreprise et ainsi très riche pour lui payer tout ce qu’elle souhaitera.

Malheureusement, je m'aperçu très vite pendant mes premières années de primaire, puis du collège que les études n’étaient pas faites pour moi. Mes notes atteignaient que très rarement la moyenne ou alors juste assez pour que je passe dans la classe supérieure, mais rien qui ne pourrait un jour me faire entrer à Todaï, ne rêvons pas. J’en étais conscient et mes parents aussi. Pour eux, enfin surtout pour mon père, mon chemin était tout tracé, je finirais mes études, collège et lycée puis j’irais travailler à l’usine. Chose qui me semblait invraisemblable.

A mes 12 ans, ma mère nous apprit qu’elle était enceinte. Le sentiment qui régnait dans la maison était alors partagé. Un autre enfant, c’était un heureux évènement certes mais cela voulait également dire une autre bouche à nourrir… Et nous n’en avions malheureusement pas vraiment les moyens… Ce fut à ce moment là que mon père décida que je devais avoir un emploi à mi-temps après le collège. Mon premier job… Ce fut livreur de lait le matin. Je me levais aux aurores pour apporter du lait à tout le voisinage avant de filer rapidement au collège. Autant vous dire que mes notes déjà pas très bonnes à cette époque diminuèrent encore plus. Au grand désespoir de mes profs et de mes parents.

Neuf mois après cette annonce, vient au monde un nouvel petit être, Reira, une petite fille en parfaite santé, ce qui nous avions tous, la santé. Mais je ne pouvais pas vraiment dire que j’étais vraiment heureux de cette naissance. Ce n’était pas de ne plus être l’enfant unique qui me déplaisait, c’était surtout de tout devoir arrangé pour lui faire de la place. Nous vivions dans un petit appartement, il fallu faire une place dans ma chambre pour elle. Pour moi sa naissance n’avait signifié que des aspects négatifs, je devais travailler à mi-temps pour aider la famille, je ne pouvais plus faire ce qui me plaisait dans la pièce déjà très petite qu’était ma chambre et j’étais « le grand-frère » alors je devais devenir responsable… Plus elle grandissait, pire c’était. « Tatsuya, tu dois montrer l’exemple à ta sœur ! » « Tatsuya voyons, laisse la dernière part à ta sœur ! » « Tatsuya, garde ta sœur pendant que je sors faire les courses ! » … Et elle, elle me collait constamment. Bien sûr, c’était ma petite sœur, et s’il lui arrivait quelque chose je la défendrais… Enfin j’imagine… Ce n’est jamais arrivé.

Plus je grandissais, plus mon avenir d’ouvrier semblait tracé aux yeux de mon père, ma mère espérait toujours que je puisse d’un seul coup devenir super intelligent… Mais les miracles n’arrivent pas en vrai… En tout cas pas ce genre de miracle. Mais mon avenir d’ouvrier dans l’usine où travaillait mon père n’était pas forcement l’avenir qui me plaisait. Non, en réalité pas du tout. J’avais d’autre projet, d’autres ambitions, il était hors de question que je finisse comme lui, travaillant toute la journée, rentrant complètement éreinté à la fin de chaque journée et tout ça pour un salaire de misère… Très peu pour moi ! Non, j’avais trouvé ce que je voulais faire. Je n’étais pas doué pour les études, soit je ne serais ni médecin, ni avocat, ni un ingénieur… Mais j’avais quelque chose que j’avais découvert assez tôt. J’étais plutôt « beau gosse ». En effet, j’avais toujours eut pas mal de succès depuis mon entrée au collège. Les filles semblaient apprécier mon physique et j’étais à l’aise avec les gens. Ma popularité ne faisait qu’augmenter d’année en année, qu’importe mon statut social… Ce que je souhaitais faire ? Devenir célèbre. Comment ? Je ne savais pas encore, mais je savais que je le pouvais.

Chaque jour après les cours, avant mon job, j’allais chez un copain qui avait, lui, une télé, et nous regardions une émission où des garçons à peine plus vieux que nous – dit les « johnnys juniors » - faisaient un show… Je connaissais cette agence, tout le monde la connaissais, et les voir m’incitait à réaliser mon rêve… Ils n’étaient pas très différent de moi avant de devenir célèbre…

J’ai évoqué le sujet une fois avec mes parents… Mon père essaya bien de me faire comprendre que ce genre d’ambition n’était que des rêves et que jamais – au grand jamais – je ne pourrais y arriver. Ma mère était moins dure mais je sentais bien que son avis n’était pas très différent… Seule ma sœur – âgé à ce moment là de 3 ans – semblait me soutenir… « Oni-chan, tu che’as une g ‘and chta’ ne ? ». Cette envie, cette ambition que je nourrissais depuis quelques années avant même de leur en avoir parlée, ils pensaient vraiment que j’allais abandonner ?

Pendant les vacances d’été qui suivirent, mon quinzième été, je décidai de partir… J’avais économisé, grâce à mon job, ne donnant pas tout mon salaire à mes parents, depuis maintenant 3 ans, assez d’argent pour tenter l’aventure, c’était du moins ce que l’adolescent de 15 ans que j’étais pensais. Alors je pris un sac à dos remplis de mes affaires les plus nécessaires, et je parti sans rien dire, ni mots d’adieux ni quoique ce soit qui y ressemblait. Les chances que je réussisse ma fugue étaient faibles mais pas inexistantes, la preuve en est que si cela avait été le cas, je ne serais pas là aujourd’hui.


    II – Le rêve deviendra réalité.


Ma destination était toute choisit, quoi d’autre que Tokyo ? Je pris donc le premier train qui m’amena à Tokyo. Je dois avouer qu’une fois là bas je ne savais pas vraiment vers où aller, que faire, comment trouver un endroit où loger ni comment me procurer à manger… Pendant un instant je me dis que c’était peut-être une erreur… Mais j’écartai vite cette pensée, non il ne fallait pas que j’abandonne au premier doute, à la première difficulté, ce n’était pas mon genre.

Je me suis alors souvenu d’une de mes sempais que j’avais au collège quand j’étais en deuxième année, elle était partie à Tokyo quand ses parents y avaient été muté, peut-être qu’elle pourrait m’aider. Je comptais alors sur ma bonne étoile pour qu’elle le puisse, et heureusement j’ai toujours été un garçon assez chanceux.

Elle, vivait toujours chez ses parents et ne pouvait donc pas me loger car le risque qu’ils appellent mes propres parents étaient trop élevés, mais une de ses amies vivait dans un appartement pas trop loin du métro, c’était un coin pas trop mal famé bien qu’on n’y croisait jamais les bonnes familles se promenant. Son amie accepta de m’héberger, elle était un peu marginale, le genre de fille qu’on ne va pas vers elle sans en être obligé… Elle avait fugué de ses parents à peut près au même âge que moi et s’était trouvé un job de serveuse qui lui permettait de louer ce « taudis » comme elle l’appelait. Elle voulait devenir musicienne et jouait en tant que bassiste dans un groupe de punk. Le courant passa de suite très vite malgré nos 5 ans d’écart.

    Girl - « Tu veux faire quoi ici ? »
    Me – « Devenir célèbre. »
    Girl - « C’est bien beau, mais tu sais ce que tu veux faire pour être célèbre ? »
    Me - « Pour commencer être mannequin, on verra par la suite si autre chose se présente. »


J’étais optimiste sur mon sort. Dès le lendemain je commençais à travailler dans le même café que ma logeuse, et avec ma première paye je m’achetais de nouvel fringue et un portable pour pouvoir enfin avoir l’air présentable et pouvoir aller à des auditions.

Je n’avais pas la moindre idée si mes parents me recherchaient ou pas. Je pensais que si mais les moyens employés ne devaient pas être très important. Comme me disait ma coloc’, les siens ne l’avaient toujours pas retrouvée en 5 ans, « les flics vont rarement chercher plus loin que le bout de leur nez, tu es si loin de chez toi qui penseront jamais à venir te chercher ici et même s’ils y pensaient, Tokyo est une grande ville… ». Exact, tellement grande que je m’y sentais pleinement libéré de mes parents, même si légalement je ne l’étais en rien.

Et puis trois mois après avoir quitté mon village, je me présentais à une audition donné pour recruter le nouveau visage d’une marque de vêtement très populaire à cette époque, un contrat qui pourrait m’ouvrir les portes du mannequina. Je m’étais préparé pour l’occasion, look soigné, avec des vêtements qui n’auraient pas dû être dans mon budget mais qui valait bien la peine de se serrer la ceinture.

    Lady - « Kuro Tatsuya-kun »


L’audition se passa pas trop mal, on avait pris quelques photo, on m’avait même complimenté sur mon visage, mon physique, disant que j’avais un « visage intéressant ». Puis, on me laissa partir. Comme ça, sans m’en dire plus. Je ne peux nier que j’étais déçu. Je pensais avoir pas mal réussit mais le fait qu’il me laisse partir n’était pas un bon présage… C’est ce que je pensais.

Mais trois jours plus tard, je reçu un coup de fil inattendu.

    Voice - «Kuro Tatsuya-kun ? Miura Naoko, je suis agent dans l’agence Amuse, vous faites parti des trois candidats retenu pour la campagne de pub, pouvez-vous vous présentez cet après-midi à l’agence ? »


Et comment que je pouvais ! Je ne me fis pas prier et était même en avance. On me fit essayer les vêtements de la marque en question puis on prit quelques autres photos puis on me demanda d’attendre. On m’apprit que ce n’était pas l’agence qui allait choisir le mannequin mais la créatrice de mode. J’avais une boule à l’estomac qui ne s’estompa pas –même au contraire – lorsque les deux autres candidats arrivèrent. J’étais certain d’avoir déjà vu au moins l’un des deux sur des affiches publicitaires… Puis ce fut la créatrice qui arriva, elle commença par regarder les photos puis vient à notre rencontre. Elle nous posa quelques questions dont une qui me déstabilisa quelques peu…

    Creator – « Vous portez souvent mes vêtements ? »


Devais-je mentir ? C’était bien la première fois que je pouvais mettre de tel vêtement, ils étaient bien loin d’être dans mes moyens… Les autres répondirent par l’affirmative, c’était à mon tour…

    Me – « C’est la première fois… »


    Creator – « Vraiment ? »


    Me – « Oui… Je n’avais jamais eut l’occasion avant, mais pour être honnête je les aime beaucoup. La forme est sympa, ils sont colorés et super confortable. Je pense que je pourrais les porter tout les jours. »


Je ne voulais pas vraiment dire simplement que même si je voulais je n’avais absolument pas moyen de me les payer, alors je dis ce qui me vient en tête… Ce n’était pas un mensonge, ces fringues étaient vraiment sympa.

Elle sourit puis parti en direction des membres de l’agence Amuse. On nous demanda d’aller patienter dans la salle à côté en attendant la réponse. Je fus le premier à être appeler pour me donner la réponse. Je le sentais mal, être appeler en premier ne me semblait pas être une bonne chose…

    Creator – « Tatsuya-kun, bien. J’apprécie beaucoup votre visage et mes vêtements vous vont à merveille. »


Que des compliments ? J’attendais le « mais »… Qui ne vient pas.

    Agent – « Félicitation Tatsuya-kun, vous avez été choisit comme nouveau mannequin. »


Je venais de décrocher mon premier contrat, deux en un en réalité, je signais avec la créatrice de mode pour présenter ses vêtements mais je signais aussi un contrat avec l’agence Amuse et devenait un de leur mannequin, ce qui était un grand premier pas dans le monde des célébrités.

Un problème vient malheureusement vite se poser. Celui de mes parents et de ma minorité. Il fallait absolument la signature de mes parents sur les contrats… Tant que je n’étais pas majeur, je n’aurais pas le choix. Je racontais alors mon histoire à mon agent, Naoko-san. Elle me promit qu’elle s’en chargerait et que je n’avais pas à m’inquiéter.

Une semaine plus tard, pratiquement quatre mois après avoir quitter mon village, j’y retournais accompagnée de Naoko-san. L’accueil ne fut pas des plus chaleureux… Seul Reira me couru dans les bras dès qu’elle me vu. Je ne m’attendais de toute manière pas à avoir droit à des étreintes, ni même à des sourires… Ma mère reçu mon agent avec courtoisie alors que mon père ne voulait même pas écouter ce qu’elle avait à dire, tout ce qu’il semblait vouloir faire c’était me donner « une bonne correction qui me remettrait les idées en place. »… Mais Naoko-san était douée pour se faire entendre et elle parvient à les faires s’assoir à la petite table du salon pour leur parler de mon avenir « plus que prometteur ».

    Naoko-san – « Tatsuya-kun a beaucoup de potentiel. Je suis intimement persuader qu’il peut aller loin dans ce métier. Je vous demande de me le confier s’il vous plait. »


Mes parents paraissaient perplexes mais beaucoup plus convaincu que quand c’était moi qui parlais de mannequina. Naoko-san leur parla alors du contrat que j’avais déjà décroché et qui ne manquait plus que de leur signature. Au bout d’une bonne heure et demie de discussion, à ma plus grande surprise, ils signèrent tout deux les papiers… Et en plus du contrat, ils acceptèrent de signer un papier donnant à Naoko-san le droit d’accepter tout contrat pour moi, avec mon consentement. J’étais en quelque sorte libre… Je n’étais plus sous leur tutelle mais celle de l’agence. Pour moi, c’était synonyme de liberté. Et ce fut la dernière fois que je vis mes parents. Depuis ce jour je ne suis jamais retourné là bas, quand je suis partie ce jour là je n’eus guère droit à plus qu’un regard, je tournais le dos à cette maison sans regret et je n’y suis jamais retourné.

Mon rêve devenait réalité petit à petit… J’étais dans tout les magasines de mode masculine, j’étais sur les affiches publicitaires en plein centre de Tokyo, les séances photos se multipliaient et les contrats aussi. Je fus vraiment surpris de voir à quel point ma carrière décolla vite. Naoko-san veillé constamment à ce que j’ai la tête qui reste sur les épaules mais elle ne pouvait pas être toujours derrière moi à me surveiller…

J’emménageais très vite dans un appartement assez luxueux dans le quartier chic de Tokyo, payé par l’agence. Je rencontrai du monde, des célébrités, star de la chanson, de drama, de films, des comiques… J’en profitais même pour me faire des contacts et parler de mon ancienne colocataire, à qui je devais bien ça, quand je rencontrais des gens de la musique qui pourrait être intéressé par une bassiste punk.

Encore plus de photoshoot, encore plus de conférence de presse, et un premier CM, on commença à me reconnaitre dans les rues quand je sortais juste pour faire une course.

    Girl – « Héééé ! C’est le mec de la pub ! Regarde ! Il est trop canon…. ! Viens on va lui demander un autographe <3 »


Ma vie avait changé du tout au tout, et je pris vite la grosse tête. En cinq nouvelles années, j’étais devenu un des mannequins les plus couru de tout le Japon. On me voyait dans des CM assez régulièrement, dans au moins un magasine par mois voir deux, on appréciait de plus en plus mon physique mais on me reprochait également de plus en plus mon caractère. Devenu arrogant et prétentieux d’après les dires, j’avais plus de mal qu’au début à décrocher les contrats. Naoko-san me le reprochait souvent. Et comme si ça ne suffisait pas, je sortais énormément, avec des amis du showbiz – tous riches et connus – avec qui je faisais les couvertures des journaux peoples japonais et ça me plaisait ! Encore un autre moyen de gagner en célébrité ! Oui, j’étais connu, j’étais connu pour les pubs que je faisais, pour mon physique et pour tous mes scandales.

Avec tout mes contrats j’avais amassé pas mal d’argent, assez selon moi pour vivre plus d’une vie aisément. Et tout les reproches qu’on me faisait constamment à propos de mon attitude commençait à me fatigué et à me « souler ». Je pris alors une décision assez immature, je l’avoue, prendre des « vacances ».


    III – Quand le rêve devient cauchemar…


Je m’étais fait une amie lors de mon dernier photoshoot au Japon d’origine américaine à qui je parlai de mes envies d’autres choses et de vacances. Elle me proposa de venir avec elle à New York. Chose que je fis sans demander l’avis de Naoko-san. J’avais à présent 20 ans et je n’étais plus sous sa tutelle juridique.

C’est ainsi que commença une année de décadence que je n’imaginais même pas… Tout commença à New York, je rencontrai les amis de ce mannequin New Yorkais avec qui je sympathisais de suite, puis un de ses amis me proposa d'aller avec lui à Los Angeles pour faire encore la fête… Puis ainsi de suite… Pendant cette année je rencontrai des stars de nombreux continuent, passant par les villes les plus huppé de chaque pays, New York, Los Angeles, Paris, Cannes, Londres, Madrid, Rome, Sydney… Sans oublier Hollywood !

Je dépensais sans compter en alcool, hôtel, avion privé, limousine, boites de nuit et encore alcool… Et cela sans travailler une seule fois. Les nuits s’enchainaient les unes après les autres alors que je passais mes journées à dormir dans ma chambre d’hôtel, seul ou accompagné… J’en oubliais presque qui j’étais… Ce qui n’était pas le cas des paparazzis. Au Japon tout d’abord, je faisais souvent la couverture des journaux peoples, accompagnés souvent d’une jolie starlette locale, puis ce fut grâce à ses starlettes que je me retrouvais également en couverture des journaux de nombreux pays comme ceux des USA ou de la France. La première fois que je me vus en couverture du magasine « Gala » français je n’en crus pas mes yeux et j’étais ravi. Six mois plus tard, j’étais lassé de voir toujours quelqu’un me suivre partout où j’allais…

Six autres mois plus tard, alors que j’étais dans un des plus luxueux hôtels de New York, accompagné d’une star de la télévision locale, je souhaitais régler notre repas – on ne peut plus cher – avec ma carte de crédit, une chose qui ne m’étais jamais arrivé arriva… Ma carte fut refusée. Je ne comprenais pas et fit renouveler la manœuvre au moins dix fois au serveur, le menaçant d’appeler son patron… Mon rendez-vous de ce soir là finit par en avoir marre et paya à ma place, me plantant également à la sortit du restaurant pour aller s’amuser avec de vrai « célébrité » comprendre de vrai personne riche…

De retour dans ma chambre d’hôtel, je ne savais plus vraiment quoi faire, j’avais passé plus d’une semaine dans cet endroit de luxe et apparemment je n’avais plus de quoi le payer… Comment pouvais-je avoir tout dépensé ? Il devait avoir une erreur. Profitant de l’accès internet ADSL de l’hôtel, je me connectai à mon compte en banque pour vérifier… En effet, j’étais bel et bien dans le rouge… Je ne savais plus quoi faire.

Je descendis au bar et pour la première fois je bus seul. Un an que je m’étais presque enfui du Japon, un an que j’avais passé entouré de gens plus célèbres les uns que les autres… Ce soir là, le soir où je me retrouvai fauché, je bu seul toute la nuit… Je ne me souviens d’ailleurs pas comment j’ai finis ce soir là. Comme les soirs qui suivirent… Un mois à être ainsi, boire le plus souvent seul, affirmant que je payerai l’hôtel et tout mes notes au bar plus tard… Toujours plus tard…

Puis un matin après une soirée encore plus arrosée que les autres, je me réveillai dans mon lit, seul, sans aucune idée de comment j’y étais arrivé. Un violent éclair de lumière réveilla une affreuse migraine dans ma tête, tambourinant affreusement.

    Voice – « Tatsuya debout ! »


Cette voix m’étaient étrangement familière… Et surtout, c’était du Japonais… Depuis quand on ne m’avait plus parlé en Japonais ? J’ouvris douloureusement un œil pour reconnaitre le visage très contrarié de Naoko-an. Elle me tendit un verre d’eau, me désigna des vêtements propres et m’ordonna de me dépêcher. Je ne savais pas comment elle m’avait retrouvé, mais j’en remerciais le ciel.

Je la rejoignis rapidement dans un taxi qui nous amena directement à l’aéroport. Elle m’annonça avoir régler l’hôtel ainsi que notre destination – qui ne me surpris pas tellement – Tokyo. Elle m’apprit également que depuis mon départ, je n’avais pas arrêté de faire la une des tabloïds au Japon et que c’était surement la seule raison qui faisait que l’agence ne m’avait pas jeté dehors et qu’il l’avait envoyée me chercher.

Cependant, une fois de retour au Japon, j’appris également que ma réputation s’était énormément détériorée avec tous mes exploits à l’étranger. Et que personne ne voulait plus travailler avec moi. Cependant le public était toujours au rendez-vous. C’est pourquoi l’agence avait pris la décision de m’envoyer dans sa branche coréenne où j’étais moins connu et où je pourrais me faire une « nouvelle peau ».

Me voilà donc tout fraichement débarquée à Séoul, dans l’espoir de redorer mon image… Naoko-san me laissant au bon soin des agents coréens sur place, tout ici n’est que inconnue pour moi, sans parler de la langue que j’ai du apprendre en même pas deux mois. Mais c’est un défi que je relève volontiers !

Je ne sais pas si on peut dire que je regrette l’année qui est passé. J’en avais peut-être besoin pour retomber sur terre, mais je peux affirmer qu’après mon retour au Japon dans un état si misérable que je l’étais ma seule envie est de me remettre debout et de faire à nouveau du mannequina et j’ai même une nouvelle envie, celle de me mettre à la comédie et au théâtre pour devenir acteur… Qui sait, peut-être que Séoul pourra m’ouvrir ces portes ?


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MessageSujet: Re: Yuxia ♣ my characters   Jeu 7 Oct - 19:31

Uhm Dong Woo

from Liar Liar




Informations


featuring : T.O.P {Big Bang}

Âge : 18 ans ;
Nationalité : Coréen ;
Situation : Fils de riche ;
Famille : trois frères ainés et une petit sœur dont il ignore l'existence ;
Études : Dernière année de lycée ;
Situation amoureuse : Célibataire ;
Particularité : fils illégitime par son père ;
Surnom par GG : Spy002 ;
Quelques caractéristiques : Mystérieux ○ Fier ○ Agressif ○ Renfermé ○ Lunatique ○ Intelligent ○ Droit ○ Rêveur ;


Son histoire

Il existe une théorie qui soutient que notre univers serait composé d’un nombre infini d’univers parallèles qui différerait du notre par les choix que nous faisons à chaque instant de notre vie. Existe-t-il un univers parallèle où ton choix fut différent ? Si seulement je pouvais y vivre.

I – Jamais je ne te pardonnerais.

Une rencontre romantique, un amour naissant à la lueur du clair de lune, des mots dits dans le creux de l’oreille de l’autre… Jamais je ne pourrais utiliser ces termes pour qualifier la rencontre entre mes deux parents biologiques. C’est pratiquement le contraire.

Ma mère était, d’après ce qu’on m’en a dit, une mannequin très reconnu et surtout très belle. Mon père, dirigeant de la plus importante compagnie de téléphonie du pays, a été indéniablement attiré par cette beauté, malgré sa femme enceinte et ses deux fils. Il eut une aventure avec cette mannequin de 15 ans sa cadette sans vraiment ce soucier des conséquences qu’il pourrait y avoir. Ce ne fut pas l’histoire d’une fois, mais de plusieurs mois, mais ce n’était que « physique », aucuns sentiments dans tout ça. Le départ anticipé de ma mère pour les Etats-Unis mit fin à leur relation jusqu’à ce qu’elle revienne quelque mois plus tard avec une nouvelle qui allait bouleverser la vie de mon paternel. Elle attendait un enfant. Bien sûr, lui niait pouvoir en être le père. Un test de paternité vient enlever le doute sur la question.

Un enfant issu d’un adultère un peine un an après la naissance de son fils cadet ? Non, il ne pouvait se permettre d’un tel scandale. Il voulut donc payer la mannequin pour qu’elle garde le silence et qu’elle aille élever l’enfant loin de la capitale coréenne. Mais elle refusa. Elle ne pouvait s’occuper d’un enfant avec sa carrière. Elle allait le mettre au monde mais c’était lui, lui, sa femme et ses trois autre fils, qui allaient accueillir le nouveau né dans leur maison. C’était à lui que reviendrait le lourd fardeau d’élever cet enfant. A contre cœur il accepta, plus par peur de voir éclater un scandale si ma mère parlait que par sentiment paternel.

Voici donc la triste histoire de ma naissance. Une histoire d’adultère, de chantage, de sentiment de culpabilité… La femme officielle de mon père accueilli la nouvelle avec une froideur dont on ne peut pas vraiment lui reprocher. Vous réagirez comment vous si vous deviez élever le bâtard de votre infidèle de mari ? Bien sûr enfant je ne comprenais pas pourquoi elle me détestait autant alors qu’elle était pour moi la seule figure maternelle dans ma vie. Mais elle devait le faire. Après tout si elle avait épousé mon père ce n’était pas par amour mais bien par intérêt.

Ce n’est donc pas dans un univers très sain que je grandis. Entre mon père qui ne m’apportait aucune attention, ma belle-mère qui me regardait à peine si ce n’est quand elle devait se plaindre de combien sa vie était misérable, et mes frères qui plus grandissait plus avaient la même attitude envers moi que nos parents… Je n’étais pas le bienvenue dans cette famille et pourtant... Ils n’avaient pas d’autre choix que de m’élever.

Durant mes premières années de vie, celles où encore innocent, on aime ses parents quoiqu’ils vous fassent ou vous disent, où on admire ses grands-frères même si eux passent leur temps à vous prendre pour la tête de turcs, durant ces années là, je faisais de mon mieux pour être le plus gentil possible, le plus serviable possible, le plus poli possible, je voulais vraiment qu’on m’aime. Et pourtant rien ne marchait, on me reprochait toujours les bêtises de mes frères, on me punissait continuellement pour un oui ou un non… Et mon père, celui à qui je voulais le plus plaire, ne m’accordait aucun regard. J’aurais donné tout ce que je possédais pour recevoir une once d’amour.

Dès la maternelle on m’envoya à l’école Yi Sun Sin. Il fallait bien maintenir les apparences, car même si au sein de ma famille tout le monde et moi le premier sommes au courant que je ne suis que le rejeton de la maitresse de mon père, officiellement, je suis belle et bien un fils légitime. L’école était l’un des seuls endroits où je me sentais assez bien. Entouré d’amis et assez bon pour récolté les félicitations de mes professeurs à chaque trimestre.

Il y avait même cette fille au collège dont j’étais tombé amoureux. Ma première année de collège. Elle était mon ainé de deux ans. Mais après quelques mois à ne pas oser lui parler, à l’observer de loin, à cherche le meilleur moyen pour l’aborder sans avoir l’air louche ou étrange, mes frères découvrirent les sentiments que je pouvais avoir pour la jeune fille et s’empressèrent d’aller lui en faire part d’une manière plus que contestable.

Mon ainé de trois ans, en dernière année du collège à cette époque accosta la jeune fille, lui déballant de but en blanc que son petit frère était « complètement fou d’elle mais qu’elle valait beaucoup mieux que ce crétin. Il lui fallait plutôt quelqu’un comme lui… ». Mon autre frère, âge seulement d’un an de plus, m’avait forcé à venir assister à la scène, scène que je regardais sans pouvoir réagir, meurtrit sous la honte. Mon frère ajouta.

« Ce crétin n’est même pas mon frère, ce n’est que le bâtard de la famille. »

Le lendemain ça avait fait le tour de l’école. Tout le monde savait à présent que je n’étais que le « fils de la maitresse de mon père ». Mes « amis » me tournèrent le dos, leurs parents leur ayant surement convaincue que je n’étais pas une personne fréquentable, la fille que j’aimais commença à sorti avec mon frère, l’enfer de la maison s’étendit jusqu’à Yi Sun Sin. Gossip Girl n’existait pas encore à l’époque mais je suis sûre que ça aurait fait la une si ça avait été le cas…

C’est à ce moment là que je me suis mis à détester ma mère biologique encore plus que je détestais mon père, mes frères et ma belle-mère. Comment avait-elle pu m’abandonner dans ce monde ? Ne savait-elle pas que le « bâtard » ne serait jamais accepté ? Ou alors s’en fichait-elle ? Ca ne m’étonnerait pas. Après tout quel genre de mère abandonne son enfant sans plus jamais chercher à le revoir contre une forte somme d’argent ?


II – Soit je suis un solitaire et alors ?

C’est dans les années qui suivirent que je m’affirmais tel que je suis actuellement. Essayer de plaire à mon père ? A ma belle-mère ? Admirer mes frères ? Cette époque était révolu et bien loin. Maintenant seul un sentiment de haine existait. Je n’avais qu’une envie partir de cette maison dès que j’en aurais l’opportunité. A treize ans, je pris la décision que dès que j’aurais atteint ma majorité, je quitterais cet enfer.

A Yi Sun Sin, mon comportement changea également. Mes notes baissèrent juste que pour n’atteindre que la moyenne, je n’avais plus aucun ami, et honnêtement avec les expériences que j’avais eut je n’en voulais plus. A quoi bon s’entourer de personne pas capable de vous accepter tel que vous êtes ? Dans ce monde de riche, il était inconcevable de faire confiance à quelqu’un d’autre que soit même.

Plus le temps passait, plus je m’affirmais à l’encontre de toute autorité. Je deviens plus « sombre ». Je n’étais pas de ceux vers lesquels l’ont va naturellement. Je suis plutôt le mec toujours seul, limite effrayant.

Malgré cet aspect, j'attirais in-vraisemblablement quelques personnes courageuses vers moi... Des filles qui étaient attirés par mon côté « mauvais garçon » ou mon côté « solitaire », parfois même d'autre garçon qui - seul et rejeté - cherchait un ami, mais je les rembarrais tous. Je n'avais confiance en personne et ne souhaitez pas me lier à qui que ce soit et surtout pas dans cette école.

Un jour, arriva dans ma vie une fille (du moins c’est ce que laisse supposer son pseudo) qui changea plusieurs choses dans mon quotidien. Cette fille était une bloggeuse dont le passe-temps favori était de raconter tout les potins du quotidien ceux qu’elle nommait comme « l’élite Séoulienne ». Parmi lesquels se trouvaient les plus riches et les plus populaires de notre lycée. Au début, je me contentais de lire ces articles de manière détaché et amusé jusqu’au jour où je surpris une petite conversation entre deux des noms les plus récurrents sur son blog, je ne pus m’empêcher de le rapporter à Gossip Girl, et depuis je prends goût à être une de ses taupes. C’est plus facile que ça en à l’air, il suffit de bien ouvrir ses yeux et ses oreilles. Et puis, ce nouveau loisir m’a permis de découvrir d’autres personnes grâce à un mini fan-club de la Gossip où je retrouve trois personnes avec qui il est agréable de discuter. Principalement la fondatrice de ce fan-club, ma spy number one… Je pense que si je ne me suis pas encore lassé de mes activités de « spy » c'est grâce à eux, à elle. J'ai pour la première fois l'impression d'avoir des « amis ». Dur à imaginer puisqu'il ne s'agit que de relation virtuelle... Mais j'aimerai vraiment changer cela avec ma number one mais elle refuse catégoriquement, je ne sais pas quoi faire pour la convaincre mais j'ai vraiment envie de la rencontrer.

Aujourd’hui, à enfin dix-huit ans, et donc la majorité coréenne, j’envisage de tenir la promesse de ce garçonnet de treize c’est faite à lui-même et de claquer une bonne fois pour toute la maison familiale… Mais je n’ai pas vraiment encore les moyens de me payer de quoi me loger, donc je me contente de l’envisager sans encore avoir eut le courage de le faire… Mais je sens que ça ne va pas tarder… L’ambiance est de plus en plus tendue depuis que mon frère aîné (le plus jeune) a annoncé qu’il refusait de prendre la succession de l’entreprise familiale… Ce qui avec les refus des deux autres aînés, ferait de moi le dernier capable de prendre la succession... Vous imaginez ça vous ? Le fils illégitime reprendre le flambeau de l'entreprise familiale ? Non ? Et bien mon père non plus et pour dire vrai, moi non plus.



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MessageSujet: Re: Yuxia ♣ my characters   Jeu 7 Oct - 19:48

Salinger Brooklyn Mayleen

from revival rock


img©Cyrine

Informations

©Cyrine

featuring : Nina Dobrev

Âge : 22 ans ;
Nationalité : Britannique ;
Famille : fille unique - mère décédé ;
Occupation : Danseuse dans une petite troupe ;
Situation amoureuse : Célibataire - mais n'a jamais oublié son premier amour ;
Particularité : Fille d'aristocrate ;
Rêve : Devenir une grande danseuse ;
Quelques traits de caractères : Indépendante - Volontaire - Franche - Caractérielle - Empathique - Généreuse - Courageuse - Fidèle - Positive - Solaire - Naïve - Ambitieuse - Charmeuse ;


Son histoire

L'histoire est écrite comme si elle était destiné à Blaise, son premier et seul véritable amour.


« Le destin bat les cartes mais c'est nous qui les jouerons... »

▬ Je n’ai jamais eut peur tu sais. Que ce soit enfant quand je restais à tes côtés alors que tu effrayais tout les autres élèves de l’école, tout ces idiots qui n’étaient pas capable de voir ton chagrin, ta peine, ton mal-être, qui préféraient voir en toi un garçon étrange, effrayant… Pour moi ce n’était pas le cas. Je ne comprenais pas tes sentiments, mais je savais très bien que le mieux que je pouvais faire était de m’assoir à tes côtés sans dire un mot quand tu te taisais ou à te divertir avec mes histoires abracadabrantes quand tu voulais rire. Ce n’était pas une contrainte pour moi, j’ai toujours voulu être à tes côtés. Et je ne voulais vraiment pas que tu ailles voir une autre personne que moi, je voulais, j’ai toujours voulu être celle à qui tu te confierais.

▬ Grandir à tes côtés, je ne voudrais changer ça pour rien au monde. Meilleurs amis, je savais que je pouvais compter sur toi comme tu savais pourvoir compter sur moi. Et même si nous étions différents, moi la fille populaire et toi le garçon un peu étrange toujours en recul, on se complétait et on ne se quittait pas. Tu as été là dans le moment le plus difficile de ma vie, lorsque ma mère est tombé malade, lorsqu’elle m’a quitté et lorsque j’ai cru moi aussi mourir de chagrin. Pourquoi ne m’avais-tu pas dis à quel point cela faisait mal ? J’avais essayé d’imaginer ta douleur à cette époque mais j’étais loin de la vérité. Mais heureusement, tu étais là. Tu faisais tout ton possible pour m’empêcher de sombrer tantôt dans la folie, tantôt dans la dénutrition, tantôt dans l’abandon total. Tu m’as aidé à relever la tête et à de nouveau sourire. Ce ne fut pas facile, mais grâce à toi, uniquement grâce à toi j’ai réussis. Est-ce à ce moment là que je suis tombée amoureuse de toi ? Où l’ais-je toujours été sans osé me l’avouer ? Quoiqu’il en soit, c’est cette période difficile de ma vie qui m’a parmi de réalisé à quel point je tenais à toi, à quel point tu m’étais nécessaire et précieux. J’avais perdu une personne tellement importante dans ma vie, que je ne me fis pas attendre avant de t’avouer ce que je ressentais vraiment, je ne voulais plus perdre du temps, comprenant l’importance de chaque seconde passé avec la personne aimé. Quelle joie quand tu m’as dit avoir les mêmes sentiments… Tu m’as sauvée, je ne suis même pas sûre que tu t’en ais rendu compte.

▬ Ces premiers mois passés ensemble pendant ces deux années de relations font partis de mes meilleures souvenirs. Tout me semblait si facile, si simple à l’époque, tu te souviens ? Mais maintenant que j’y repense, j’avais des œillères sur les yeux, je n’ai pas vu que petit à petit tu sombrais, tu t’éloignais, je ne me suis aperçue de rien. J’étais aveugle. Etais-ce ma faute ? Ou bien l’échec de ton groupe ? J’avais bien vu que tu ne l’avais pas bien pris mais je ne pensais pas que c’était aussi grave que ça. J’ai vraiment manqué d’empathie cette fois là, me pardonneras-tu, toi qui apprécie chez moi cette qualité ? Ce n’est que quand tu as commencé à sécher les cours et à traiter avec des personnes que je pouvais même pas regarder sans avoir honte que j’ai compris que quelque chose n’allait plus. J’aurais tellement aimé à cette époque que tu m’en parles, j’aurais dû insister mais j’avais mes propres démons avec mon père qui commençait à fortement désapprouver notre relation… Il tentait de me convaincre que je me perdrais en restant avec toi mais moi têtu, je ne l’écoutais pas, je ne voulais pas lui donner une once de crédit.

▬ Et puis ce fut de pire en pire… Tu te droguais, tu buvais de plus en plus, tu allais même voir d’autres filles. Mais toujours tu finissais par t’excuser, alors je passais l’éponge, me disant que tu m’aimais et qu’il n’y avait que ça qui importait. Mais je me trompais. J’en suis consciente aujourd'hui, j’aurais dû te demander d’arrêter plus tôt, te poser un ultimatum, peut-être ne m’aurais-tu pas choisir, mais j’aurais dû essayer. Je devais avoir trop peur de te perdre, mais au final c’est quand même ce qui est arrivé.

▬ Puis il y eut « elle ». Celle qui me remplaça pratiquement, devenant presque aussi importante que moi à tes yeux. Tu le niais, mais j’en suis intimement persuadé. En te forçant à l’abandonner, en allant en parler à ta mère, en te demandant d’aller en désintoxication, je t’ai un peu plus éloigné de moi mais je ne le regrette pas, je le faisais pour toi, pour nous, mais ça tu ne l’as pas compris. Et dès que ce fut fini tu m’abandonnas à mon sort. Je réussis encore à prendre un peu soin de toi jusqu’à que tu quittes le pays, là je crus vraiment que tout était fini.

▬ Au début j’étais triste, triste de ne plus avoir de tes nouvelles, triste d’avoir perdu ton amour, triste d’avoir perdu mon meilleur ami, puis je décidais que je devais continuer à vivre. Malgré que mes candidatures ont toutes été acceptés dans les plus grandes universités de Grande Bretagne, je pris la décision d’entrer dans une école de danse, ma première passion, une passion secrète dont je n’avais jamais parlé à personne si ce n’est vaguement à toi. Mon père en fut le premier surpris et le premier outragé. Tu comprends, lui me voyais déjà diplômé de médecine, de droit ou de je ne sais pas quoi encore, alors que moi je n’aspirais qu’à danser pour tout oublier, pour me défouler, pour être enfin moi. J’avais de nombreuse lacune comparée aux filles qui dansaient avec des professeurs depuis leur couche-culotte, mais je surpris mes professeurs à progresser plus vite que n’importe quelle autre élève. Pour eux, j’avais – j’ai – du talent.

▬ Ayant eut du mal à accepté ce choix de carrière, mon père décida que s’il ne pouvait pas faire de moi un grand nom dans une université, mon mari le serait. Et c’est en traitre qu’un soir il m’invita à dîner en même temps que le fils d’une de ses connaissances. Tu imagines ma réaction… J’étais hors de moi mais je me contenais pour ne pas exploser devant son invité. Mais bizarrement le courant passa plutôt bien. Il était différent de toi, vraiment. Il était posé, calme, mais pas froid pour autant, non plutôt très sociale et ouvert aux autres. Nous nous sommes fréquenté jusqu’à nous fiancer.

▬ Puis il eut cette chanson… Il ne me fallu pas plus d’une phrase pour reconnaitre ta voix. Là je ressentis un sentiment que je n’avais pas ressenti depuis longtemps, des frissons avaient parcourus mon corps tout entier, tu me manquais. J’avais beau être en plein préparatif de mon mariage, plus rien n’avait de sens, je devais te voir, c’était un besoin qui me tarauda pendant des jours et des jours avant que j’aille demander ton adresse actuelle à ta mère. L’Amérique… J’aurais dû me douter que tu y serais allé. Sans même que je ne m’en aperçoive, j’avais déjà réservé un billet d’avion pour venir te voir, je devais te parler.

▬ Dès que tu as ouvert la porte, dès que nos regards se sont croisé à nouveau j’ai sût que je ne pourrais pas me marier avec mon fiancé. Il était trop… comment dire… Il n’était pas toi. On a parlé, longuement, de toi, de moi, et j’ai vraiment pensé que tu avais changé, que tu étais redevenu le Blaise que j’aime. Mais comme un mauvais conte de fée, le rêve s’est brisé au matin quand ta « petite-amie » est rentré. En fait, tu étais toujours le même avec quelques années de plus, rien n’avais changé, tu étais même devenu pire. Alors cette fois, je te le posais mon ultimatum, eux ou moi. Tu les as choisit. Alors je suis reparti vivre ma vie. Cette épisode n’était qu’une parenthèse qui m’aura au moins permis d’ouvrir les yeux sur mon couple actuel.

▬ De retour à Brighton, je brisais mes fiançailles à la surprise générale. Je voulais oublier tout ça, c’est pourquoi sans dire un mot à qui que ce soit, ni même à mon père dans les premiers mois, je déménageais à Londres. Là je voulais tout reprendre à zéro, être une nouvelle Brooklyn qui n’aurait plus rien à voir avec toi.

▬ Dans la capitale, je grandis en tant que danseuse, entrant pour la première fois dans une troupe de danse moderne. Rien de bien connu encore, mais c’était un premier pas et j’étais heureuse. Je restais célibataire par choix, j’avais de nombreuse proposition tu sais, je suis plutôt jolie quand on regarde bien. Mon cercle d’ami d’abords très restreins s’agrandi plus vite que je ne le pensais capable et très vite ma vie pris une allure épique qui me plaisait énormément.

▬ Et puis de nouveau de tes nouvelles, je ne fus qu’à moitié surprise de te savoir en prison, ma plus grande surprise fut de savoir que tu l’étais dans notre ville natale et non pas dans une métropole américaine. Pourquoi es-tu revenu ? As-tu enfin changé, muri ? C’est dans cette espoir que je t’ai envoyé une lettre, dans cette lettre je t’explique que je ne t’ai jamais oublié et que je sais maintenant que je ne t’oublierais jamais, que si tu me dis que tu as changé je veux bien te croire, que si tu me promets ne plus être hanté par tes démons, je te ferais confiance. Et surtout, dans cette lettre, je te dis, que je t’attendrais. Je t’attendrais si tout ce que tu me dis est vrai mais que s’il te plait, ne me fait pas souffrir à nouveau.


« Si c'est un destin inévitable, pourquoi vouloir l'éviter ? »





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MessageSujet: Re: Yuxia ♣ my characters   Jeu 7 Oct - 19:58

Yoon Eihleen Annah

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Informations


featuring : Lee Ji Ah

Âge : 24 ans ;
Origines : Coréenne par mon père & Australienne par ma mère, autant dire que j'ai tout pris de mon père. ;
Famille : mère décédé ;
Occupation : Secrétaire pour le département de la justice ;
Situation amoureuse : Fiancée ;
Particularité : Hackeuse pour le compte du CAL (groupe criminel) ;
Rêve : Vivre dans un monde plus juste ;
Quelques traits de caractères : Enjouée ● Naïve ● Amusante ● Secrète ;


Son histoire

Chaque matin je me réveille avec cette même boule au ventre. Une boule qui mélange culpabilité, peur et excitation. Je m’en veux de mentir à tous ceux que j’aime en dehors d’un nombre trop peu nombreux de personnes, j’ai peur que ces personnes que j’aime m’abandonnent et pourtant je ne changerais ce que je fais pour rien au monde.

▬ Eihleen 17 ans.

Je n’ai jamais manqué de rien dans ma vie. Vraiment de rien. Née d’une mère australienne et d’un père coréen, j’ai passé toute ma vie à Melbourne sans même avoir mis les pieds ne serais-ce qu’une seule fois en Corée. Ca ne m’a jamais manqué, je me suis toujours senti plus proche de ma mère que de mon père malgré le fait que physiquement, j’avais tout pris de ses origines asiatiques. Ma mère était pour moi bien plus belle avec ses longs cheveux blonds et ses grands yeux noisette, j’aurais tellement voulu lui ressembler. Mais elle ne cessait de me répéter qu’elle ne pouvait rêver de plus belle petite fille que moi. Je ne me souviens pas avoir jamais admiré quelqu’un autant que j’ai admiré ma mère, elle était pour moi la perfection incarnée.

S’il a bien une valeur qu’elle m’a transmise par-dessus tout, c’est sa volonté de se battre pour un monde meilleur. Ecologiste, défenseuse des droits de l’homme, elle a toujours rêvé d’une société parfaite où corruption et inégalité n’existerait pas. J’allais souvent à des manifestations avec elle, croyant tout comme elle dans ces causes que l’on défendait. Mon père lui émettait plus de réserve. Certes il aimait ce côté chez ma mère, ou du moins l’avait aimé au début. Mais en tant que préfet de police, il n’appréciait pas vraiment de voir les deux femmes de sa vie participer à de tels évènements. Surtout quand nos manifestations accusaient directement son service de corruption. Mais ma mère n’était pas femme à se faire dicter ses actes par un homme, son mari y comprit. Je me suis souvent demandé pourquoi ils étaient ensemble tellement ils étaient différent. Ma mère n’avait qu’une seule réponse à ce sujet « le cœur à ses raisons que la raison ignore ». Car oui, ils s’aimaient. Malgré leurs nombreuses disputes et malgré les jours où ils ne s’adressaient plus la parole, ni l’un ni l’autre ne pouvait imaginer vivre sans l’autre.

Quelques jours après mon dix-septième anniversaire, ma mère attendit le départ de mon père pour son travail avant de venir me voir dans ma chambre. Elle me fit m’assoir sur mon lit avec l’impression qu’elle avait quelque chose de très important à me dire. Et ce fut le cas, elle me regarda avec tellement de tendresse qu’au début je paniquais mais très vite elle me rassura.

« Eihleen. Promets-moi de ne jamais parler de ce que je vais te dire à ton père. »

Je promis. Je n’étais de toute manière pas assez proche de mon père pour imaginer trahir une promesse faite à ma mère, quelque soit ce qu’elle ait à me dire. Mais j’avoue que je n’avais aucune idée de ce à quoi m’attendre. Elle commença par me parler de son rêve d’un monde meilleur, puis de ses désillusion fasse à la possibilité d’y arriver de la manière « douce » et légale. Elle n’y alla pas de main morte en qualifiant la société actuelle de « pourrie jusqu’à la moelle ». J’écoutais, je connaissais parfaitement les ambitions de ma mère et encore plus ce dont en quoi elle croyait. Puis elle enchaîna en me parlant d’une association de personne ayant le même rêve, le même but, même si les moyens mit en œuvre pour semblaient contestable aux premiers abords. Elle ma parla de son « ami », un homme du nom de Joshua qu’elle avait rencontré quelques années auparavant. Elle me dit qu’elle voulait vraiment me le présenter et que je me joigne à eux. Elle connaissait mon potentielle et mes capacités. En effet, depuis enfant j’avais une certaine aisance avec toutes les nouvelles technologies, apprenant en autodidacte à m’en servir à plus ou moins bon escient. Je pouvais facilement pirater l’ordinateur de mon père ou pire, celui de son travail. Je ne l’avais fait qu’une fois pour voir si j’en étais capable.

Quelques jours plus tard, profitant de l’absence de mon père, ma mère m’emmena dans un lieu qui finira par devenir comme ma deuxième maison. Un entrepôt abandonné où l’organisation que m’avait mentionnée ma mère prenait comme QG. Elle me présenta Joshua et quelques autres personnes. Je ne me suis posé aucune question à l’époque, croyant presque aveuglement en ma mère et en ses paroles. Je partageais son envie de justice et je savais qu’elle avait passé sa vie à lutter pour ça sans aucun changement majeur de la société. Trop d’énergie pour si peu de résultat comme elle le disait si bien.

Je m’appelle Eihleen. J’ai 17 ans et je fais partie du CAL.

▬ Eihleen 19 ans

En deux années, je devins auprès de ma mère une personne assez active du groupe. J’avais perfectionnée mes méthodes de piratages pour les faire devenir indétectable aux services de polices. Bien sûr le fait de devoir mentir ouvertement à mon père n’était pas vraiment ce que je préférais mais je le connaissais, il n’aurait jamais pu comprendre. Il était borné et persuadé que seuls les moyens légaux pouvaient fonctionner. Or, ma mère savait par expérience que les moyens légaux n’aboutissaient jamais à rien, vu que c’était ceux qui tiraient les ficelles qui devaient être remplacé en premier.

Je venais d’avoir 19 ans lorsque tout fut bouleversé une nouvelle fois dans ma vie. Ma mère découvrit qu’elle était atteinte d’un cancer irrécurable qui la perdrait en même pas trois mois. Je ne pouvais pas m’imaginer vivre sans elle et encore moins si tôt. Elle était mon pilier, ma force, mon mental. Mais durant ses trois derniers mois, elle ne fit que me rassurer. Elle n’avait pas peur de mourir car elle savait que je poursuivrais à sa place. Elle savait que même si elle n’avait pas pu voir ses rêves se réaliser, moi je serais la pour le faire. Elle me rassura, me confiant tout ses idéo pour que de ma main il se réalise. Je fus à ses côtés jusqu’au bout, terroriser mais présente. Sur son lit de mort elle me sourit une dernière fois malgré la douleur qu’elle ressentait. Les médecins me dirent que je devais être fière de ma mère qui avait été forte jusqu’au bout, ne montrant jamais la douleur qu’elle devait ressentir.

Par la suite, le quotidien devint plus difficile. Je vivais toujours chez mon père mais nos rapports n’étaient ni bon ni mauvais. Triste d’avoir perdu sa femme, il essaya en vain de se rapprocher de moi. J’étais consciente qu’il aurait souhaité qu’on ait une relation de père/fille proches mais je ne pouvais la lui donner. J’avais les rêves de ma mère à réaliser, chose que je ne pouvais lui expliquer.

Dans cette épreuve, ce qui me permettait de tenir bon encore et toujours était le CAL. Je passais de plus en plus de temps là bas. Je sortais de cours pour y aller directement, tout mon temps libre y passait. Si bien que mon père commençait à se poser des questions sur mes activités. Sous les conseils de Joshua, je pris du recul pour passer plus de temps comme les jeunes de mon âge. Mais autant dire que ce n’était pas chose aisé.


▬ Eihleen 22 ans


Fraichement diplômée, mon père prit la directive de me faire nommer secrétaire dans son service. J’acceptais sans broncher, c’était bien payé et ça me donnait pas mal d’opportunité pour le CAL. Même si en tant que simple secrétaire je n’avais pas accès à tout, c’était déjà pas mal. C’est peu de temps après également que je fis la connaissance de Milo. C’était lors de la première réception à laquelle j’accompagnais mon père. Je n’avais jamais vraiment apprécié les membres des forces de polices que mon père côtoyait, mais Milo était différent. Quelque chose en lui était différent. J’ai de suite senti qu’il avait les mêmes espoirs que moi vis-à-vis de la société même s’il restait encore persuadé que les moyens légaux et droit étaient les seuls possibles. Je voyais en lui l’idéaliste que j’étais. Sa droiture m’impressionnait, tout comme sa foi en la justice. Le courant passa extrêmement bien entre nous, à la plus grande joie de mon père je dois avouer, mais qu’importe, j’appréciais vraiment Milo.


▬ Eihleen aujourd’hui.

Ma relation avec Milo fait partie des choses que j’ai le plus peur de perdre à cause de mes convictions. Aujourd’hui nous avons pour projet de vivre ensemble, nous sommes même fiancés. Et même si j’ai l’espoir fou qu’un jour il rejoigne lui aussi le CAL, je sais que d’un autre côté il pourrait très bien m’abandonner et me livrer à ses services si je lui avouais mes activités. Mais je devais poursuivre les rêves de ma mère alors je n’abandonnais par le CAL dans lequel j’étais toujours aussi impliquée et en qui j’avais vraiment foi. Heureusement, j’ai rencontré dans l’organisation des personnes que j’apprécie vraiment énormément, en commençant par Soo Bin, certainement la personne que j’apprécie le plus au sein du CAL. Lui ne semble pas aussi certain de la porté de nos activités et du but que nous avons, alors je me suis promis de lui faire voir que notre but est tout à fait juste et que même si nous, nous resterons des membres d’une organisation criminelle, la fin en valait les moyens.






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MessageSujet: Re: Yuxia ♣ my characters   Jeu 7 Oct - 20:19

Sanders Taryn Leigh

from sell your soul




Informations

©Box&shock

featuring : Jessica Stam

Âge : 21 ans ;
Origines : Australienne ;
Famille : adoptée mais à fugué de chez sa famille d'accueil à 15 ans;
Occupation : Escort Girl ;
Situation amoureuse : Célibataire ;
Particularité : Est persuader mourir à l'aube de ses 24 ans ;
Rêve : Avant, devenir danseuse, maintenant, aucunn ;
Quelques traits de caractères : Droguée — Déjantée — Dépendante — Colérique — Jalouse — Possessive


Son histoire

L’espérance de vie mondiale est de 70,5 ans. 75 ans pour les pays riches comme l’Australie. Et pourtant, je suis certaine que je ne verrais pas l’aube de mes 24 ans. J’en ai pris réellement confiance à mes 17 ans mais je l’ai toujours sut au fond de moi… Je ne suis pas destinée à vieillir.

My Life sucks !


Accoudé au bar de l’escort-club, il est encore tôt. Trop tôt pour qu’un seul client soit déjà présent, le club n’est même pas encore ouvert au public il me semble. Me semble, oui. Je ne peux en être certaine car honnêtement, j’en n’ai rien à foutre. A moitié stone déjà, j’enchaine mon deuxième verre devant les yeux du barman. Il aurait certainement aimé me le refuser, mais il devait parfaitement savoir ce qui se passerait si c’était le cas. Il était de notoriété publique que je me prenais une à deux doses d’héro avant même de commencer le boulot, ce qui pouvait me rendre légèrement susceptible. Ce boulot. Un véritable enfer pour la plupart des filles, moi je m’en contrefichais.

Je bus une gorgé de mon verre. Ce ne serait pas le dernier de la journée, de la soirée ni de la nuit, non, j’en aurais d’autres encore et encore, mais ceux là payés par de riches hommes en costard cravate qui raffole de me voir complètement défoncé et ivre, histoire que je sois encore plus docile… Pauvres mecs, même pas capable de baiser leur femme et qui viennent ici pour oublier tout le reste. Que ce soit bien clair, je ne suis pas une prostitué. Je ne couche pas avec mes clients – sauf exception – je leur tiens juste compagnie. Ce que je suis ? Une escort girl.


▬ Flash Back 1 – Taryn, 15 ans.

      Musique à fond dans ma chambre vert et mauve de préadolescente. J’entends au loin ma mère adoptive me demander de baisser le son. Je l’ignore, si je veux devenir la meilleure danseuse au monde, il faut que je m’entraine encore et encore, quoiqu’il arrive, quoique mes parents adoptifs racontent, quoique tout le monde en pense de mes rêves. Une audition a lieu dans un mois, je dois être prête. J’ai déjà prévu ma chorégraphie, la musique qui va avec, ma tenue et même le trajet jusqu’à Melbourne. La seule chose qui me manque est l’autorisation parentale. Je regarde le formulaire que j’ai reçu par mail et imprimé quelques semaines auparavant. Il est toujours vierge.

      Mes parents n’ont jamais trop aimé mes rêves. Ils préféreraient de loin que je veuille devenir une brillante chirurgienne ou une avocate de renom. Mais moi, les études ça ne m’intéresse pas, je suis nulle à ça, n’arrivant même pas à avoir la moyenne en classe. Alors qu’en dance, je suis la meilleure ! J’ai même gagné le concours local qui me permet d’aller tenter ma chance au régional à Melbourne. Je rêve tellement d’y aller… Tellement.

      « Hors de question que tu ailles à Melbourne pour ce fichu concours. J’ai reçu ton relevé de note aujourd’hui, il est encore pire que le trimestre dernier ! Tu peux m’expliquer comment c’est possible alors que tu avais promis de travailler ? Déjà que ce n’était pas fameux mais là… Là c’est vraiment inacceptable ! Si tu crois que je vais laisser ma fille avoir des notes comme ça, tu te trompes carrément ! Va travailler tes maths pour commencer, la dance, tu n’y vas plus t’en que tu n’as pas une moyenne correcte ! »

      Je bouillonnais de rage. Comment pouvaient-ils si mal me comprendre ? Ses paroles tiquèrent à mon oreille. Sa fille ? Quelle bonne blague ! Je n’étais la fille de personne, née sous X de parent qui ne voulaient pas de moi puisqu’ils m’avaient abandonné, je n’étais l’enfant de personne et certainement pas le leur qui voulaient faire de moi la parfaite étudiante.

      « Alors estime toi heureux, car je ne suis pas ta fille ! Et je m’en contre fou, j’irais quand même au concours ! Enferme-moi, séquestre moi, j’irais quand même ! »

      Déjà à cette époque, je partais vite dans des colères noires, gueulant, criant facilement. Sans attendre de réponse je montai dans la chambre et faisais mon sac. Je n’avais pas besoin de grand-chose, puisque pratiquement tout ce que j’avais leur appartenait, je n’en voulais plus. Je n’en pouvais plus de cet environnement. J’étais constamment rabaissée, constamment critiqué… Je ne voulais qu’une chose partir. Je pris une brosse à dent, quelques vêtements, mon mp3 et de l’argent que j’économisais depuis plusieurs mois en travaillant à la plonge dans un petit restaurant local. Je laissais derrière moi portable et tout autre que je leur devais. En partant ce jour là, je les aperçus dans la cuisine en train de discuter, sans un bruit je franchis la porte. Je la franchis pour ne plus jamais y revenir.

      Avec mon argent, je me payais un ticket de bus jusqu’à Melbourne où je comptais bien vivre ma vie comme je l’entendais et devenir la plus grande danseuse de tout les temps.

▬ Fin Flash Back



« Hey chérie ! Tu danses pour moi ? »

Le client de ce soir est un habitué, un de mes plus fidèles clients. J’ai déjà but depuis son arrivé au moins une bouteille entière de champagne et me suis fait vomir deux fois. Manière de ne pas finir sous la table trop rapidement. Je lui souris avant de monter sur la table où je me permets de lui faire une danse personnelle. Je sais parfaitement que personne ne viendra me le reprocher, c’est mon boulot de divertir mon client. Une fois ma danse terminé, je retourne sur la banquette à ses côtés. Il passe son bras autour de mes épaules.

« On dirait une pro’. Tu n’as jamais essayé de le devenir ? »

Un rire cristallin s’échappa de mes lèvres. Je plantais mon regard bleu translucide injecté de sang dans ses pupilles marron.

« J’ai bien essayé il y a longtemps, mais ça payait pas assez pour me fournir mon héro. »

Un sourire se dessina lentement sur mes lèvres, puis jugeant la conversation close, je repris une coupe de champagne. D’un signe de la main, l’homme commanda d’ailleurs une nouvelle bouteille. Une troisième virée aux toilettes allait bientôt s’avérer nécessaire.



▬ Flash Back 2 – Taryn, 16 ans.

      Un an avait passé depuis ma fugue. J’étais installé dans un immeuble condamné avec une autre bande de rêveur. On rêvait d’être danseur, chanteur, musicien, acteur… De beaucoup de chose. Il y avait de tout âge, ça allait de 13 ans à 39 ans. Bien que la moyenne était de 19/20 ans. C’est dans ce squat que j’ai rencontré Noah que tout le monde connaissait sous le surnom de Wolf. Je n’ai jamais compris d’où lui venait ce surnom mais c’est ainsi qu’on me le présenta. Dès le premier regard, il me fascina. Il avait presque deux ans de plus que moi, un an et sept mois précisément. Personne ne connaissait son histoire mais tous connaissait son talent et ses ambitions. Il voulait – comme moi – devenir danseur. S’était un des plus doué que je n’avais jamais vu. Mais il avait quelques petites addictions bien à lui qui l’empêchaient de vraiment concrétiser ses rêves.

      « Tiens, goûte moi ça. »

      Dans sa main, deux pilules de couleurs différentes. La gamine que j’étais lui lança un regard incrédule mais pas farouche. Il m’incita d’un signe de la main avant d’en prendre deux autres pour lui et de les avaler avec un gorgée de vodka. Je fis de même. L’effet était immédiat. Un sentiment de bien être me parcouru des pieds à la tête, presque euphorique, je me blottis dans les bras de Wolf, le laissant mettre ses mains où il voulait. Il avait été mon premier petit ami ainsi que ma première fois. Il était beaucoup pour moi mais je le savais, il était aussi éphémère qu’un papillon.

      « Faut que je décroche un contrat cette année. C’est ma seule chance. »

      Je relevai la tête vers lui, fixant ses pupilles vertes émeraudes, il n’avait que 17 ans, 18 dans trois mois, il n’y avait pas non plus le feu. Bien sûr, plus tôt c’était mieux c’était mais pas de quoi s’affolait non plus. Bien qu’avec son talent, j’étais persuadé qu’il réussirait. Quand je lui demandai pourquoi il était si pressé, c’est avec un sourire qu’il me répondit avec un ton calme que j’ai aujourd’hui moi aussi adopté pour en parler.

      « Parce que je vais mourir le jour de mes 18 ans. »

      A cette époque, j’ai ris. Comment pouvait-il prévoir le jour de sa mort ? Sa réponse était aussi folle que lui, sa grand-mère était médium et il avait reçu le don de prévoir le jour de la mort des autres, y compris le sien. Bien sûr je n’y cru pas, qui peut croire à de tel absurdité ? Pour m’amuser, je lui demandais alors de prévoir le miens, le jour où je mourrais.

      « Toi, tu es comme moi. Nous sommes de ceux qui seront des légendes mais pour devenir une légende on doit mourir jeune… Mais toi ce sera le jour de tes 24 ans, tu auras un peu plus de temps que moi. »

      Il disait ça avec tellement de sérieux et de sérénité que je le pris au sérieux une demi-seconde avant d’éclater de rire. Il était parfois si bizarre. Mais au fond, j’adorais ça.

      Quelques semaines plus tard, il fut embauché dans une compagnie de danse. Une des plus populaires de Melbourne. Il était vraiment heureux et je l’étais naturellement pour lui. Puis viens la veille de son anniversaire, de sa dix-huitième année. Il devait faire sa première représentation ce soir là, sauf qu’une heure avant le début, il me retrouva au squat complètement déchiré. Il m’expliqua entre rire et larme qu’il s’était fait viré parce qu’on l’avait surpris à prendre de l’héro. Il riait en me disant l’ironie de la chose, ce soir était son dernier soir et il aurait pu enfin devenir la légende qu’il souhaitait mais l’héro, son héroïne, l’héroïne de sa vie, avait tout gâché et qu’il allait mourir en déchet qu’il avait toujours été. J’essayais tant bien que mal de le consoler, de lui dire qu’il y aurait d’autre occasion même si lui restait persuader qu’il allait mourir ce soir. Puis je m’absentais même pas une minute pour aller lui chercher un verre d’eau… Cette minute lui suffit à disparaitre pour toujours de ma vie. C’est les journaux locaux du lendemain matin qui m’apprirent la nouvelle. Son corps sans vie avait été retrouvé dans la baie de Melbourne.

      Ça ne me surpris pas mais m’effraya. Il avait donc eut raison, sa prédiction était vraie… Et s’il en était de même pour celle me concernant ?


▬ Fin Flash Back.



Changement de client, changement de façon de faire. Une dose d’héroïne plus tard, j’étais complètement prête pour accueillir un autre régulier. Lui préférait en général me sortir du club mais ce soir il invitait des clients de sa boite et m’avait demandé de lui trouver deux autres escorts pour leur tenir compagnie. Comme si j’étais hôtesse d’accueil ou quoi que ce soit d’autre… J’avais réussis à embarquer deux autres filles, deux fraichement arrivées, à notre table. En espérant qu’elles sachant comment réagir face à deux clients qui n’avait jamais mis les pieds au club. Bah, ça leur fera de l’expérience. Il me présenta à ses clients comme une « amie » puis me laissa le soin de leur présenter les filles que j’avais choisit pour eux. Autant mon client était plutôt bel homme, autant les deux autres étaient laids et repoussant. Déjà que je ne suis pas l’escort préférée des petites nouvelles, là elles allaient carrément me détester… Comme les autres remarque. Je ne suis pas vraiment populaire avec mes collègues. Aucune importance, tant que je le suis avec les clients.



▬ Flash Back 3 – Taryn, 18 ans.


      Deux ans que Wolf est mort, deux ans aujourd’hui. Et depuis son souvenir me hante. Ses paroles aussi, celle qui disent que je suis comme lui et que je vais mourir avant mes 24 ans. Depuis sa mort, j’ai essayé de me calmer sur les drogues, l’alcool mais ça a marché à l’inverse, si bien qu’aujourd’hui j’ai cessé de luter. J’ai tenté aussi de percer dans la danse, j’ai fait des auditions encore et encore mais jamais rien. On m’a même une fois dit clairement que les droguées n’étaient pas souhaitées dans une troupe de danse. Et au lieu de me réveiller et d’arrêter d’en prendre, j’ai doublé mes doses par jour. Alors j’ai décidé de laisser tomber.

      Je dois déjà pas mal d’argent à mon dealer, il ne me fera pas crédit plus longtemps et si je ne veux pas me retrouver encore plus dans la merde, je dois arrêter de serpenter la ville à la recherche d’une audition ou d’une place de danseuse mais je dois me trouver un job. Voilà pourquoi, aujourd’hui, deux ans jour pour jour après la mort de Wolf, je me trouve dans ce club d’escort. Je suis venu pour un job de danseuse. Certes, plutôt dénudé la danse, mais de la danse toujours. Mais le gérant me dit que les danseuses qu’on voit sur la scène sont en fait des escorts qui divertissent leurs clients ainsi. Il me précise d’ailleurs qu’il peut s’arranger pour me trouver une place comme tel.

      « D’accord. J’accepte le job. »

      Son sourire s’élargit à mes mots et il me dit que je pouvais commencer de suite. Il m’entraina dans les vestiaires, me trouva une tenue plus approprié au job et me fit un topo. Précisant bien que je devais avant tout divertir le client et le faire consommer un max ou du moins commander même si c’est pour moi, car tout ce que je peux boire en sa présence, c’est le client qui paye. Il me précisa bien aussi, que le but n’était pas de coucher avec le client, car c’était la meilleur façon de lui donner ce qu’il voulait et qu’il ne revienne jamais, mais que ce n’était pas impossible que j’ai à le faire un jour. J’écoutais, j’acquiesçais en ayant qu’une envie, prendre une dose d’héro avant de commencer. Il me laissa pour me changer et j’en profitais pour. Là commença ma vie actuelle. Débauche, drogue, alcool, sexe.


▬ Fin Flash Back.


« Elle n’est pas merveilleuse ma petite Taryn ? »

Les deux affreux me sourirent en regardant bien droit dans mon décolleté. Puis ils se dirigèrent tout trois vers le bar pour payer leur soirée, mon client me glissant un billet tout en en profitant pour me tripoter au passage.

Puis c’était l’heure de quitter le club, pas la fin de ma nuit, mais un boulot en extérieur, juste le temps de me changer et de me rafraichir pour aller accompagner un politicien à une soirée de bienfaisance.


J’ai 21 ans, plus que 3 ans à tenir avant de quitter cette vie pourris. Pourquoi je n’y mets pas fin moi-même là maintenant ? Parce que pour moi la mort c’est le néant. Je ne crois en rien. Et je n’ai pas envie de me précipiter dans le néant maintenant, j’ai encore trop peur du noir pour ça.





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MessageSujet: Re: Yuxia ♣ my characters   Jeu 7 Oct - 20:31

Kazama Keisuke | Kalyan

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Informations

©Titania

featuring : Kamenashi Kazuya

Âge : 21 ans ;
Origines : Japonais ;
Famille : orphelin - à un demi-frère ;
Occupation : Étudiant en marketing - Host;
Situation amoureuse : Célibataire ;
Particularité : QI de 183 ;
Rêve : Aucun réellement ;
Quelques traits de caractères : Intelligent — Manipulateur — Arrogant — Présomptueux — Sûr de lui — Possessif


Son histoire
    Sur mes papiers d’identité vous pourrez lire : Kazama Keisuke né à Iwakuni (préfecture Yamaguchi - Japon) le 28 novembre 1988. Un nom choisit par des religieux, un lieu et une date qui correspondent au jour où on trouva un nourrisson enroulé dans une couverture aux portes d’une église catholique. Mais qu’importe si je ne connais pas le jour de ma naissance… Je me suis toujours dis que ce genre de détails fictifs ne devait pas avoir d’importance pour moi. A près tout, en fonction de l’endroit où l’on se trouve sur le globe terrestre, l’heure et même la date peuvent changer. Naître un 28 novembre au Japon, c’est naître quel jour au Kenya ? A près tout, seul le moment, le seul partager par l’ensemble des terriens devrait compter. Une date n’est rien qu’une illusion. Je pense trop diriez vous ? On me l’a souvent reproché.

    Je ne porte pas le nom de mes géniteurs, je l’ai longtemps ignoré. Je ne sais pas si ce jour, dis de ma naissance est vrai ou non. Je ne sais pas ce que beaucoup prennent pour acquis. Comment savoir qui je suis ?

    Chapitre I Kami-sama. Croyance & idéaux.



    J’ai grandi dans un orphelinat dirigé par les religieux de l’église près de laquelle on m‘a trouvé. J’ai très vite compris que j’étais un enfant sans parents. Mais je ne les détestais pas. Je pensais réellement que s’ils m’avaient abandonnés c’est qu’ils n’avaient pas d’autre choix. Qu’ils m’aimaient quoiqu’il ait pu se passer et que ça avait été une épreuve terrible pour eux d’abandonner leur enfant.

    Déposé devant une église, j’en avais conclu que mes parents étaient peut-être chrétiens, alors j’avais suivit le chemin de Kami-sama. J’appris l’évangile et je lu la bible. J’appris à pardonner à autrui, à croire au paradis et à l’enfer, à tendre l’autre joue. Tolérance, amour de l’autre, être emble… J’appliquais tous les principes qu’on m’enseignait. Je n’étais qu’un enfant qui idéalisait le monde et surtout la religion. Je pensais que croire en Kami-sama me protégerais de tout malheurs, que par ma fidélité, il m’apporterait sa protection. Maintenant, avec le recul, je peux dire que je croyais en Kami-sama comme les autres enfants croient au père noël. Pour moi, il était celui qui apporterait des miracles dans ma vie. J’y croyais vraiment.

    A l’école primaire, ce côté marginal que je m’étais forgé en prenant pour base ma foie, avait fait de moi un garçon solitaire et effrayant. Je ne me fis pas martyrisé, les autres étaient trop effrayé pour oser approcher ce garçonnet savant déjà lire parfaitement en première année, les insultants dans une langue qu’ils ne comprenaient pas (du latin), leur affirmant qu’ils iraient tous en enfer… On me fit souvent la remarque à cette époque comme quoi je devais être posséder par un démon. J’eus même le droit pendant un moment au surnom d’ « Akuma ». Cela ne me fit rien, les mots ne m’éteignaient pas. J’étais au dessus de ça, je me sentais au dessus de tous. Car moi j’avais « Kami-sama ».

    En dehors de ce côté fanatique assez développé (qui, s’il avait perduré m’aurait conduit à coup sûr à l’asile…), je lisais pas mal d’œuvre littéraire qui n’aurait même pas du se retrouver dans les mains d’un enfant si jeune. Mais étant les seuls livres que je trouvais dans la bibliothèque de l’orphelinat, il ne me semblait pas étrange de les lire. Mes professeurs n’étaient pas du même avis, pour eux c’était « stupéfiant » que j’arrive à cet âge à lire de tel ouvrage. Ce dut être la raison qui les poussa à me faire faire des tests de quotient intellectuel. Comme si mon égo à cette époque n’était pas assez grand comme ça, on me découvrit un QI supérieur à la normal, 183, et à partir de ce moment je suis devenu le « garçon étrange surdoué ». Le fait que j’étais si étrange s’expliquait à mon intelligence différente des autres enfants, selon mes professeurs, et à partir de ce moment, ils s’inquiétèrent plus de me voir lire seul. On me fit suivre aussi des cours différents, plus complexe, que les autres écoliers. Ça ne me dérangeait pas, je trouvais ça toujours facile.

    Mon primaire fut comme ça durant toutes les années qu’elle se déroula. Je ne fis aucun ami durant ses années, mais ça ne m’attristait pas, après tout comment quelque chose qu’on ne connaît pas pourrait-il vous manquer ?

    Au collège on me mit dans la classe dite des bons élèves. Tous se battaient pour atteindre la première place, place dont je m’emparai avec grande facilité à chaque fois. Je ne voyais jamais les autres comme des rivaux, pour ça il aurait fallu que j’accepte de les mettre au même niveau que moi. Chose impossible. Eux, par contre, me voyait comme la cible à abattre. J’étais celui qu’il fallait « détrôner ». Cette haine contre moi se traduisit également par des violences physiques. Je fus victime de brimade, d’ « ijime » pour la première fois quelques mois après mon entrée au collège.
    Ce fut la raison de ma première entorse consciente aux enseignements religieux qu’on m’avait enseigné depuis mon enfance. Je refusais de devoir « tendre l’autre joue », de pardonner. J’avais compris que dans la société actuelle, réagir comme tel ferait de moi un « faible » et je refusais catégoriquement d’en devenir un. Je choisis la solution de m’inscrire au club de Judo du collège pour apprendre à me défendre par moi-même.

    Bien que je n’avais avant jamais fait l’expérience de club et donc de collectivité, je me fis vite accepter dans le club. J’étais, aussi surprenant que cela pouvait paraître, assez doué dans les relations avec autrui. Tout était une question de volonté. J’étais plutôt doué pour deviner ce que les autres attendaient de moi, et pour me modeler à l’image qu’ils souhaitaient que je devienne, tout en restant moi au fond. Je devenais celui qu’il voulait que je sois tant qu’ils étaient en face de moi. J’étais plus compétent que je ne le pensais dans l’art de la manipulation.

    Les entrainements de Judo portèrent vite leurs fruits, et à la fin de ma première année de collège, plus personne ne venait me chercher.

    Ma deuxième année commença de la même manière. Ma seule activité un temps soit peu sociale était le club de Judo. Je m’y plaisais assez et surtout, j’y était plutôt bon. Puis elle fit son entré dans ma vie, celle que j’appellerai par la suite « mon ange ». Hana était ma kohai, et surement mon contraire le plus extrême. Elle avait constamment le sourire aux lèvres et n’hésitait pas à aller vers les autres. Très sociable et très appréciée, elle était parvenue en même pas un mois à devenir une des filles les plus populaires du collège. Ce qui ne plaisait guère à tous le monde… Certaines filles, là depuis plusieurs années, estimée avoir d’avantage droit à cette attention. Mais la gentillesse et surtout la naïveté d’Hanna faisait qu’elle ne s’en rendait absolument pas compte.

    Notre première rencontre se déroula lors d’un cours de soutient scolaire. La jeune fille avait en effet des difficultés dans certaines matières et son professeur principal m’avait demandé de lui fournir de l’aide. Au début, je n’avais pas la moindre envie d’être le prof de qui que ce soit, et j’y suis allé à contrecœurs. Ce que je crois, elle avait remarqué immédiatement.

    Mais dès les premières paroles échangées avec elle, quelque chose me surpris. Je n’avais encore jamais rencontré de personne aussi « pure » qu’Hana. Elle dégageait une telle innocence que j’en fus très intriguée. Elle ne chercha jamais à me faire rentrer dans un « moule » comme toutes ses personnes que j’avais rencontré auparavant. Qui j’étais elle l’avait de suite accepté, que je sois un fanatique de la religion ne l’avait pas effrayé. Je n’étais pour elle que simplement « Keisuke-sempai ». Ni le surdoué, ni le fou, ni le garçon bizarre, j’étais juste son sempai. Je crois que c’est qui me firent m’attacher à elle au début. Mais quand on commençait à fréquenter la jeune fille, vite on ne pouvait plus se passer d’elle. Ses sourires si vrais me donnaient de la force, son rire me rendait heureux. Même si aujourd’hui il est clair que j’éprouvais plus que de l’amitié à son égard, à cette époque cela ne m’avait pas effleuré l’esprit.

    Aussi surprenant que cela pouvait paraitre aux yeux du collège entier, Hana semblait également apprécier ma présence et en dehors de ses cours particuliers, nous nous retrouvons fréquemment pour manger ou pour simplement discuter. Elle aimait que je lui explique tous les mystères du monde… Pourquoi le ciel est bleu ? Comment les oiseaux font-il pour voler ? Tous ce que j’avais appris dans des livres, je lui expliquais. Je lui parlais aussi de moi, ce que je n’avais fait avec personne d’autre. Je lui expliquai la relativité de ma date de naissance, elle en rit me disant, comme elle aimait le faire « Tu réfléchis trop Keisuke-sempai ». Et je lui répondais toujours en souriant qu’elle devait avoir raison.

    Je deviens vite, aux yeux de tous, celui qui protégeait Hana des différentes attaques de ses « rivales », bien que ça ne me soit arrivé qu’une seule fois. Le fait que je sois dans le club de Judo m’avait attiré ce nouveau rôle, que je ne rechignais aucunement à faire.

    Ce fut Hana, l’année suivante, qui m’encouragea à commencer pour la première fois des recherches sur mes véritables parents. Elle partageait mon avis naïf de parent oublié contre leur grès d’abandonner leur enfant et pensait que peut-être aujourd’hui ils aimeraient me revoir… J’entrepris alors quelques recherches dans la mesure de mon possible.

    Mais très vite quelque chose vient me distraire, mon amie semblait perdre de plus en plus de son éclat. Elle ne souriait plus comme avant, un voile semblait recouvrir son regard… Je me rendis alors compte que je ne connaissais pas grand-chose de Hana alors qu’elle, connaissait tout de moi…
    J’essayais à présent de la questionner sur elle, sur sa famille, mais elle restait fermée. Je n’avais droit qu’à un vague sourire peu encourageant. Je comprenais bien qu’elle ne souhaitait en aucun cas parler d’elle ou de ses proches. Quel que chose se passait-il chez elle ? Un divorce entre ses parents ? Avait-elle découvert quelque chose qu’elle n’aurait jamais du savoir ? Un adultère ? Une adoption … ? Je savais qu’il était dur de ne pas savoir qui sont ses véritables parents, mais je n’osais pas imaginer ce que ça pouvait être de découvrit que ceux qu’on avait toujours aimé n’était pas ceux qu’on croyait. Voir que notre vie a été battis sur un mensonge… A cette époque je n’osais imaginer quelle souffrance cela pouvait faire, je ne pensais pas en être victime, j’avais tord bien sûr, mais je l’ignorais encore.

    Le cas d’Hana n’était pas celui là. Je le découvris quelques semaines plus tard, lors d’une course que j’effectuais pour le père Kazama. Malgré le 1% de catholique du Japon, une assez grande partie de mon quartier venait tout les dimanches à l’église et j’en connaissais la plupart. Ils me saluaient tous et faillirent me faire manquer une chose importante. Heureusement pour moi, j’avais la faculté de pouvoir feindre m’intéresser complètement à une conversation alors que j’observais les alentours en attendant qu’on me laisse reprendre mon chemin. C’est là que je l’aperçu, mon ange, poussant un fauteuil roulant devant elle, avec assis un jeune homme, à vue d’œil, 16/17 ans. J’en étais tellement surpris, que j’en restai bouche bée. Alors c’était donc ça qui la préoccupé tant… Ce garçon… Qui était-il d’ailleurs ? Et comment en était-il arrivé là ? Un accident ? Une maladie ? Trop de question… Beaucoup trop de question me travaillaient au sujet de la jeune fille, et je savais pertinemment que si j’attendais de la voir au collège pour les lui poser, elle ne me répondrait pas. M’ignorant, par peur de se dévoiler, de se fier…

    Je réussis à m’échapper à vieille femme qui me racontait inlassablement chaque semaine les déboires de son garçonnets de 4 ans, et m’approchais d’Hana. En une fraction de seconde je décidai d’adopter l’attitude décontracté et amicale. Je n’allais pas aller vers elle inquiet ou avec l’air d’avoir enfin eut les réponses à ses questions. Non, j’y allais de la manière à d’un garçon qui croise sa meilleure amie en ville.

    Je l’approchai alors en faisant un signe de la main et l’appelant. Je décelai vite sur son visage une marque d’inquiétude mais je décidai de l’oublier. Je commençai rapidement en lui donnant quelque info banale donc le contenu l’échappe aujourd’hui puis fini par lui demander si je ne dérangeai pas en lançant un coup d’œil plus qu’insistant vers le garçon. Ce fut lui qui me répondit.

    Boy - « Non, bien sûr que non. Je suis toujours ravie de rencontrer des amis d’Hana. Tu ne nous présente pas ? »

    La dernière phrase était à l’intension de la jeune fille, qui rougit et bafouilla avant de m’avouer que le jeune homme devant moi était son frère ainé Hiro. Elle me présenta comme son sempai au collège. Au fond je fus un peu vexer de n’être qu’un « sempai » mais je préférai ne pas m’y attarder pour aujourd’hui. Devais-je à présent m’éclipser ? Poser trop de question pouvait être déplacé à ce moment précis. J’avais eut une réponse à mes questions, pour le reste, Hana ne devrait plus voir de raison de me cacher la vérité puisque j’en savais déjà beaucoup. Je choisis donc de les laisser, prétextant devoir me dépêcher pour effectuer ma course pour le père Kazama.

    Plus tard en questionnant la jeune fille j’appris donc que Hiro était atteinte d’une grave maladie génétique, que petit il avait eut beaucoup de problème mais avait retrouvé la santé au début de l’adolescence. Tous dans la famille de la jeune fille pensait que c’était fini, mais il y a quelque mois, il eut une rechute, le rendant à nouveau très malade. Son état s’était vraiment dégradé, actuellement il semblait reprendre des forces, ce qui rassurait un peu la jeune fille. Alors que j’écoutai patiemment son histoire, je ne pus ne pas remarquer ses lèvres tremblantes et sa voix peu assurée. Elle était très attachée à son frère.

    J’essayais alors de la rassurer du mieux que je pouvais. Je pris la décision de l’aider à surmonter ça. Je fis des recherches sur la maladie pour en savoir plus et appris qu’il ne touchait que les garçons, j’avoue avoir été soulagé de savoir qu’Hana ne pourrait jamais en être atteinte sauf cas extrêmement rare qui serait du à une mutation d’un de ses chromosomes.

    Tout les dimanches après-midi j’allais avec Hana et son frère, les jours de beau temps nous nous baladions, les autres sont jouions aux jeux vidéos, aux jeux de société… Les mauvais jours, quand Hiro devait être hospitalisé, j’allais avec Hana. Je ne pouvais me résoudre à la laisser seule. Je priais tout les soirs pour que son frère trouve la paix qu’il méritait. C’était ce qu’on m’avait appris. Je ne demander pas son rétablissement car je savais bien que les miracles ne pouvait être commandé ainsi, j’espérais qu’on lui offre la paix, guérisons ou paradis… Cela dura deux mois.
    C’était le 7 juin de ma dernière année de collège, j’étais en cours quand ça se passa je n’appris que plus tard comment ça c’était réellement passé. Hiro avait fait une chute en essayant de marcher à nouveau chez lui, au bout de trois pas il avait apparemment dévalé les escaliers, une chute grave qui l’avait directement amenée à l’hôpital. Son père en voyage et sa mère assez fragile psychologiquement à cause de la maladie de son fils, on demanda à ce qu’Hana soit près de son frère. Cela aurait bien pu être ses derniers instants de vie. On la prévient donc au collège et elle fut autoriser à quitter sa salle de court. Si j’avais su à ce moment là, j’aurais immédiatement demandé à l’accompagnée, mais nous étions d’année différente donc de classe différente…

    Sur le chemin qui menait à l’hôpital, quelques kilomètres, avec la circulation mieux valait y aller à pied, Hana devait courir, c’est ce qu’ils m’ont dit, elle devait être pressée de retrouver son frère, je n’en doutais pas… Elle l’aimait tellement, l’idée qu’il puisse disparaitre devait la terrorisée et je n’étais pas à ses côtés pour la rassurer… Elle courrait, elle n’aurait pas du. Au niveau d’un passage piéton, elle ne remarqua pas dans sa course que le feu était passé au rouge pour les piétons et fonça sans peur sur la route, elle était pressée, elle ne pourrait pas se pardonner de ne pas avoir était là au moment où il fermerait les yeux une dernière fois, où d’avoir manqué de l’encourager convenablement pour qu’il les ré-ouvre… Il fallait à tout pris qu’elle arrive vite à l’hôpital… C’était également le cas d’Odagiri Hayato, homme de la quarantaine qui se rendait au chevet de sa mère mourante, il roulait un peu trop vite pour rejoindre la vieille femme qui l’avait mis au monde pour lui adresser un dernier au revoir. Il ne vit pas cette jeune fille qui se précipita sur la route alors que le feu pour les voitures venait de passer au vert 100 mètres avant son arrivé. Il n’aperçu l’enfant que lorsqu’elle percuta de plein fouet son pare-brise. Il cru d’abord qu’il avait halluciné, la fatigue surement, cela devait être un oiseau, un truc du genre… Il s’arrêta tout de même pour vérifier. A peine sorti de sa voiture, un peu paniqué tout de même, il entendit des cris de passant autour de lui… Il n’avait pas rêvé ?! Il se retourna et aperçu la jeune fille en sang étendu sur le sol à quelque mètres du passage piéton… Il s’approcha d’elle paniqué… Elle ne bougeait plus… Il appela de suite les secours, il était paniqué.

    On vient me chercher une heure plus tard, sa famille savait, depuis que j’étais au courant pour Hiro, que j’étais très proche de leur fille. On m’apprit qu’elle était à l’hôpital, qu’elle était en vie mais qu’elle ne pourrait pas s’en remettre. Elle était maintenant en vie artificiellement le temps que sa famille lui fasse ses adieux… Je m’y rendis, on m’y amena plutôt, hors de question de refaire deux fois la même erreur, je n’avais pas totalement réalisé ce qui c’était passé… Hana ? A l’hôpital ? Pourquoi donc ? Ne confondaient-ils pas avec Hiro ? Peut-être avaient-ils mal compris ? Oui, surement.

    Lorsque j’arrivai là bas, on me conduit à sa chambre, je retrouvai ses parents en pleur mais alors que je m’attendais finalement à la voir à leur côté, j'aperçue Hiro, dans son fauteuil, totalement écroulé. Ce n’était pas une erreur alors ….. ? Je n’en fus certain que lorsque je m’approchai d’elle dans son lit, entouré de nombreux fils dont j’aurais pu vous dire l’utilité. Je savais rien qu’en la voyant qu’elle ne se réveillerait jamais. Elle n’était plus là… Son corps était certes encore en vie mais son âme était déjà loin… Je m’écroulai. Je ne me souviens plus très bien ce qui se passa après. Entre larme et colère, je ne savais quoi choisir. J’étais anéanti. Je venais de perdre la seule personne qui comptait pour moi. Je ne pouvais croire que c’était la réalité. Je du perdre conscience car je ne me rappelle que mettre réveillé dans un lit peu après.

    Les jours qui suivirent fut ceux de l’annonce au collège et de l’enterrement. On m’accepta à côté de la famille, malgré sa grande popularité et ses nombreux amis, il s’avérait qu’e réalité j’étais son seul véritable ami. Tous étaient plus des « camarades » que des amis. Je passai ses jours tels un zombi. Je ne réagissais à rien.

    Ma tristesse se transformait peu à peu en haine… On m’avait pris mon ange, on m’avait pris la personne que j’aimais le plus, on avait pris à cette terre l’être le plus innocent et pure que je connaissais… Pourquoi ?

    Quelque chose se brisait en moi. Une haine envers celui que je priais chaque soir se créa… Comment avait-il pu rappeler auprès de lui cet ange ? Elle avait encore tellement à vivre, à apprendre… Je l’aurais protégé de toute perversité humaine pour qu’elle reste aussi pure qu’elle était. Je l’aurais toujours protégé alors pourquoi me l’enlever ? Je ne concevais pas qu’on puisse faire ça.

    Depuis tout petit j’avais adoré, aimé, vénéré celui qu’on disait avoir créé l’humanité. Je n’avais jamais remis sa parole en doute jusqu’à maintenant. Alors pourquoi faire ça ? Pourquoi priver Hana de la vie ? Je ne voyais qu’une seule solution. Il n’existait pas. Tout prenait forme dans ma tête, tout devenait clair, tout s’expliquer. Des livres de science à l’encontre des croyances à la mort injuste d’Hana. Je compris. Il n’y avait pas de place dans la foi. Pour moi, il n’y avait plus de place pour des croyances aussi futile...

    Dès que je compris que je ne pourrais plus jamais croire en un « Kami-sama », je pris la décision de quitter l’orphelinat, de ne plus jamais revoir le père Kazama que je pensais coupable de m’avoir menti toute ma vie. Il avait battit ma vie sur le mensonge de la foi. Je l’en prenais pour responsable, même si je savais que lui y croyait vraiment. En partant, je pris tout mes livres rangés dans ma chambre, les mis en tas avant d’y mettre le feu. Une diversion alors que je prenais la fuite.
    Je ne savais pas du tout où aller, ni ce que j’allais faire à présent… Je n’avais pas encore fini le collège… Ma décision s’arrêta sur la ville de Shimonoseki. Une grande ville où je ne connaitrai personne. Rien de mieux pour passer inaperçu.

    Dès mon arrivé, je réussis, grâce à mes faibles économies, à me trouver un endroit où loger. Très vite je prends la décision de ne pas retourner au collège mais de passer tout de même les examens d’entrée au lycée, à l’aide de quelques papiers contrefait, c’est une chose aisée que je réussis. L’examen n’est qu’une formalité que je réussis à merveille en étant major de ma promo pour le lycée le plus côté de la ville.

    Pendant les mois séparant mon arrivé et mon entré au lycée je partageai mon temps entre divers emploi à mi-temps. Je réussis à me trouver un endroit fixe où vivre et pris la décision de m’éloigner le plus possible du Kazama Keisuke que connaissaient les gens d’Iwakuni. Je changeai de façon de m’habiller, de coiffure, de look… Je n’étais plus l’enfant propre sur lui, j’étais un adolescent de toute part. Et je comptais bien sur ma nouvelle vie ici pour m’affirmer complètement comme tel.

    Chapitre II Reality. Popularité & Séduction.

    Ma Nouvelle vie commença réellement lors de mon entré au collège. J’avais, sans surprise, obtenu les meilleures notes aux examens d’admissions, il me revenait alors l’honneur de faire un discours devant toutes les premières années.

    Me - « Salut ! Apparemment c’est à moi que revient la corvée du discours, ce sera bref. Notre première année de lycée commence aujourd’hui et je n’espère qu’une seule chose, qu’on va passer ses trois prochaines années à s’ECLATER !! »

    Les autres élèves m’acclamèrent, ce qui ne fut pas vraiment le cas des professeurs qui au contraire eurent très vite une très mauvaise image de moi. Qu’importe, ils ne pouvaient strictement rien dire si je continuai à avoir les meilleurs notes de tout le lycée, ce qui était le cas et ceci sans fournir le moindre effort. Oui, je sais, la nature est injuste.

    Ce discours, bien que très cour, me permis de devenir très vite un des garçons les plus populaires des premières années. J’avais changé de look, ce qui aidait plutôt. Fini la coiffure de premier de la classe, l’uniforme bien repassé et toujours impeccable… Mes cheveux étaient à présent assez long pour rendre fou de rage le corps enseignant et mon uniforme n’était jamais aux normes. Et autre chose assez surprenante, outre le fait que le côté « rebelle » que j’avais décidé d’adopter me rendait populaire, pas mal de fille me trouvait apparemment assez « canon ». Autre corde à mon arc dont j’appris très vite à m’en servir.

    Bien évidemment, le fait de n’être qu’un pauvre première année et d’avoir déjà une telle côte de popularité ne pouvait plaire à tout le monde, particulièrement les dernières années. Dès les premières semaines, certain « gros bras » de troisième année étaient venus me trouver pour me faire bien comprendre leur « façon » de voir les choses. Malheureusement pour eux, personne ne les avaient prévenu de mon niveau en art martiaux qui avait bien considérablement augmenté depuis mon premier cours au collège. Je n’eus donc aucune difficulté à les mettre KO.
    Ma réputation était faite. Les garçons me craignaient, m’adulaient ou voulaient faire parti de ma « bande ». Les filles fantasmaient sur moi, m’adulant aussi. Il restait bien évidemment toujours quelques personnes qui ne m’aimaient pas, mais bon on ne peut pas plaire à tous le monde et honnêtement, ce n’était pas là le but que je mettais donné.

    Peu de temps après la rentrée scolaire, je fis une drôle de rencontre. J’étais entouré de mes nouveaux amis, discutant de tout de rien – nouvelle chose pour moi qui me plaisait assez, les futilités de la vie n’étaient pas si déplaisantes que je l’avais toujours imaginé – quand une fille m’interpella.

    Girl - « Keisuke-kun ? »

    La première chose qui me dérouta fut la façon dont elle m’appela, c’était plutôt familier comme appellation, et personne n’avait pris le risque d’oser le faire au lycée. Je me retournai alors vers la demoiselle en question. Elle était plutôt grande, ma taille. Elle avait des cheveux courts dans une coupe un peu « garçonne » qui lui allait bien. Son visage ne m’était pas familier mais elle, semblait me connaitre.

    Girl - « C’est bien toi ! Je n’étais pas totalement sûre, tu as… tellement changé ! »

    J’eus un mouvement de recul. Comment cette fille pouvait me connaître ? Enfin surtout comment pouvait-elle connaître le Keisuke d’avant ? Je le pris doucement par le bras pour l’emmener à l’écart. Je n’avais pas forcement envie que mon « ancien » moi devienne public. J’avais décidé de l’enterrer, et il était hors de question qu’elle vienne se mettre en travers de mon chemin.

    Me - « On se connaît ? »

    Elle eut une grimace, comme si je l’avais offensée. Elle me regarda fixement pendant quelques secondes avant de soupirer plutôt bruyamment.

    Girl - « J’étais dans ta classe en primaire et au collège ! »

    J’ouvris grands les yeux, surpris. Et assez mal à l’aise, soyons honnête, je ne l’avais jamais remarquée. Pouvait-on vraiment m’en vouloir ? Avant j’étais… différent.

    Me - « Désolé, je ne prêtais pas trop attention aux gens avant. »

    Elle me sourit, me faisant comprendre que ce n’était pas grave, elle m’apprit que ces parents avaient décidé de déménager ici et que c’était donc la raison de son arrivé dans ce collège.

    Girl - « Au fait ! Je suis bête, tu ne dois pas le savoir. Je m’appelle Erin Uehara. Promis je dirai rien sur ton changement plutôt radical ! »

    Erin était une personne pleine de vie et qui avait toujours le sourire aux lèvres. Elle était également très bavarde mais savait pourtant très bien garder un secret. A partir de ce moment là, elle commença à rester à mes côtés, ça ne me dérangeai pas, elle était sympa. Au début des rumeurs coururent à notre sujet, lancée surement pas des filles jalouses, telle que Erin était ma petite amie et qu’elle me faisait chanter avec « mon passé trouble » pour que je reste avec elle. Des rumeurs que je démentis officiellement un jour où un groupe de fille s’en prirent à mon amie.

    Me - « Erin et moi sommes amis. Ni plus, ni moins. Et il n’y a aucun chantage ou aucune menace entre nous. Allez, cessez de croire ces absurdités. »

    Après ça notre relation amicale était claire aux yeux de tous, y compris aux yeux de la jeune fille. Qui me pris à part peu de temps après.

    Erin – « Alors nous sommes amis ? »
    Me – « Bien sûr… Tu imaginais quoi ? »
    Erin – « J’imaginais rien Key’. Je trouve juste que tu as bien changé depuis le collège. C’est… Cool ! »

    Elle sourit. Sourire que je lui rendis en acquiesçant. Oui, c’était bien plus « cool » de vivre ainsi.

    La première année de lycée n’eut guère eut plus d’évènement marque que ça. Si ce n’est peut-être en fin d’année quand je suis sortie avec LA fille la plus populaire du lycée. Une troisième année qui faisait fantasmer un grand nombre de garçon et à qui, apparemment, je plaisais beaucoup.

    Friend – « Key’ ! Sérieux tu sors avec Sakae ? Sans dec’ ? »
    Me – « Ouais… C’est sympa. »
    Friend – « Sympa ? Tu te fou de moi ? C’est énorme ! Sakae ! Cette fille est tout simplement … Voilà quoi ! »
    Erin – « Mouais, c’est qu’une fille superficielle. »
    Friend – « Come on Erin ! Tu peux pas ne pas dire qu’elle est franchement canon ? »
    Erin – « Heu… Non ! Tu vois c’est pas tellement mon genre, en général je les préfère grand et avec moins de poitrine.»

    Cette discussion partie ensuite dans un fou rire. Erin était devenu un membre à part entière de ce qu’on appelait au lycée « ma bande ». Elle y était la seule fille en dehors des allez-venues des différentes petites amies des garçons de la bande mais elle ne s’en plaignait pas trop. Non en fait elle aimait ce statut privilégié.

    Sakae et moi cela ne dura que trois mois, jusqu’à la remise des diplômes. La jeune fille était prise dans l’université du coin mais je n’avais pas envie de m’engager dans une quelconque relation sérieuse, ce que je cherchais c’était m’amuser point.


    La deuxième année de lycée fut un peu différente. Entre Erin et moi les choses changeaient un peu, plus rapidement de son côté que du mien pour dire vrai. Je compris que ces sentiments à mon égard évoluaient bien avant de me rendre compte que je pouvais les partager.

    Me – « Hey ! Soshi, des filles de la 3B m’ont parlé d’un gokon ? Ça te tente ? »
    Soshi – « Of course mec ! Les filles de la 3B sont canon en plus ! J’ai hâte d’y être ! Erin vient ? »
    Me – « Les gokon c’est pas son truc, je la vois mal y aller. »
    Soshi – « Peut-être mais si tu y vas, je parie qu’elle voudra venir ! »
    Me – « Quel rapport ? »
    Soshi – « Come on Key’ ! T’as beau avoir un QI super élevé t’es même pas capable de voir qu’elle craque complètement sur toi ! »
    Me – « Hein ? N’importe quoi Soshi ! »

    J’avais du mal à croire les paroles de Soshi, Erin n’était à l’époque pour moi qu’une amie et rien de plus. Je n’avais d’ailleurs jamais essayé de l’imaginer autrement que comme telle. Et je comptais bien montrer à Soshi que ce n’était que son imagination débordante.

    Me – « Erin ! On va à un gokon avec les potes ce soir. Tu veux venir ? Je demande par politesse, te sens pas obl… »
    Erin – « Je viens ! »
    Me – « Ah heu… Ok cool ! … Tu vas peut-être enfin te trouver un mec ! »
    Erin – « Hé ! C’est quoi ce « enfin » ? Et puis si les mecs sont tous de votre niveau ça risque pas… M’enfin, l’espoir fait vivre hein ? »
    Me – « Parfaitement ! Espère trouver quelqu’un te supportant. »

    Finalement, ça avait fini comme à l’accoutumé. Elle me frappa le bras puis on partie dans un fou rire… Soshi devait se tromper, il n’y avait aucune chance qu’Erin craque pour moi. Mais devais-je en être content ?


    Ce soir là je ne pus m’empêcher de garder un œil sur Erin, pour être honnête je ne l’ai pas quitté des yeux. C’était amusant de voir à quel point elle pouvait se démarquer des autres. Elle n’était ni super maquillée, ni super bien coiffée, elle avait son habituelle coiffure garçonne… Elle était elle. Les autres filles avaient beau essayé de se rapprocher de moi, ce soir là je n’étais vraiment pas d’humeur à flirter… Pour une raison que je ne connaissais pas d’ailleurs. Tout ça c’était la faute à Soshi et ses idées saugrenues…

    A la fin de la soirée, nous nous séparâmes par groupes de deux, un garçon une fille. Je me retrouvai avec Erin.

    Me – « Alors, aucun n’était assez bien pour toi ? »
    Erin – « Puah ! Ca me déchire de dire ça mais ce sont tous des crétins, pire que vous ! T’as pas vu quand l’autre il a essayé de faire sortir son soda par le nez ? (Je fis non de la tête) Mon dieu, un crétin ! Et toi ? Aucune de ses filles écervelées n’était à ton goût ? »
    Me – « Hum, non. J’avais autre chose en tête… (Devant son air interrogateur, je continu). C’est Soshi, il m’a raconté des conneries t’à l’heure et ça m’a perturbé toute la soirée. A tous les coups c’était pour pas que je lui fasse de la concurrence ! »
    Erin – « Il t’a raconté quoi ? »

    Arf…

    Me – « Oh… des trucs idiots, tu le connais… (Mais devant son regard insistant, je flanchai) Bon okay, il m’a dit un truc comme quoi tu craquerais pour moi… Tu vois c’est complètement impossible. C’est qu’un crétin. »

    Je souris, secouant la tête, montrant que je ne croyais pas le moindre mot de ce qu’avait pu dire Soshi bien que cela m’avait complètement obnubilé pendant toute la soirée. J’étais certain que nous allions en rire et nous moquer des idées bizarres que pouvait avoir notre ami commun. Mais le visage de la jeune femme ne me rendit pas mon sourire. Elle me regarda intensément avant enfin de laisser un sourire triste apparaitre.

    Erin – « Impossible hein ? »

    Je fronçai les sourcils, je ne m’attendais pas à cette réaction. Que voulait-elle dire ? Ou voulait-elle en venir ? Ça ne l’était pas ?

    Me – « Ben… Heu… Bah on est amis… Alors… »
    Erin – « Et si c’était vrai ? Si ce qu’il t’avait raconté était la vérité ? »

    Je la regardai sans bouger, sans comprendre. Ou plutôt je ne voulais pas comprendre… Ma tête était vide. C’était un comble pour quelqu’un qui d’habitude penser à cent à l’heure.

    Me – « C’est le cas ? »

    C’était si étrange d’imaginer qu’Erin, que je considérais comme ma meilleure amie puisse… Je n’arrivais même pas à le formuler. Mais elle hocha la tête. Elle l’hocha de haut en bas. Elle hocha la tête pour me dire que oui, oui c’était le cas, oui tous ce que m’avait raconté Soshi étaient vrai… Oui.

    Je ne savais quoi dire. Je savais quoi dire quand une fille me demandait de sortir avec elle et que je ne voulais pas. Je savais quoi dire à une fille avec qui je voulais sortir, je savais comment le lui demander et comment la faire craquer comme je savais comment les rembarrer en douceur, faignant le garçon qui n’est pas prêt à se lancer dans une nouvelle relation. Je savais quoi dire. Alors pourquoi là aucun mot ne venait ? Parce qu’Erin n’était pas n’importe quelle autre fille. C’était Erin. Et ça voulait dire quelque chose pour moi.

    Après un moment de silence, ce fut elle qui prit la parole. J’aurais voulu trouver quelque chose à dire mais rien n’était venu…

    Erin – « Laisse tomber Key’, oubli… »

    Elle continua toute seule son chemin, me laissant planter sur place. Je mis un moment à réagir, mais quand je m’aperçu qu’elle était partie, je couru après elle, l’attrapant par le bras.

    Me – « Erin, attend ! »

    Sauf que je ne savais toujours pas quoi lui dire. J’étais censé faire quoi ? Je n’en avais pas la moindre idée. Pour la première fois dans ma vie j’étais dans le noir. Je ne savais pas dans quelle direction aller… Quand elle se rendit compte que je ne comptais rien ajouter, elle me sourit tristement.

    Erin – « C’est pas grave Keisuke. »

    Puis elle dégagea son bras et pris le chemin de chez elle, elle disparu de mon champ de vision en silence. Je la regardai s’éloigner sans rien faire. Je me maudissais intérieurement pour ça mais je ne trouvais pas de réponse à lui donner. Je fis donc de même et regagnai mon appartement. Je ne dormis pas de la nuit, repensant encore et encore à ce que je devais faire. Question qui resta pourtant sans réponse.

    Le lendemain au lycée, j’espérais naïvement que cette histoire serait oubliée, mais évidemment ce n’était pas le cas. Je n’avais pas oublié et Erin non plus. Elle m’évitait, détournant son regard quand le mien le croisait, à moins que ce soit moi qui le détournais ?

    Me – « Thank you Soshi ! Maintenant Erin ne m’adresse même plus la parole. »
    Soshi – « Quoi ? Qu’est ce que j’ai fait ? Je t’ai uniquement dit la vérité, ce que tout le monde avait remarqué sauf toi je te signale ! »

    Il avait raison, je le savais bien mais j’étais trop orgueilleux pour l’admettre. Cela continua pendant une semaine. Nous ne nous parlions pas, nous nous évitions… C’était de loin le pire de ce qui pouvait se passer et je ne l’avais même pas repoussée !

    Soshi – « Mais elle l’a pris comme tel ! Attend Mec, elle t’admet qu’elle craque pour toi et toi qu’est-ce que tu fais tu restes planter là sans rien dire ?! Ça semble plutôt clair, non ? »

    Mais au contraire… C’était tout sauf clair… Je ne voulais pas la repousser… Mais qu’est ce que je voulais au juste ?

    Me – « Il faut que je lui parle… »
    Soshi – « Ouep ! Et pas qu’un peu ! Faut que tu arranges les choses car c’est franchement chiant de vous voir tout les deux déprimer dans votre coin ! »

    Si on pouvait bien donner à Soshi une qualité c’était sa franchise… Il l’était même trop, franc. Mais bon il avait raison. Je déprimais depuis ce soir là. Je détestais ne pas avoir Erin à mes côtés. Je voulais qu’elle soit près de moi. J’avais besoin d’elle…

    Me – « On peut parler ? S’il te plait ? »
    Erin –« Okay… »

    Je l’amenai sur le toit de l’école. Endroits où j’étais sûr que nous serions en paix. Le toit était un endroit où il était normalement interdit d’aller mais dont nous avions volé les clefs dans le bureau des profs l’année dernière…

    Je pris une inspiration avant de me décider à prendre la parole, je devais peser mes mots pour ne pas la blesser, car elle m’était précieuse… Vraiment précieuse…

    Me – « Erin, écoute… Je ne sais pas ce que tu as cru que je voulais dire l’autre soir mais… Crois-moi, il n’y avait rien à comprendre. Je ne savais pas quoi dire car je ne m’y attendais vraiment pas. Je pensais… Qu’on était juste amis… »
    Erin « Keisuke, c’est bon c’est pas grave… »
    Me – « Laisse-moi finir ! Ce que je veux dire c’est que je pensais qu’on était juste ami, qu’il n’était pas possible qu’il en soit autrement et… Quand tu m’as dis que… »

    Ça recommençait… Je ne trouvais plus mes mots. Je pris une nouvelle inspiration. Je lui devais d’être clair.

    Me – « Ce que je veux dire c’est que… J’ai réfléchis et… Oh et puis tant pis ! »

    J’en avais assez de chercher mes mots, je m’approchais d’elle et l’attrapai d’une main par la taille, mettant mon autre main sur sa joue et je l’embrassais. Oui, j’avais réalisé qu’elle comptait vraiment pour moi. Elle était celle à qui je pouvais me confier, parler de tout, et elle ne me jugeait pas. Je ne voulais pas la perdre, j’avais besoin d’elle, tellement besoin d’elle.

    C’est ainsi que nous avons commencé à sortir ensemble. Ce ne fut pas une grande surprise pour le reste des gens que nous côtoyons. Apparemment, ce n’était qu’une question de temps avant que je me décide à enfin ouvrir les yeux. Soit ! Être avec Erin valait bien le coup que je supporte sans broncher les railleries de mes amis.

    Notre deuxième année de lycée continua et se termina tranquillement, Erin et moi toujours ensemble. Nous étions devenus assez rapidement LE couple du lycée. Ce qui était assez amusant.

    Puis la troisième année commença. La dernière du lycée, celle qui rimait avec examen d’entré à l’université. Bien sûr, je ne m’en faisais pas vraiment, pas du tout même. Mais Erin réagissait autrement. Elle voulait être prise dans une bonne fac et devait travailler pour. S’il y avait bien une chose qui l’exaspérait chez moi, c’était que j’étais constamment le premier aux examens blancs sans rien faire. Alors pour me faire pardonner, je lui avais proposé de l’aider à travailler ses examens. Pour cela elle venait chez moi tout les soirs après les cours et bien que plus d’une fois j’eus envie de faire autre chose que travailler, Erin était sérieuse et ne délogeait pas de ma table de salon et de ses bouquins, à mon grand désespoir.

    Mais, j’arrivais tout de même parfois à lui sortir la tête des bouquins, quand elle en avait marre d’ingurgiter des tonnes et des tonnes d’informations, nous discutions, de tout de rien, d’elle de moi…

    Erin – « Tu n’as jamais eut envie de savoir qui était tes parents biologiques ? »

    C’était un autre soir qu’elle passait chez moi, je ne sais pas comment cette histoire était venu sur le tapis, mais elle était belle et bien là… Moi, mes parents, mon abandon (qu’elle préférait appeler « adoption »).

    Me –« J’y ai déjà pensé… »
    Erin – « Et ? »
    Me –« Je n’ai pas été jusqu’au bout… Je sais pas… Je crois que j’ai peur de ce que je peux découvrir… J’ai cru tellement de choses quand j’étais gamin qui ce sont avérés fausses que… Je sais pas… J’ai comme le pressentiment que savoir qui sont mes parents ne serait pas forcement une bonne chose… »
    Erin – « Je pense que tu devrais… Je sais ce ne sont pas mes affaires mais… »

    Je secouais la tête négativement, puis l’attirant vers moi j’enfouillai ma tête dans son cou.

    Me –« N’est pas peur de me dire ce que tu penses, c’est important pour moi… »

    Par la suite, j’entrepris de faire des recherches sur mes parents biologiques. Mais autant dire que ce n’était pas une chose aisée… Il n’y avait pratiquement aucune donnée sur l’abandon d’un nourrisson le jour de ma « prétendu » naissance. Mais en cherchant partout autour de moi je finis par trouver petit à petit des donnés pouvant correspondre. Erin était constamment dernière moi dans mes recherches, à m’encourager pendant que je l’encourageais dans ses révisions.

    Malgré tout cela n’avançait que très très doucement. J’en étais fatigué. Mais je continuai et préserverai. Bizarrement, j’avais l’impression de faire ça plus pour Erin que pour moi. Voulais-je vraiment savoir qui étaient mes parents ? Et si je tombais sur quelque chose qui ne me plaisait pas ?

    Erin – « Au moins tu sauras. C’est mieux que de rester dans l’ignorance, non ? »

    Elle avait raison et je le savais. C’est ce qui me poussa à continuer. Je finis par avoir une piste. Je pensai avoir trouvé l’hôpital dans lequel j’aurai pu naître, et une infirmière avait bien voulu me passer la liste des naissances le jour de ma naissance et les jours précédant ma venue au monde. J’avais contacté les différentes familles, me faisant passé pour le personnel de l’hôpital qui après une mauvaise manœuvre informatique devait reprendre contact avec toutes les familles pour obtenir certaines informations. Je faisais ensuite celui qui s’intéresse au « bébé » et à ce qu’il est devenu…

    Puis il eut cette femme, Atsuko Suzuki. Une femme venue accouchée seule, aucune famille n’était venu la voir… Peut-être… Peut-être que c’était elle ma… ma mère. Je n’avais pas réussit à la joindre donc j’avais mis de côté son numéro de téléphone et avait continué d’appeler toutes les autres familles puis il ne me resta qu’elle. Elle avait changé de numéro entre temps, je décidai alors de me rendre à l’adresse qu’elle avait indiqué espérant qu’elle y réside encore ou que quelqu’un sache où j’aurai pu la trouver.

    Je m’y suis rendu sans Erin, préférant y aller seul. Là bas, à l’adresse où elle avait résidait à l’époque, je ne trouvai qu’une maison en ruine. J’interrogeais les voisins, ils me dirent tous de me rendre chez une vieille femme à l’entré du village qui connaissait bien Atsuko. Ce que je fis. Cette vieille femme m’appris qu’en effet, Atsuko avait eut un enfant et qu’elle l’avait abandonné. Elle m’apprit aussi qu’Atsuko était décédée plusieurs années auparavant d’une overdose. Cette femme était une droguée qui avait eut une aventure avec le mauvais homme. Mais ce n’était pas quelqu’un de foncièrement mauvais, juste une gamine qui ne savait pas ce qu’elle faisait. La vieille femme m’appris qu’Atsuko avait à peu près mon âge quand elle tomba enceinte. Le père, il disparu. Il ne donna plus signe de vie. Atsuko replongea dans la drogue malgré sa grossesse. Ce fut la vieille femme qui l’empêcha de continuer et qui réussit à la maintenir clean le temps de sa grossesse. Mais cette « gamine » était incapable de s’occuper d’un enfant et elle l’abandonna le jour de sa naissance devant une institution religieuse parce qu’elle savait que l’enfant serait vite trouvé là et qu’il aurait peut-être droit à une meilleure vie qu’elle. Plus la vieille femme me racontait la vie de cette Atsuko, plus ça me semblait évident. C’était ma mère. Cette Atsuko était cette qui m’avait donné la vie.

    La vieille femme me le confirma quand elle me donna le nom de l’institution religieuse devant laquelle Atsuko avait dit avoir laissé le bébé, c’était bien celle où j’avais grandi.

    Me –« Connaissez-vous le nom du père de l’enfant ? »

    La vieille femme eut un regard triste avant de hocher la tête positivement. Elle m’affirma qu’elle ne l’avait jamais aimé. Et que c’était certainement lui la cause de la mort d’Atsuko, indirectement mais de sa faute quand même… Il s’appelle…

    Old Lady – « Genjiro Kuro.»

    Je l’avais. J’avais le nom de mon père… Mais apparemment c’était un vrai connard… Avais-je vraiment envie d’en savoir plus ? Pas sûr.
    De retour en ville, je racontais tout à Erin. Elle aussi était assez perplexe sur l’idée de devoir faire plus de recherche ou pas sur mon père… Alors je décidai de mettre ça de côté, au moins jusqu’à la fin du lycée. C’est-à-dire qu’il nous restait quatre mois.

    Le « train-train » quotidien repris. C’est-à-dire Erin venant étudier chez moi et moi essayant tantôt de l’aider, tantôt de la distraire… Puis un soir où j’étais dans une période sérieuse, voulant l’aider à travailler correctement, me prenant peut-être trop au sérieux, elle me taquina…

    Erin – « C’est que tu en connais des choses Keisuke-sempaï. »

    Bizarrement cela raviva une douleur que je pensais avoir oublié, « Keisuke-sempaï », une seule personne ne m’avait jamais appelé ainsi et cette personne c’était…

    Erin – « Elle te manque n’est-ce pas ? »

    Je regardai Erin surpris. Elle avait compris ?

    Erin – « Hana… »

    J’hochai la tête. Oui elle me manquait, oui… J’avais un nœud dans mon ventre quand je pensais à elle, ma gorge se nouait également… Erin s’approcha de moi et me prit dans ses bras. S’excusant de la gaffe qu’elle avait faite. Elle savait très bien qui avait été Hana pour moi et elle l’acceptait. Je la serrais également dans mes bras, respirant son odeur qui avait pour faculté de me calmer.

    Le reste de l’année passa plutôt rapidement, j’avais pris la décision, avec le soutient de mes profs, de tenter Todaï, la plus grand université du Japon. Erin faisait de même mais avec beaucoup moins d’espoir. Nous profitions de tous les moments ensemble, conscient que nous pourrions être séparé l’année suivante.

    Puis les résultats arrivèrent, j’étais pris à Todaï dans le département que je voulais, Erin elle ne l’était pas. Elle était pris dans l’université de notre ville mais dans aucune où elle avait tenté à Tokyo, là où je me rendais.

    Puis, je ne sais pas pourquoi je choisis ce moment là, mais je décidai de faire quelque rechercher avec le nom Tomoki sur le net. J’eus très peu de réponse pour une personne assez âgée pour être mon père mais j’en eus quelques indices comme quoi Tokyo était la destination idéale. J’eus aussi des indices sur le milieu dans lequel il trainait. C’était tous sauf fréquentable, mais je n’avais pas peur de ça. Par contre si je venais à me mêler à ces milieux il y avait une chose que je devais faire à tout pris, car elle pourrait être un « point faible ». Cette chose, je décidai de le faire le jour de la remise des diplômes, le jour de mon départ en fait.

    Me –« Erin, il faut que je te parle. »

    J’amenai la jeune femme dans un endroit privé. Je savais ce que j’avais à faire et je le ferai. Je n’avais pas trop le choix, je ne pouvais pas avoir d’attache, je ne devais pas avoir d’attache.

    Me –« Ecoute, je pense qu’on devrait se séparer. Tu comprends moi à Tokyo, toi ici, ça serait pas facile, invivable même. C’est mieux ainsi, comme ça on pourra faire de nouvelle rencontre, de nouvelle expérience. Une relation longue distance ça ferait que nous empoisonner. Tu comprends ? »

    Mes mots étaient durs et choisit pour l’être. Je voulais qu’elle n’ait plus envie de me voir, quitte à ce qu’elle me déteste. Je parti sans attendre de réponse, juste en croisant son regard surpris et consterné une dernière fois. Dans un murmure qu’elle n’entendit pas je lui dis au-revoir et pris la direction de la gare la plus proche. Prochaine destination : TOKYO !


    Chapitre III Tokyo. Débauche & Tentation.

    Mon arrivé à Tokyo sonna le retour de ma solitude. Ce fut tout d’abord étrange de me retrouver dans ce calme qui m’avait quitté depuis ma relation avec Erin et même depuis mon entré au lycée. En partant j’avais coupé tous liens avec eux, Soshi et tous les autres. J’étais parti simplement.

    En ce qui concerne les recherches sur mon père, je tournai en rond. Rien de neuf, je ne trouvais rien. J’étais certain qu’il avait vécu à Tokyo mais c’était tout. Pas d’adresse, pas de numéro. Que devrais-je faire pour en savoir plus ? D’un côté je le redoutais.

    Mais en attendant de vraiment savoir quoi faire, j’allais à l’université. Todaï était plutôt pas mal comme établissement. Je m’y plaisais bien. Je fis quelques rencontres, bonne et mauvaise. Certaine me conduisirent dans des lieux pas très fréquentable mais pas pour autant détestable. Je goûtais librement aux joies que m’offrait la vie.

    Au début, Erin hantait encore mes pensés, j’avais beau avoir essayé de lui faire croire qu’en fait, elle ne m’importait pas, c’était faux. Et elle me manquait. Alors pour l’oublier, j’eus quelques petites-amies à la fac, parfois en même temps. C’était uniquement pour m’amuser, je ne recherchais en aucun cas une relation sérieuse, non, je les fuyais même. Dès qu’une fille semblait trop s’accrocher, je cassais. Luxure et plaisir, pas plus. Et ça marchai. Je ne pensais plus à Erin, ni à personne d’autre d’ailleurs, j’en fini même par oublier pourquoi j’étais venu à Tokyo. Trouver mon père ? A quoi bon, il m’avait abandonné, je n’avais pas besoin d’en savoir plus sur lui.

    Alcool, sexe, tabac et parfois même drogue. J’en ai consommé, j’en consomme toujours occasionnellement. J’ai vécu comme ça, entre mes pauvres jobs me permettant de me payer mon loyer, ma nourriture, et la fac. J’avais une bourse donc pas de frais de scolarité, encore heureux.

    Puis un jour, alors que j’entreprenais ma troisième année de fac, je repris mes recherches, quelqu’un devait bien savoir qui était ce Genjiro Kuro ? Non ? Et si j’allais tout simplement demander à la mairie ? C’est ce que fis.

    Je me fis passer pour un membre de la famille, un neveu éloigné voulant retrouver trace de son oncle dont il n’a pas eut de nouvelle depuis un moment, cherchant une adresse, un numéro quoi que ce soit pouvant aider. Malheureusement, il n’avait rien pour Genjiro Kuro, mais il avait quelque chose pour une femme divorcé de Genjiro Kuro : Ami Tomoki. Je réussis à obtenir son adresse et son numéro. Ma chance tournerait-elle ?

    Je téléphonai donc chez cette femme pour fixer un rendez-vous. Je me fis une nouvelle fois passer pour ce que je n’étais pas pour être sûr qu’elle accepte de me voir.

    Une fois là bas, quand elle apprit qui j’étais, où qui je pensais être plutôt, elle ne sembla pas très surprise. Son ex-mari semblait être du genre à avoir des enfants aux quatre coins de la planète, peut-être que bientôt je me découvrirai des frères et sœurs ? Ai-je pensé trop vite ? Cette femme m'appris avoir eut un fils avec cet homme, mon père, Genjiro Kuro.

    Me – « Cela veut dire que… »
    Her – « Vous avez un frère. »

    J’en restais bouche bée. Il y a peu de temps j’étais un orphelin qui ignorait tout de ces parents et voilà que maintenant j’étais le fils d’une droguée et d’un fantôme et qu’en plus j’avais un frère. Cependant, elle m'apprit qu'elle ne savait pas où il pourrait se trouver actuellement. Il... Son mari avait vendu son fils avant sa naissance à des Yakuza. Elle ne m'expliqua pas pourquoi elle avait obéit, mais c'est ce qu'elle fit. Je ne la jugeai pas, je vis dans son regard qu'elle n'en était pas vraiment fière. Elle ne put me donner que le prénom de son fils : Anzai.

    Après cette rencontre, j'entrepris d'en apprendre plus sur cet Anzai... Mon frère... Mais dans quoi avait-il pu être embarqué s'il avait été « acheté » par des Yakuza ? Je ne préférai pas l'imaginer... Quel genre de père pouvait faire ça à son enfant ?

    Je commençais mes recherches sur « Anzai Kuro », mais je ne trouvai rien qui puisse correspondre. Ce mec ne semblait même pas exister... C'est alors que j'eus l'idée de rechercher « Anzai Tomoki », qui sait peut-être ne portait pas lui aussi le nom de son père ? Et bingo ! J'avais piraté plusieurs réseaux sur le net et je tombai sur un document venant du Shin'Ya précisant qu'il avait embauché un Anzai Tomoki il y a deux ans. Et bien, il ne me restait plus qu'à aller voir ça et vérifier que cet Anzai était bien celui que je cherchais.

    Je pris donc une décision pour en apprendre plus sur mon supposé frère. Ce soir là, je suis allé au Shin'Ya avec la ferme intention de trouver un nouveau boulot. Certes, il aurait certainement été bien de réfléchir avant de prendre cette décision, mais comme je vous l'ai déjà dit, je réfléchis très vite et la décision était prise. Je demandai donc à voir le patron de cet host club et lui déclarai :

    Me – « Bonjour. Je désirerai devenir Host. »






Ses relations

Girlz ♥
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Boyz ♣

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MessageSujet: Re: Yuxia ♣ my characters   Jeu 7 Oct - 20:39

Suite Kazama Keisuke | Kalyan

Les petits plus ♥
Psychologie ;

    Ma psychologie ? Vous avez du temps devant vous ? Non ? Bon je vais faire simple alors.

    On m’a toujours dit, dans mon enfance comme maintenant, quand il m’arrive de me perdre dans mes pensées, cette phrase : «tu réfléchis trop ! ». Me caractérise t-elle vraiment ? Je pense que oui. J’aime penser au-delà des apparences, du visible, de la logique. J’aime étendre ma pensée jusque là où vous n’auriez jamais été. Pourquoi ? C’est naturel. Ce que j’aime surtout c’est faire prendre conscience aux gens des illusions qui nous entourent, bien que la plupart du temps on me prenne plus pour un fou que pour quelqu’un de sensé, mais pourtant jamais on est venu le dire que j’avais tord. Juste que cela ne servait à rien de penser à tout ça. Mon cerveau aime penser à des choses compliqué, je n’y peux rien, si ?

    Le fait d’avoir un QI de plus de 180 a toujours fait de moi un enfant à part. Je pense que cela peut se voir aujourd’hui si on y fait attention. Je ne considère pas avoir eut une véritable enfance, je n’en veux à personne sinon à moi-même, à mon idéalisme et ma naïveté infantile. C’est ce qui fait qu’aujourd’hui j’aime m’amuser comme un gamin d’une dizaine d’année. Je mélange à la fois maturité et gaminerie. Beaucoup de ceux qui me connaissent vraiment voix en moi deux personnalités. Je ne serais pas aussi catégorique, deux ne me semble pas assez. En réalité, si on voix les choses comme eux les voix, je dirais plutôt qu’à chaque nouvelle personne je me « crée » en quelque sorte une nouvelle personnalité, pour répondre plus facilement aux attentes de cette personne. Certes je le fais dans mon métier, mais aussi dans la vie de tout les jours en fonction des personnes rencontrés. Alors à vous de choisir, soit j’ai un côté d’adaptation surdéveloppé qui me permet de m’adapter à tout type de comportement, soit j’ai une personnalité multiple. Je vous préviens quand même de suite que les médecins ont penché vers la première hypothèse lors de l’examen de mon quotient intellectuel.

    En dehors de ça je ne suis ni généreux, ni compatissant, ni amicale. Non, je suis plutôt froid, distant et égoïste. Je vis seul, je suis seul, personne ne compte pour moi. Je me fais toujours passer en premier et n’hésite pas à user de manipulation pour atteindre mes objectifs. Je n’ai peur de rien et suis persuader que mon intelligence me sortira toujours d’affaire face aux cerveaux primitifs de la plupart des personnes présentes sur Terre. Je n’ai jamais trouvé d’adversaire à ma taille, je n’ai jamais eut de rivaux à ce niveau.

    Je suis également conscient de mes capacités. Je sais parfaitement que si je suis le meilleur en calcul mental il n’en sera pas de même en côte de popularité. Soyons honnête, les gens aiment les personnes idiotes, et encore plus si elles sont plus idiotes qu’elle. Les personnes trop intelligentes font peur et si en plus de l’intelligence, elles ont la beauté, alors laissez tombé, on en vient à les détester sans raison. C’est une des raisons qui fait que je ne dis pratiquement jamais que je fais partie des génies du pays. Je ne le dis pas mais ne le nie pas non plus. Une de mes qualités serait mon honnêteté ? Je dirais que tout dépend ce qu’il y a à la clef. Je serais très honnête avec mes véritables amis mais comme il se compte sur les doigts de la main, je serais plutôt une personne hypocrite ? Je vous répondrez bien que c’est mon métier qui le veut.

    La personne qui fut le plus proche de moi pendant mes années de lycée vous direz surement que je suis un enfant, un enfant qui à perdu sa lumière et qui ne fait plus confiance à personne. A vous de voir si vous voulez croire à cette version. Personnellement, elle me laisser perplexe. Mais cette personne fut la seule à me cerner complètement pendant ses 3 années de ma vie.



[maintenant FA dit plus quand le message est trop long, il le rogne sans prévenir è.é]
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MessageSujet: Re: Yuxia ♣ my characters   Jeu 7 Oct - 20:52

Nam Young Rim

from soulmate




Informations


featuring : Yoshitaka Yuriko

Âge : 20 ans ;
Origines : Coréenne & Japonaise ;
Famille : fille unique ;
Occupation : Stagiaire dans une agence de pub ;
Situation amoureuse : En couple ;
Particularité : fille de riche ;
Rêve : se trouver un but dans la vie ;
Quelques traits de caractères : Enjouée ○ Maladroite ○ Obstinée ○ Capricieuse ○ Naturelle ○ Enigmatique ○ Attachante ○ Bavarde


Son histoire


« Fly me to the moon
Let me play among the stars »


Douce mélodie résonant dans la salle presque vide du bar situé juste en face de l’agence TBWA, cette chanson parle d’amour… Si pathétique. Alors pourquoi semble t-elle si agréable à mes oreilles ?

« Let me see what spring is like
On a-Jupiter and Mars »


Accoudée au bar, comme trop souvent depuis mon embauche dans l’agence de pub, je suis seule. Les autres stagiaires avec qui j’ai passé la soirée sont déjà partie. Et comme toujours, j’ai peine à rentrer chez moi. Retrouver mon grand et vaste appartement vide, aussi luxueux soit il, ne m’enchante guère. Alors je reprends un verre. Mon combientième depuis le début de cette soirée ? Pas le premier, sans aucun doute, mais qu’importe. Un de plus ou un de moins ne changera pas mon état, je suis déjà bien imprégnée.

Cette chanson me fait bizarrement repensée à qui j’étais enfant. Tellement naïve & pleine d’espoir à propos de l’amour… Je n’attendais qu’une chose, rencontrer le prince charmant, le vrai, le grand amour de ma vie et vivre heureuse. Mais bien entendu ça n’arriva pas, le prince charmant & le grand amour n’existe pas.

• • •

Mon enfance fut parfaite. Je ne suis vraiment pas à plaindre. Mes parents font partie de ceux qu’on nomme « Elite » de la société. Jamais ma famille n’a manqué d’argent. J’ai grandi dans le luxe, les paillettes et surtout dans le coton. Pour moi tout était facile, le monde semblait merveilleux, tout était rose… Je vivais dans un monde idyllique, une réalité altérée qu’avaient créée pour moi mes parents et mes nombreuses gouvernantes.

Tous les soirs j’avais le droit à la lecture d’un compte de fée, des histoires de princesses qui attendent dans leurs châteaux que leurs princes charmants viennent les chercher et où tout fini bien à la fin malgré la méchante sorcière. Et le pire était que j’y croyais vraiment, je croyais en cet homme parfait qui viendrait me chercher dans ma chambre rose & blanche pour m’amener dans son château où nous vivrons heureux et auront plein d’enfant. Et mes parents ne faisaient qu’encourager cela. Bien sûr, ils étaient contiens que la réalité serait différente, que ce ne serait surement pas un prince mais uniquement un riche héritier, qu’il ne viendrait pas me chercher mais que je rencontrerai lors d’un rendez-vous arrangé, mais pour le reste ils semblaient croire que cela se pourrait se passer telle quel, comme ça s’était passé pour eux…

Mon père était héritier d’une grande compagnie automobile en Corée du sud, ma mère héritier également d’une compagnie automobile mais japonaise. En tant que seule héritière de cette entreprise, son père ne pouvait accepter le fait que sa fille reprenne le flambeau alors il prit la décision de la marier à quelqu’un qui saurait le faire. Une alliance nippo-coréenne semblant de très bon augure pour les deux sociétés, on ne demanda pas vraiment l’avis de mes parents avant de décider qu’ils se marieraient… Mais comme dans un conte de fée ou un drama – au choix – ils tombèrent amoureux l’un de l’autre et sont tous deux ravies de s’être trouvé, de s’être marié et de m’avoir eut. Alors oui, ils m’encourageaient à avoir une vision merveilleuse de l’amour.

J’étais, à cette époque déjà, une petite fille très espiègle, j’aimais m’amuser à rendre folle mes nourrisses que je séduisais par la suite avec mes grands sourires, ma constante bonne humeur et mon caractère joyeux. J’aimais également quand elle me coiffait et m’habillait comme une petite poupée anglaise.

Une poupée, c’était ce que j’étais. Toujours bien coiffée, toujours de beau habit impeccablement repassée, tout un accessoire pour agrémenter ma tenue. J’ai fait beaucoup de jalouse lors de mon entrée au primaire. Mais mon caractère a vite fait qu’au lieu de me détester, elles m’ont adulée. J’ai toujours fait partie des filles populaires.

Cela s’est nettement amplifié avec mon entrée au collège. On se sent tout de suite plus grande quand on revêt l’uniforme de collégienne. Plus grande, plus rebelle. Pas LA grande rebelle qui veut changer le monde, abolir la faim dans la monde et les injustices, non je n’ais pas cette noblesse, juste la petite rebelle de lolita qui raccourcie sa jupe d’uniforme pour qu’elle lui arrive nettement au dessus du genou et qui se maquille contrairement aux interdictions du règlement, entrainant les autres filles de sa classe à faire de même. Oui, j’étais une lolita, une poupée Barbie, la jolie fille qu’on peut juger superficielle si on ne la connait pas, celle qui reste des heures à parler maquillage avec ses amies sans jamais penser à autre chose. Sauf que ce n’était pas exactement le cas.

J’étais aussi bien populaire du côté des filles que des garçons. Certes, j’avais eut pas mal de proposition pour sortir avec tel et tel garçon mais j’avais toujours refusé, attendant impassiblement que mon prince tant attendu se montre, à la place de ça, j’étais amie avec ses garçons. Je m’entendais aussi bien avec les filles que les garçons.

Le lycée, le collègue, il n’eut pas de grande différence pour moi. Je n’étais pas une élève brillante, tous juste moyenne. Je ne fournissais pas le moindre effort, je n’en voyais pas l’utilité. Pourquoi devrais-je aller à l’université alors mon prince tant attendu viendrait me chercher et m’emmener loin ? Non, je n’avais aucune ambition d’avenir si ce n’est de trouver l’amour.

En dehors de mes activités scolaires, je sortais beaucoup. Mes parents n’y faisaient pas trop attention, ils ne me pensaient pas capable de leur mentir, si je disais aller à une « pyjama-party » chez une amie, ils ne me pensaient pas aller en réalité dans une boite de nuit cotée de Séoul avec de faux papier, buvant de l’alcool et dansant toute la nuit. Ce qui était pourtant la réalité. Je pris très vite goût à ses soirées entre amis. On sortait, on s’amusait, on buvait, on n’avait aucune limite. D’ailleurs à quoi servent les limites si ce n’est à être dépassé ?


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« In other words, hold my hand
In other words, baby, kiss me »


Les notes s’enchainent avec une douceur parfaite. Est-ce l’alcool ou la nostalgie de cette vieille chanson qui me fait revenir tous ses souvenirs ?


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Des soirées bien arrosées, j’en ai vécu bien avant d’avoir l’âge légal de boire de l’alcool. Je n’avais que seize ans mais rien ne m’empêchait d’aller me déhancher sur les pistes de danses. Mais un soir fut différent des autres, et malgré les verres que j’avais bu, j’en garde un souvenir très clair.

J’étais avec des amies, on s’était prévu une soirée entre filles en boite. Danser, s’amuser et boire ! On avait l’habitude se faire draguer, les gros lourds dans ce genre d’endroit, ça ne manquait pas, on avait donc une technique pour les rembarrer. C’était d’ailleurs cette technique que je m’apprêtais à employer quand ce soir là j’entendis près de mon oreille, très près de mon oreille, trop près à mon goût, un de ses banals : « je peux t’offrir un verre ? ».

C’est avec un soupir intérieur que je m’étais retourné vers le garçon en question. En général, ceux qui venaient m’aborder de cette manière étaient banals, très banals, et donc très loin de l’image de mon prince que j’attendais. Mais l’homme sur lequel je venais de me retourner était très loin de correspondre à la définition du mot « banal », il était tout sauf ça. Mon cœur bat encore quand je repense à ce moment, mes amies s’étaient amusées à appeler ça un « coup de foudre ». Je n’avais à ce moment là réussis à ne prononcer aucun mot, un seul hochement de tête avait accepté son verre. Nous n’avions pas beaucoup échangé de mots ce soir là, après avoir bu une gorgé du verre qu’il venait de m’offrir, il m’entraina sur la piste de danse où nous restions jusqu’à la fin de la soirée, dansant jusqu’à l’épuisement. Sans en apprendre plus l’un sur l’autre, nous nous étions ensuite séparés.

Ce fut le matin qui suivit que je me rendis compte combien cette rencontre m’avait marquée. J’étais sur un petit nuage et je n’avais qu’une envie le revoir. C’est avec ma meilleure amie que j’établie alors un plan pour le re-rencontrer. Je ne savais rien du tout sur lui, même pas son nom, tout ce que je pouvais espérer c’est qu’il soit de nouveau dans cette boite de nuit… Le jour même je partie en quête de nouvelles tenues, j’allais chez mon coiffeur préféré pour qu’il me prépare et chez maquilleuse favorite pour qu’elle fasse de moi la plus belle. Et le soir même j’étais parée. Jamais on aura pu deviner mon véritable âge, je ne ressemblais plus à une gamine mais vraisemblablement à une femme, si bien qu’on ne me demanda même pas ma carte d’identité à l’entré. Cette fois si, j’étais venue avec mes amies de la veille mais aussi quelques amis masculins sur qui je voulais voir la réaction du à ma nouvelle tenue et je fus plutôt satisfaite. Ce soir là je ne voulais pas avoir l’air de la lolita que j’étais quotidiennement, je voulais paraitre plus mature.

Je ne sais pas pourquoi j’étais aussi certaine de le revoir ce soir là. Cela m’avait semblé si évidement toute la journée que quand je ne l’aperçu pas dans salle bondée de monde, je ne compris pas. Ce sont les paroles d’une de mes amies qui me ramenèrent à la réalité.

« Tu es sûre qu’il doit venir ce soir ? »

La réponse était claire et nette et pourtant elle ne m’avait pas traversée l’esprit avant maintenant. Non, je n’en avais pas la moindre idée. Je crois que je n’ai jamais été aussi déçu que ce jour là, je ne mettais jamais senti aussi idiote.

Il ne me restait plus qu’à me noyer dans un verre. Je m’assis seule au bar pendant que le reste de mes amis s’amusaient et dansaient. Je n’en avais pas envie. Je m’étais fait une telle montagne de cette soirée que je n’avais plus l’envie de rien faire. Je commandai un verre, une vodka. Le barman me regarda un peu surprit. Quoi ? Il n’avait jamais vu une femme boire ? Ce n’est pas parce qu’on ressemble à une poupée en porcelaine et qu’on ne mesure même pas un mètre soixante qu’on n’est pas capable de tenir l’alcool et n’avoir que seize ans n’y changeait rien, mais ça – dieu merci – il ne le savait pas. Je bus mon verre d’un trait, grimaçant lorsque le liquide me brula la gorge. J’allais me commander un deuxième verre lorsqu’une voix masculine m’invita à danser. Je ne pris pas la peine de me retourner et je balançai d’un ton froid.

« Non merci, je suis pas d’humeur. »

Mais au lieu de laisser tomber, l’homme s’assit à côté de moi, je l’entendis me dire que « ça tombait bien, il ne l’était pas non plus »… Donc il avait décidé de me coller ? Je pris enfin la peine de lever la tête pour lui dire qu’il pouvait dégager. Mais je tombai nez-à-nez avec le garçon de hier soir. J’en restai bouche bé. Lui me souris.

La soirée continua sur une note différente. Cette fois ci, nous discutions, Il était de ses personnes enthousiastes qui parlent avec tant d’ardeur de leur passion. J’étais d’une nature très bavarde mais avec lui je préférais me taire et l’écouter parler pendant des heures… La soirée se finit dans un de ces bars qui ne ferment qu’au petit matin, on ne se connaissait pas et pourtant c’était si facile de discuter l’un avec l’autre… Mais il y avait quand même un petit bémol, je ne pouvais lui dire mon âge et je lui mentis. Je lui dis avoir 18 ans et être en première année à l’université. Quand j’y repense maintenant, notre relation avait commencé sur un mensonge, mon mensonge…

Avant de nous quitter nous échangèrent nos noms & numéros de téléphone, je ne pouvais le laisser partir sans encore une fois. Son nom, je ne pourrai jamais vraiment l’oublier, ce garçon était mon premier amour, son nom fut synonyme de joie, d’amour, de passion… Kwon Joo Wan. Aujourd’hui, s’il m’arrive de l’entendre, ce ne sont plus de tels sentiments que je ressens, mais au fond, il reste quelque chose y ressemblant.

Très vite notre relation devient celle d’un couple, je passais énormément de temps chez lui, toujours dans son appartement. De toute notre histoire, jamais il n’a mis les pieds chez moi. Je vivais encore chez mes parents alors il m’était inconcevable de le leur présenter… Mais cela ne semblait pas le déranger, il n’avait pas l’air d’avoir spécialement envie de les rencontrer non plus.
Au cours de ces quelques mois avec Joo Wan je connus toutes mes premières fois. Premier baiser, première rendez-vous amoureux, première relation sexuelle… Premier chagrin d’amour.

Ce jour là je m’en souviens très clairement. C’était peu avant nos six mois, je me voyais déjà vivre ma vie avec lui, j’étais jeune, naïve et amoureuse… Lui avait d’autres envies. Ou plutôt il le voulait avec une autre personne. Ce jour là nous nous sommes retrouvés dans un café où nous allions assez régulièrement lors de nos sorties, je savais par cœur ce qu’il allait commander, il prenait toujours la même chose, j’aimais connaître tous les petits détails qui faisaient que je pensais le connaître parfaitement.

Il avait gêné, mais je n’y fis pas de suite attention. Mais peu après que nous nous soyons installés, je lui demandai ce qui n’allait pas. Il me jeta un regard triste qui me fit trembler… Je sentais que ça n’allait pas me plaire.

Et j’avais raison. Il m’apprit qu’il était tombé amoureux d’une autre femme, une qui lui correspondait mieux, plus âgé que moi (déjà qu’il ignorait mon véritable âge, je n’osais pas imaginer si ça avait été le cas…). Il s’excusa. Je ne sais pas pourquoi mais je lui demandai s’il avait déjà eut une relation avec cette femme. Il n’eut pas à répondre, le fait qu’il baisse les yeux me le confirma.

Je tremblais, de colère, de tristesse, de rage, de désespoir… Il ne pouvait m’abandonner, je ne voulais pas le laisser partir, il n’avait pas le droit de me laisser toute seule… Il était mon prince ! N’était-on pas censé vivre heureux ensemble pour le reste de nos vies ? N’était-ce pas ainsi que l’histoire était censé se dérouler ? Jamais dans mes contes de fées on ne parlait de cette autre femme qui avait volé l’amour du prince pour la princesse… Non, je refusais qu’il parte.

Alors qu’il quittait le café, j’attrapais son bras, le suppliant de ne pas me laisser. Il me lança une nouvelle fois son fichu regard désolé, s’excusant encore. Les larmes commencèrent à se déchainer sur mes joues, coulant de plus en plus, m’inondant le visage, les yeux, si bien que je ne vis que sa silhouette partir. Je criais pour lui demander de rester mais il ne se retourna même pas et je m’écroulais en pleur dans la salle devant les regards des autres clients. Je m’en fichais bien de ce qu’on pouvait penser de moi en ce moment même. Les serveuses finirent pas me demander si je voulais qu’on appelle quelqu’un, mais je fis non de la tête et me relevai péniblement, me retournant pour payer l’addition, chose que Joo Wan avait déjà fait et allez savoir pourquoi ça ne fit qu’empirer ma peine. Je pris mon sac et couru en dehors de ce café. Jamais je n’y remis les pieds.

Je couru jusqu’à en perdre haleine, je ne savais pas où j’allais, je m’en fichais, je courais. Je finis par me retrouver chez Jung Ahn, ma meilleure amie pour pleurer dans ses bras tous ce qui me restait de larme.

« Trouver quelqu’un qu’on aime et qui nous aime,
ces chances sont minuscules. »

C’est pourquoi depuis ce jour, j’ai cessé de croire en l’amour. Les contes de fées et tout le reste ? Fini pour moi.

• • •

« Fill my heart with song
Let me sing for ever more »


Ce souvenir est un des plus durs que j’ai… Et oui, je ne suis qu’une fille-à-papa qui n’a jamais rien connu de plus douloureux que de se faire larguer par son premier amour. Tous le monde n’a pas « la chance » d’avoir vécu de terrible événement et moi avec ma vie qui semble presque parfaite, pourquoi n’aurait pas le droit moi aussi d’être malheureuse ? Vous envie mon confort et mon argent ? Mon petit ami et mes parents aimant ? Vous vous dites que je ne suis qu’une gamine pourri gâté ? Peut-être. Mais la gamine pourri gâté elle vous envie, vous qui savez ce que vous voulez faire de votre vie, vous qui avez un but et vous qui aimez et êtes aimé…

Mais si vous croyez que je suis du genre dépressive… Vous faites erreur, c’est me remémorer tout ses souvenirs, c’est cette chanson, qui me rend comme ça. En réalité, je ne suis pas du genre à m’apitoyer sur mon sort. Après l’histoire avec Joo Wan, j’ai pris la décision de ne plus rien attendre de l’amour et même de ne plus y croire. Tomber amoureuse, plus jamais. Mais ça ne m’empêche pas de m’amuser, d’être joyeuse, d’être toujours de bonne humeur. Car oui, vous avez raison, je ne suis pas à plaindre. J’ai des parents qui m’aime, des amis, de l’argent et j’ai même réussit à enfin trouver un travail qui me plait. Que demander de plus ? Ah ! Mais si, j’ai même un petit ami.

• • •

Les jours qui suivirent ma rupture avec Joo Wan furent les plus durs, après je repris ma vie de lycéenne. Je retrouvais mes sorties entre amis, mes soirées en boite de nuit… Je pris même part à des rendez-vous à plusieurs. C’était amusant.

Puis un jour, mes pas me menèrent inconsciemment vers l’appartement de Joo Wan. C’est de l’autre côté de la rue que je les aperçus, lui et sa copine. Je fis de suite demi-tour, me maudissant d’avoir pris ce fichu chemin.

Le soir qui suivit j’ai bu plus que je ne l’avais jamais fait avant. Je n’ai pas trop de souvenir de la soirée, jusqu’à mon réveil dans le lit d’un inconnu et un atroce mal de tête. Je partis avant que l’homme se réveille sans même essayer de savoir qui c’était. Je préférais l’ignorer et l’oublier avec le reste de la soirée.

C’est peu de temps que je décidai qu’il fallait que je me trouve un but dans la vie, trouver l’amour n’en était pas un et j’avais abandonné cette idée, il me fallait autre chose, mais quoi ?

Si encore j’avais été une bonne élève, mais j’ai tout juste réussit à finir le lycée et ceci sans tenter aucune université… Les études, ce n’était pas pour moi, je le savais, il me fallait autre chose.

Pour l’instant je me contentais de m’amuser, de faire les boutiques, de sortir… Je voyais toujours mes amis du lycée, certains étaient à l’université, d’autres s’étaient trouvé un job. Et tous avait quitté le domicile familiale… Je voulais en faire de même mais autant dire qu’avec mes parents s’étaient une autre histoire.

Cela faisait déjà plusieurs semaines qu’ils me faisaient rencontrer des « maris potentiels », fils d’un collègue à mon père, fils d’amis de mes parents… J’avais pratiquement un nouveau rendez-vous tous les trois jours. Mais à chaque fois je tombais sur un des ces hommes présomptueux, imbu d’eux même, et prétentieux… C’était impossible pour moi d’envisager quoique ce soit avec de telles personnes, même pour le plaisir de mes parents.

Peu après mes dix-huit ans, je pris la décision de quitter le domicile familiale, souhaitant même me trouver un job pour le payer. Malheureusement mes parents ne sont pas tellement d’accord… J’arrive toutefois à les convaincre, la seule condition qu’ils me donnent c’est de les laisser payer le loyer et de continuer à avoir des rendez-vous avec des prétendants potentiels. Je parviens tout de même à obtenir le droit de prendre un job de serveuse à temps partiel.

Mais je n’imaginais pas que ça pouvait être aussi difficile de servir d’autres personnes… Il n’y avait pas d’autre expression que « catastrophe ambulante » pour me définir. Heureusement, mes collègues étaient plutôt sympa et m’aidaient du mieux qu’ils le pouvaient.

Dans les semaines qui suivirent, je rencontrai, lors d’un nouveau Blind Date, Kim Hyun Woo. Le fils d’une amie de ma mère. Il était différent de ceux que j’ai rencontrés avant, plutôt sympa et amusant. On prit la décision commune de se revoir pour un deuxième rendez-vous puis un troisième avant finalement décider de tenter de voir où pourra nous mener cette relation étant tout à fait conscient l’un comme l’autre que ça fera plaisir à nos parents respectifs.

Et notre relation dure même si en réalité on ne peut pas vraiment parler de relation « amoureuse ». On se voit assez souvent mais très rarement en privé, on est toujours entouré de nos familles ou d’inconnu lors de diner mondain et différent galas… Je ne pense pas le connaître vraiment… On ressemble d’avantage à un couple de « façade » qu’à un vrai couple. J’aime pourtant mieux le connaitre mais je ne sais pas comment m’y prendre pour changer notre relation actuelle.

Côté « professionnel », j’ai récemment quitté mon job de serveuse, désirant trouver un emploi qui me plaise vraiment. J’en ai un peu assez de ne faire que m’amuser sans savoir de quoi sera fait le lendemain, je veux un but dans ma vie ! Je ne veux plus tourner en rond.

C’est en me promenant que j’ai une révélation. Une publicité. Bizarrement je m’y reconnais plutôt bien dans cette publicité et instinctivement mes pas me mènent vers l’agence qui a crée cette pub. Une fois au pied du bâtiment, j’hésitais à entrer. Mais je n’avais rien à perdre et c’est d’un pas décidé que je déboulais dans le hall, jusqu’à heurté de plein fouet une personne.

Tout en m’excusant, je tentai alors de lui demander quelques informations sur l’agence. Et c’était peut-être mon jour de chance, il s’est avérait que la personne en question était un membre de l’équipe créative. On discute brièvement de ce qui m’a amené à venir ici, je le lui explique clairement, n’ayant aucun intérêt à raconter des mensonges. Finalement il me propose de tenter une candidature, me disant que je pourrai avoir toutes mes chances. C’est peut-être fou mais pourquoi pas.

La réponse à ma candidature ne se fait pas attendre et j’en suis la première surprise. En effet, l’agence de pub la plus importante de Corée m’a acceptée en tant que stagiaire. Bien sûr, je ne doute pas que ma rencontre avec cet homme dans le hall y soit pour quelque chose, mais ça n’enlève rien à ma joie.

Je ne peux cependant pas le dire à mes parents qui n’accepteraient pas, seul Jung Ahn est au courant. Ce n’est pas que je ne veux pas le dire à Hyun Woo mais mes parents sont toujours dans les parages lorsque je le vois, je n’ai pas eut encore eut l’occasion.

C’est lors de mon premier jour de travail que je croise par hasard Joo Wan. Cela faisait un peu plus de trois ans que je ne l’avais pas vu… Et qu’elle n’est pas ma surprise de le voir en compagnie d’un enfant… Et de cette femme, cette même femme que pour laquelle il m’avait quitté. Etrangement, cela fait toujours mal de le voir. Et sans même savoir si lui m’a vu ou pas, je continu mon chemin vers l’agence. Me refusant de penser à lui.

Malheureusement, ma journée est atroce. Ma maladresse ne me fait faire que des bêtises et je passe mon temps à me faire reprendre par mes supérieurs…

Le soir même, je suis invité à une soirée avec mes collègues pour fêter mon embauche, ils essayent de me rassurer et me disent que eux aussi ils avaient fait des bourdes à leur début. Je sympathise bien avec l’ensemble des autres stagiaires, surtout Nam Jin. Mais ma rencontre du matin avec Jun Woo et sa famille ajoutée à cette journée catastrophique me déprime et je noie tout ça dans l’alcool… Encore une fois.
Mais cette fois, je ne suis pas seule, Nam Jin m’accompagne. Je lui lance même un défit, celui qui boira le plus de verre possible. Et une chose en entrainant une autre, nous nous sommes retrouvés tout deux dans une chambre. Mes souvenirs de cette nuit sont assez flous mais je m’en rappelle assez pour être sûr de ce qu’on a fait… Et malheureusement, ce n’était pas une partie de carte.

Je n’en reviens pas de mettre ainsi laissée aller. Surtout avec un collègue avec qui je semblais pouvoir bien m’entendre… Je ne voulais qu’il y ait des tensions entre nous, c’est pourquoi je décide de mettre les choses au clair. Cette nuit était une erreur, je suis déjà engagée avec quelqu’un et jamais cela ne se reproduira. Je dois devenir forte.

Mais Nam Jin n’avait pas pris les choses de la même manière, il semblait vouloir plus qu’une relation d’une nuit. Chose que je ne pouvais lui donner. Je mis les choses au clair et finalement nous avons réussit à être amis.

• • •

« You are all I long for
All I worship and adore »


Je soupire… Cette chanson me rend vraiment trop mélancolique. Etait-ce elle qui passait lorsque quelques jours plus tôt j’ai raconté tout ce que je viens de vous dire à un homme qui n’est personne d’autre que mon patron ? Je me déteste parfois d’être aussi bavarde…

Et alors que je déballais tout, lui m’écoutait simplement sans dire un mot. Il a juste finit par mettre dans un taxi pour m’éviter de faire de nouvelles bêtises à cause de l’alcool… Et voilà que depuis, mon cœur s’accélère quand je le croise… Quel truc m’est encore tombé dessus ?

« In other words, please be true
In other words, I love you »
[/justify]




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MessageSujet: Re: Yuxia ♣ my characters   Jeu 7 Oct - 21:01

Kwon Iris

from soulmate




Informations


featuring : Yoshitaka Yuriko

Âge : 19 ans ;
Origines : Coréenne & Américaine ;
Famille : fille unique ;
Occupation : Chanteuse ;
Situation amoureuse : Célibataire ;
Particularité : Célèbre aux USA - viens en Corée pour y étendre sa notoriété ;
Rêve : elle vit déjà son rêve ;
Quelques traits de caractères : à venir


Son histoire « Mlle Kwon ? Mlle Kwon, nous allons atterrir. »

Je relève la tête de l’écran d’ordinateur que je fixe depuis bientôt quatre heures et retire un écouteur de mes oreilles. L’hôtesse de l’air me souris avant de me répéter que l’atterrissage est prévu dans les minutes qui suivent. La jeune femme est de taille moyenne et plutôt ronde, aux traits coréens très marqués, pas spécialement belle, mais pas laide pour autant, simplement mignonne. Voyant que je range mon PC et que je rattache ma ceinture, la jeune femme passe à mon voisin de devant, qui n’est autre que mon agent. Je regarde un peu autour de moi, il n’y a même pas une dizaine de personne présent dans la première classe de cet avion de ligne. L’homme devant moi se retourne pour se retrouver à ma hauteur.

« Tu as réussis à dormir ? »

Dormir, j’avais bien essayé pendant les dix premières heures du vol New York – Séoul, mais j’avais plus somnolé que réellement dormit, finissant par abandonner cette idée pour passer les quatre heures restantes à regarder des émissions musicales coréennes. Je fis un signe de tête négatif. C’était la première fois que je faisais un aussi long trajet en avion, d’ordinaire mes trajets duraient une heure voir deux maximum, c’était comme en voiture, sauf que c’était plus confortable et qu’on parcourait un nombre de kilomètre largement plus important… Mon agent soupira. Il n’avait pas prévu de me laisser me reposer en arrivant en Corée. Au contraire même, il commençait déjà à m’énoncer tout le programme de la journée, et autant dire qu’il était plutôt chargé.

Mais alors qu’il arrivait au programme de la soirée, l’hôtesse revient à la charge pour lui demander de s’assoir correctement et de s’attacher. Un peu bougon, il s’exécuta. Par mon hublot, j’observais ce qui devait être la Corée. J’étais d’origine coréenne par mon père et pourtant je n’y avais jamais mis les pieds. Je n’avais jamais quitté le continent américain il faut dire. Mon père avait rencontré ma mère alors qu’il venait d’emménager à New York et ce fut un coup de foudre. Il n’a plus jamais quitté cette ville depuis. Et moi j’ai grandi là bas, dans le quartier de Brooklyn. Ma famille n’était ni pauvre ni riche, juste dans la moyenne en fait. Je n’ai jamais eut vraiment à me plaindre de la situation financière de mes parents.

« Tu n’oublieras pas t’appeler ta mère en arrivant. »

Par-dessus le siège, mon agent continuait à me donner les dernières directives. Âgée de 19 ans, j’étais majeur dans le pays natal de mon père, mais au États-Unis, j’étais encore une enfant. Et c’était ainsi que ma mère me voyait encore et toujours. Cela avait empiré avec leur divorce. Elle avait eut peur que mon père retourne en Corée et que je souhaite le suivre. Sauf, que lui n’avait pas eut cette envie, au contraire, il s’était installé à Los Angeles et c’était remarié avec une femme de dix ans son aîné, prétendant l’aimer, et menait à présent une vie de jet-setter. Je lui rendais visite une fois par mois en fonction de mon emploi du temps.

Contrairement à ce que j’affirmais depuis quelques semaines, ma venue en Corée n’avait rien à voir avec l’envie de connaitre mes origines paternelles. Je savais ma grand-mère paternelle et une tante en vie, mais je n’avais pas prévu de leur rendre visite ni même de les informer de ma venue en Corée. Je ne les connaissais pas et mon père ayant coupé tout contact avec elles depuis sa venue à New York avant ma naissance, je n’étais pas sûre d’y être bien accueilli. Non, la raison de ma venue à Séoul, c’était lui…

Lui, c’est ce garçon qui était présent il y a quelques minutes sur mon écran d’ordinateur. Connu en Corée du sud comme membre d’un groupe de musique, je l’ai rencontré enfant, nous étions dans ma même école. Tout comme moi – mais cela vous devez le savoir si vous cherchez sa biographie sur internet – Sohn Jin Woo est né et à grandi à New York. Je me souviens encore de notre première rencontre et pourtant je ne devais pas avoir plus de six ans.

J’étais plutôt du genre timide et réservée à cette époque. Complexée par mes origines coréennes qui faisait de moi une métisse dans ma classe, je restais toujours seule et était même parfois victime de brimade. Je me taisais et ne disais rien à personne, trop honteuse de devoir avouer à mes parents – encore ensemble à cette époque – que leur fille était trop faible, trop peureuse pour pouvoir se défendre elle-même. Mais un jour, Jin Woo me défendit. Alors qu’une troupe de fillettes avait trouvé amusant de me jeter des verres de sodas à la figure, le garçon s’était interposé et leur avait fait peur. Il m’avait ensuite dit que je devais me défendre sinon jamais elles n’arrêteraient, puis il était parti. En quelques jours je découvris que le garçon avaient deux ans de plus que moi et je me mis à le suivre partout, restant tout de même toujours à une distance raisonnable, ne m’approchant pas à plus de cinq mètres de lui. Durant les premiers jours, je ne savais pas s’il l’avait remarqué ou pas, mais au bout d’une semaine, alors que je le suivais dans les couloirs de notre école, il s’arrêta brusquement et m’invita à le rejoindre. Et depuis ce jour, nous passions la plupart de notre temps ensemble.

C’est lui qui me donna la passion de la musique. Il me fit connaitre de nombreux groupes de musiques de tout genre, allant du vieux rock de Presley au r’n’b actuel, il m’apprit à apprécier tout les genres. C’est en accord avec cette passion naissante que je pris mes premiers cours de chant à 13 ans. Nous étions très amis et très proche, mais plus je grandissais plus je me doutais qu’en réalité mes sentiments pour lui dépassais bien l’amitié.

L’été peu avant mes dix-sept ans, notre relation évolua en une relation amoureuse. La transition s’était faite tellement vite que je n’avais pas compris réellement ce qui se passait, jusqu’au jour où il m’offrit un pendentif le jour de mon anniversaire, un pendentif en argent en forme d’Iris. Il savait que cette fleur était ma préférée.

Machinalement, mes doigts se portèrent à ce pendentif que je n’avais quitté depuis ce jour. Si ce jour là j’avais adoré ce cadeaux, depuis je le chérissais et le détestait en même temps. Oui, je le détestais car quelques mois après, Jin Woo était parti sans dire un mot. Du jour au lendemain il avait disparu. Au début, j’étais morte d’inquiétude jusqu’au jour où je me décidai à aller questionner sa mère. Elle me répondit simplement que le garçon avait pris la décision de partir en Corée du Sud pour tenter sa chance dans la musique estimant que le marché américain ne serait pas pour lui. Elle fut également surprise que je ne sois pas au courant… Pas tant que moi cependant. Les premières semaines, j’étais dans l’incompréhension, je pensais vraiment être assez proche de lui pour qu’il m’en parle non ? Puis un sentiment de haine naquit en moi.

Il avait quitté New York parce qu’il pensait que c’était impossible pour lui de réussir à percer dans la musique ici ? Et bien moi, Kwon Ha Neul y arriverais ! Je subis un relookage complet pour l’occasion, nouvelle coupe et surtout nouvelle couleur, abandonnant mon brun naturel pour un blond très clair, changeant complètement de style vestimentaire, passant de l’américain lambda à la métisse branchée. En quelques semaines Ha Neul devint Iris.

Iris était le pseudonyme que je me choisis pour ma carrière. Et je fus surprise de voir à quelle vitesse fulgurante elle avait décollée. Devenant l’une des chanteuses d’une très grande agence de talent américaine, le succès ne se fit pas attendre et quiconque dans la tranche 15-25 ans connait à coup sûre la chanteuse Kwon Iris en Amérique du nord.

« Mesdames, messieurs, nous espérons que vous avez fait bon voyage à bord de Korean Air et on espère vous revoir bientôt sur ses lignes. »

L’atterrissage s’était fait sans encombre, les applaudissements s’étaient fait entendre, et nous commencions à descendre de l’appareil. La Corée était pour moi un nouveau but. Un journaliste m’avait demandé quelques jours plutôt sur un plateau télé US pourquoi je voulais étendre ma carrière en Corée, je lui avais simplement répondu :

« J’ai des origines coréennes mais je n’ai jamais mis les pieds dans ce pays. Je veux changer ça et connaitre ce pays et m’y faire connaitre. »

Ce serait ma réponse officielle. La réponse officieuse ? Je voulais montrer à Jin Woo qui j’étais devenu et lui en mettre plein la vue. Il était parti sans même me dire un mot ? Je veux lui faire regretter de m’avoir abandonné en lui montrant celle que je suis à présent. Même si mon cœur bat à la chamade à l’idée de le revoir…




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